sophie audouin mamikonian vignetteBienvenue dans le monde délirant de Tara Duncan ! Ce site a été magiquement, virtuellement et pixelement créé pour toi. Visite toutes les rubriques pour tout savoir sur Tara et sur Sophie Audouin-Mamikonian !
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bon, c'est le dimanche 3 décembre que je suis au salon du livre Jeunesse de Montreuil sur le Stand XO Editions ! Toujours de 14H à 18H...Yeaaaah quand même ! lol ... Voir plusVoir moins

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J'espère que vous avez passé d'excellentes vacances les taraddicts ! Voici donc la suite des SORCIERES DE PARIS !

Chapitre 5 : L’Ange

MARINE

Si les meetic et autres sites existent et prospèrent, c’est pour une excellente raison, trouver un mec…pardon, un garçon bien, c’est super du…hrrmm… est particulièrement ardu.
Entre autres qualités, il faut qu’il soit intelligent, sympa, drôle, attentionné, amoureux, loyal…comment ça, ça n’existe pas ? Mais si, mais si ! Maman a rencontré un excellent spécimen, mon papa, qu’elle adore et admire absolument depuis trente cinq ans…donc, c’est possible.
Mais ce n’est pas si facile. Ne riez pas, même à vingt-six ans et en étant assez jolie, il faut ramer… je veux dire, faire des efforts, croyez-moi.
D’abord je fais un mètre cinquante quatre. Oui, je sais, comme Kylie, ou Lady Gaga. C’est petit, mais je suis extra grande dans ma tête.
Sauf que du coup, les gens pensent que j’ai à peine seize ans. C’est particulièrement crispant. La semaine dernière j’étais invitée à un mariage à Marrakech et l’hôtesse qui a enregistré mes bagages m’a donné des bonbons ! Quand je passe Paraphe, la porte automatique qui permet de ne pas passer les contrôles de police des frontières, à chaque fois les agents me refoulent en précisant que c’est réservé aux plus de dix-huit ans.
Maman dit que ce sera génial quand je serai vieille comme elle. D’accord, mais en attendant, c’est…gonflant.
Je fais de la boxe et aussi du krav magar, justement parce que je suis petite, je veux pouvoir me défendre.
Et sur mon statut FB, il y avait marqué « célibataire ».
Argh.
Quel horrible mot.
J’ai eu des petits copains, très sympas, mais pas encore le GCF ou Grand Coup de Foudre.
Quoi que, devant l’Ange qui venait d’entrer dans la salle de sport, je me disais que j’étais assez d’accord pour me faire foudroyer.
Qui était-ce ? Un super model ? C’était bizarre, parce que j’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. Et que j’avais une sorte de fourmillement frémissant dans les cheveux.

INTERCHAPITRE
SOPHIE
Non mais sérieusement ? Un fourmillement frémissant ? D’abord, ça ne veut rien dire et ensuite, maudit Merlin ! J’aurais du l’obliger à faire sonner une trompette. Ou une grosse caisse en cas d’alerte. Inaudible pour les humains mais que mes filles entendraient, parce que, bon sang de bon sang de bon soir, ça sert à quoi que je fasse protéger mes filles contre la magie si lorsqu’elles reçoivent un avertissement, elles l’ignorent ?
FIN RAGEUSE DE L’INTERCHAPITRE

MARINE
Ouais, bon ça va, c’était quand même la première fois que ça m’arrivait, depuis le petit sorcier en classe primaire et comme il m’avait tiré les cheveux, je n’étais même pas sûre…
Donc, je disais :

