Blog et news de Sophie Audouin

25 juillet 2017

SORCIERES DE VILLE

Il y a de cela quelques temps, j’ai commencé à écrire un livre. Un peu sur ma vie, beaucoup sur une fiction, j’ai mélangé les deux. Bon, je pensais avoir été super originale, mais j’ai rapidement déchanté en découvrant que plein de gens l’ont fait avant moi…pfffff

Voici donc le début de “Sorcières de Ville”, mettant en scène ma fille, Marine et moi, face à des gens dangereux qui ne comprennent pas toujours le mode d’emploi de la magie et des potions.

Parce que c’est un peu comme une recette de cuisine. Sauf que dans un cas, on risque une indigestion, dans l’autre, on risque de détruire le monde…

Prologue :

 

SOPHIE :

 

Je m’appelle Sophie Audouin-Mamikonian. En général, je perds les gens à la moitié de mon nom. Pour leur permettre de se souvenir de moi, je leur donne un truc mnémotechnique :

– Mamikonian, vous savez ? Comme une mamie qui cogne ? Mamie cognant ?

Je suis née au pays basque. Pays de chaleur, de pluie, de taureaux, de chevaux et du foie gras.

Et lorsque je suis née, le médecin m’a arraché le visage.

Chapitre 1 : De génération en génération…

SOPHIE :

Ce n’était sans doute pas de sa faute, ce pauvre médecin anonyme et maintenant sans doute mort et enterré…bien profond j’espère.

Il a utilisé des forceps pour me sortir du ventre de ma mère, France Veber, fille du scénariste Pierre Gilles Veber, qui a vingt ans, venait de passer 36 heures à souffrir le martyr et n’avait plus la force de pousser.

Sauf que le stupi…hum, le médecin a tiré trop fort. Le forceps a ripé. Et m’a emporté la bouche et une partie du nez.

Mon entrée dans ce monde, fut donc sanglante et violente. Il fut très compliqué de me nourrir, car je ne pouvais prendre ni biberon ni tétine dans ma pauvre bouche martyrisée.

Cela m’a laissé des cicatrices.

Visibles et invisibles.

Ce qui est amusant, c’est que je les oublie tout le temps, celles qui sont visibles du moins. Quand j’étais petite et que les enfants se moquaient de moi, je mettais toujours quelques secondes à comprendre que c’était de moi qu’ils parlaient.

Les enfants sont cruels et sans pitié. Cela m’a donné un certain caractère et une solide armure. Rien ne me fait peur. Ni les blessures, ni la mort, ni l’amour.

Est ce cela ? Ce commencement violent qui m’a ouverte au monde d’une façon si intense ?

Je ne sais pas. Mais ce qui est sûr, c’est que je suis bizarre, parce que le commencement fut bizarre.

Je suis écrivain. Enfin pas que. Je suis d’abord Femme, d’un mari génial, Philippe et Maman, de deux filles géniales, Diane et Marine.

En fait, vous pensez être en train de lire ma biographie. Non, certainement pas. Je n’ai pas un grand intérêt et la vie d’un écrivain n’a rien de très passionnant.

Mais en réalité, ce que vous tenez entre vos mains est un témoignage.

Comment ma fille Marine et moi-même avons découvert la vérité.

Les vampires et les loups garous n’existent pas.

Les sorcières en revanche…

Maaaa vie
2 commentaires
  1. Coucou les Taraddicts !

    Waaaaaaaah ! Un nouvel article de Sophie sur le blog (non, je ne suis pas mauvaise langue. *sort*) ! Et en plus pour un nouveau livre (si j’ai bien compris !) !

    Le début semble déjanté, comme d’habitude ! J’ai hâte de découvrir la suite de ta “vie”, Sophie !
    (Je suis sûr que Michael Jackson a lui aussi perdu son nez dans des circonstances similaires ! )

    Bon, j’arrête et je vous dis à jeudi soir sur Fréquence Taraddicts à partir de 21h !

  2. 2eme commentaire!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Raaaaah, c’est tellement bien de voir Sophie recommencer à écrire (RIP pour le livre qu’on aura pas à la rentré).
    J’espère que vous passez tous de bonnes vacances!
    Au passage, j’en profite pour partager un post qui a agité tous les Taraddicts sur Fréquence Taraddicts: https://plus.google.com/u/0/+ElementixMusix/posts/b7q6KwAwC7J

    HACA, et à jeudi pour la webradio! 😉

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