Blog et news de Sophie Audouin

14 mars 2005

semaine

Après avoir passé un week end ex-té-nu-ant ? me goinfrer de trucs qui devraient être interdits pas la faculté de médecine, me voil? , l’oeil plus ou moins clair et l’estomac un peu fatigué, prête ? affronter la semaine et le…salon du livre !
Ahhh, les salons ! La bonne odeur des pieds et des dessous de bras pas frais, la douce chaleur des projecteurs qui dégouterait le plus “Sun addicted” des lézards, et pousserait un chameau ? émigrer sur la banquise, la douce senteur des stands “sandwich/saucisson/paté de pays” dès neuf heures du matin alors qu’on digère tout juste son croissant beurre, qui peut vraiment et franchement dire qu’il aime ça (en tant qu’exposant, hein, pas en tant que visiteur) ? moins d’être le candidat le plus sûr pour l’hopital psychiatrique le plus proche !
Ben d’une façon assez bizarre, moi j’adore (ceci expliquant sans doute cela). Je dois être totalement anormale, parce que la majorité des auteurs a horreur de faire des signatures (ils le disent pas, hein, les petits cachottiers, mais j’ai les oreilles qui trainent dans les trains/avions/cars qui nous ramènent et je les entends râler). Tandis que dès que mon éditeur m’annonce que j’ai un salon ou une signature, me voil? toute frétillante et ravie. Le moindre pauvre passant que ne fait que passer ne peut pas se faufiler devant le stand sans que je l’agresse avec un Tara. J’ai réussi ? convaincre des gens qui n’avaient jamais lu de fantasy qu’ils avaient raté l’expérience de leur vie. Je rage s’il me reste le moindre livre et j’épuise mes voisins. Je ne sais pas du tout ce qui motive cette espèce de manège hystérique, mais le fait est l? …je me transforme en une espèce de machine de guerre au service de Tara. Ah, j’arrête tout de suite les petits/petites/malins/malignes qui vont dire “ah, elle y va pour vendre du Tara”. Vu que je touche un euro par livre, et qu’en général le taxi pour m’amener me coute plus cher que tout ce que je peux vendre, ce n’est pas du tout rentable, donc ma motivation n’est définitivement pas l’argent mais plutôt…la conviction. J’ai envie de convaincre la France entière qu’il faut lire Tara.
Vu que je dois être ? environ 100 000 exemplaires, et qu’il y a soixante millions d’habitants, ben j’ai encore du boulot ! Salons me voici pour les cent prochaines années ! lol !

Maaaa vie