Je chassais l’impression de fourmillement frémissant ( !) pour détailler l’Ange Top Model.
Grand, à mon avis, au moins un mètre quatre vingt cinq. Blond, mais de ce blond mélangé de pleins de couleurs différentes, de l’ocre au doré et les yeux tout aussi dorés, assortis à sa peau bronzée.
Et beau. Une véritable injustice. Un nez droit, un front volontaire, une mâchoire carrée. Ce genre d’homme ne pouvait pas exister en vrai.
Dans un livre à l’eau de rose ou un roman érotique, je veux bien, mais dans la vie réelle ?
Il sourit et je faillis défaillir. Des fossettes ! Le fantasme vivant avait même des fossettes !
J’allais mourir. Et vu les petits bruits appréciateurs que produisait Juan à mes côtés, il allait mourir lui aussi.
Le fantasme vivant portait un tee shirt sans manche sur un petit short. Et de ce que je vis lorsqu’il me tourna le dos, c’était que lui aussi avait les fesses rondes et musclées.
J’arrêtais de respirer, (comme Juan et deux des garçons de la salle, les coquins) lorsqu’il retira son tee-shirt en étirant ses muscles, révélant des abdominaux de rêve.
Il devait sonner dans tous les aéroports avec ces pectoraux d’acier !
Arrête de baver, arrête de baver.
Me répéter ça en boucle me permit de refermer ma bouche qui était restée ouverte sous le choc.
Il enfila un maillot et commença doucement ses étirements. Le fait qu’il disparaisse derrière les machines me fit reprendre conscience du monde qui m’entourait, comme si j’avais été hypnotisée.
Juan était toujours à côté de moi, encore sous le choc.
Mais il y avait quelqu’un derrière moi.
Je déteste quand il y a quelqu’un derrière moi.
Je me retournais comme la foudre, sur mes gardes.
C’était Yann Danvick. Le propriétaire de la salle.
Brun, musclé, plutôt beau garçon de trente cinq ans, il commençait à perdre ses cheveux, ce qui le traumatisait.
Il se massait la tête deux cent fois par jour depuis que je lui avais dit que ça favorisait la pousse des cheveux. Comme ça avait l’air de marcher sur lui, il me faisait moitié prix sur tout.
Si j’avais pu lui vendre une potion garantie cent pour cent crinière de lion, je pense qu’il m’aurait légué tout ce qu’il avait.
Yann était un malin. Lorsque la salle de boxe pure et dure, héritée de son père, avait commencé à décliner, il en avait transformé une partie en salle de sport.
Ce qui était astucieux.
Les boxeurs pouvaient ainsi utiliser les machines qui permettent de torturer à peu près tous les muscles et ceux qui poussaient de la fonte pouvaient s’essayer à la boxe. Récemment, il l’avait aussi ouverte aux femmes. Tout le monde était content et Yann gagnait beaucoup d’argent.
Enfin, peut être pas encore assez pour devenir très riche, mais suffisamment pour avoir un bel appartement et deux voitures de sport avec lesquelles il frimait avec joie et constance.
Pour l’instant, j’étais une des rares filles à avoir profité de cette ouverture, probablement parce que cela sentait trop la sueur et la testostérone.
C’était justement la raison pour laquelle j’aimais cet endroit.
On y bossait dur et on ne faisait pas semblant. Yann gifla doucement mes abdos, me faisant reculer par reflexe.
- Petite (ah ah, il était tellement drôle…) tu ne devrais pas être en train de faire une série contre Juan, là ?
Ses yeux noirs étincelaient d’amusement. Il savait parfaitement pourquoi j’avais arrêté.
- Allez balance ! grognais-je, agacée.
- Balance quoi ? Tu veux des renseignements sur ce qui fait de moi un seigneur au lit ?
Son sourire s’était accentué. Il n’allait pas rendre les choses faciles.
Je soupirai.
Depuis que je m’étais inscrite, Yann me draguait gentiment.
Plutôt mourir que de m’ajouter au paquet de bombes atomiques qu’il trainait régulièrement derrière lui.
Il était un peu trop radioactif pour moi.
- Yann le jour où je rentrerai dans ton lit, il gèlera en enfer. Allez, c’est qui le beau gosse derrière moi ?
Yann ouvrit la bouche, j’étais suspendu à ses lèvres. Enfin, Juan et moi, étions suspendus à ses lèvres.
Et nous fumes donc très déçus par ce qui en sortit :
- Aucune idée, c’est la première fois que je le vois. Il a dû s’inscrire auprès de Mylène.
Aie, Mylene la Hyène. La fille qui s’occupait des inscriptions et était persuadée de deux choses 1) Qu’elle était une dure à cuire 2) Que je voulais lui voler Yann.
Du coup, elle passait son temps à me provoquer et je devais serrer les dents pour ne pas répondre.
Bon, en attendant, aucune chance que je lui extirpe la moindre info sur Mister Fantastic que je décidais de renommer MF.
Je me retournais, mais MF avait disparu. Et zut.
Je décidais de laisser tomber mon dernier round contre Juan. D’une part j’étais fatiguée et puis la belle énergie qui m’avait animée venait de retomber.
- J’abandonne, Juan. On s’en refait une autre demain ?
Juan sourit avec ravissement.
- Ma jolie, répondit-il, si ce beau mâle vient dans cette salle, crois-moi, je serai là à la première heure !
Je ramassais mon sac, souris à Yann et à Juan, qui s’éventait avec sa main, encore sous le choc et me dirigeais vers les douches.
- Marine ! cria Yann.
Je me retournais.
- Selon Dante, le neuvième cercle de l’enfer est gelé et recouvert par les eaux de la Cocyte !
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Chose promise, chose due. Voici la suite de la suite...amusez vous bien et super bonnes vacances à tout le monde !

Chapitre 4 : Mais je les ai prévenues !!!

SOPHIE

Je sais depuis longtemps que les sorcières existent. Lorsque j’ai décidé d’en parler sous forme fictionnelle, c’est essentiellement parce que je n’aime pas beaucoup que des gens avec des pouvoirs profitent de gens qui n’en ont pas.
Petit à petit, à force de parler des forces obscures, de les exposer dans la lumière, il va bien finir par se produire quelque chose.
Je n’avais bien évidemment pas pensé que le quelque chose en question, c’était qu’elles allaient s’en prendre à mes filles.
Je pensais avoir pris toutes les précautions. Même les plus extrêmes.
Car lorsqu’elles étaient bébés, je les ai emmenées chez les Mages.
Et ils les ont protégées.
Même si Merlin n’était pas très content.
- Tu sais à quel point j’ai horreur que tu écrives sur nous ? avait-il grogné lorsque j’étais entrée avec Diane dans les bras dans sa poussiéreuse librairie.
J’avais soupiré. Merlin fait partie des Mages Blancs. Ceux qui refusent d’exploiter les humains et sont en phase avec la bonté et la lumière.
- Bonjour à toi aussi, Merlin. Et il me semble que tu as jeté un sort sur mon livre, vu que personne ne veut le publier, avais-je rétorqué en le foudroyant du regard. Tu me dois donc un service.
C’était ça, le deal, avec la magie. Si vous faisiez quelque chose contre quelqu’un, il vous était redevable.
Enfin dans la mesure où vous saviez qu’il avait fait quelque chose contre vous. Les humains étant parfaitement inconscients de la magie, inutile de vous dire que les dettes étaient rarement collectées.
Mais moi, je savais. J’avais vu la lueur bleutée autour de mon manuscrit. De ses copies aussi. Et Merlin savait que je savais. Il avait secoué la tête, dépité.
Ce jour là, il ressemblait à Einstein. Ne me demandez pas pourquoi.
A chaque fois que je le voyais, il ressemblait à quelqu’un de différent. La dernière fois, c’était le jeune Nicolas Tesla. Et la fois d’avant, c’était Marylin. Je confirme. Il a des gouts bizarres.
- Je dois protéger les mages avait-il rétorqué en croisant les bras. Et les sorciers.
Il voulait jouer à ce jeu, très bien.
- Et moi, je dois protéger les humains. Nous sommes donc à égalité. Et….atchoum !
Tout autour de lui, les vieux livres qu’il vendait et dont certains valaient des fortunes, exhalaient des odeurs de poussière, de camphre et de lavande. C’était à la fois apaisant et irritant. A chaque fois, je devais me retenir d’éternuer. Enfin essayer du moins.
- Bon sang, Merlin, avait-je grogné, en reniflant d’une façon très inélégante pour ne pas exploser en une salve d’éternuements atomiques, tu as prévu de faire le ménage, un jour ?
Silencieux et mortel, un hibou aux serres un peu trop longues et pointues, était venu se percher sur une étagère, une souris morte dans les pattes.
- Archimère, beurk, avais-je fait en tournant la tête de Diane pour qu’elle ne puisse pas voir ce qui se passait entre le hibou et la souris, va prendre ton diner ailleurs !
Le hibou s’était contenté de me regarder.
Puis il avait arraché la tête de la souris.
D’accord. Autant pour la coopération Archimédienne. Pour une mystérieuse raison, le hibou ne m’aimait pas et je lui rendais la pareille.
C’est alors que Merlin avait pris la parole :
- Je suis ton servant. Comment puis-je honorer ma dette, gente dame s’était-il incliné, respectant l’antique coutume.
Considérant que nous étions au 21ème siècle, je lui avais répondu nettement plus simplement.
- Je veux que tu la protèges. Diane, ma fille. Elle et sa sœur à venir.
Merlin m’avait regardé, interloqué. Il avait fourragé dans sa tignasse grise, remonté son pantalon trop grand.
- Par mes ancêtres, mais comment sais-tu que tu vas avoir une autre fille ?
J’avais souri. Ca les rendait dingue, les Mages, de ne pas savoir comment je savais ce que je savais.
Parce que je n’étais pas une sorcière. Mais alors pas du tout. Mais j’avais les mêmes connaissances que les sorcières et je pouvais, à l’occasion, faire preuve de pouvoir.
Et personne sur cette Terre ne savait ni pourquoi ni comment.
Voyant que je n’avais pas l’intention de répondre, Merlin avait grommelé que j’étais la miette de pain dans le lit douillet de son existence et était allé chercher son matériel.
Diane n’avait pas trop aimé que le Mage lui enfonce des aiguilles dans le cuir chevelu. C’était aussi désagréable pour mon bébé que pour moi.
La magie est toujours douloureuse, mais il était impossible d’anesthésier, les produits modernes de la science contrariant la magie.
Pour la marquer, Merlin s’était servi d’une aiguille d’ivoire et de son encre spéciale, qui changeait de couleur selon ses désirs, tout en restant une.
Diane a beaucoup pleuré et moi aussi. Mais à la fin de la séance d’envoutement, elle était protégée par un tatouage parfaitement invisible, caché dans ses cheveux.
Avec cela, aucun sorcier, aucun Mage ne pourrait lui faire du mal. La magie glisserait sur elle comme de l’eau sur les plumes d’un canard. D’un très joli canard.
Le plus intéressant, c’était que ce genre de chose ne fonctionnait que sur les humains, pas sur les sorciers. Ils pouvaient invoquer des boucliers ou des protections, mais annuler totalement la magie, pour eux, c’était impossible.
Après tout, ils étaient des créatures magiques. Faire disparaître la magie les aurait fait disparaître eux aussi.
- Je lui tatoue aussi des runes de courage et de chance, avait grogné Merlin, tirant un bout de langue en s’appliquant, pendant que sa magie s’infusait dans l’encre puis sous la peau de la tête de mon enfant.
J’essuyais les larmes de ma fille et les miennes. Et remerciait Merlin avec un beau sourire, avant de sortir de sa librairie du quartier latin, soulagée.
Lorsque Marine est arrivée, deux ans plus tard, c’est sous la forme d’ Edison que Merlin lui a tatoué ses protections.
C’est comme une sorte de…vaccin. Je les vaccinais contre la magie.
Sauf qu’on a beau vouloir protéger ses enfants le plus et le mieux possible, c’est tout simplement impossible de le faire contre tout ce qui peut les menacer.
La Fatalité, c’est vraiment une sale garce.
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