Bonne et heureuse année 2010 !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 31 décembre 2009 @ 16:04

Que vous souhaiter ? Une merveilleuse, exhaltante, étonnante, tumultueuse, brillante, année 2010. Avec plein de défis, parce que sans défi on ne vit pas, avec plein d’aventures et de joie, de bonne santé bien sûr, parce qu’on n’a pas de Docteur House ici, ni de docteur Mamour ni de docteur Glamour (snif !).

Je vous souhaite plein d’amour, parce que ça fait probablement très nunuche, mais l’amour est une composante essentielle de l’être humain et que sans lui, nous sommes vides.

Je vous souhaite plein d’amitié, parce que les amis, c’est comme une seconde famille.

Je vous souhaite plein de joie et de rire, parce que rire permet de se sortir de beaucoup de choses et augmente l’espérance de vie (c’est pas moi qui le dis, c’est la science !).

Enfin, pour cette nouvelle année 2010 je vous souhaite plein de bonheur, tout simplement.

HACA, je vous aime.

post intermédiaire avant l’an 2010
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 29 décembre 2009 @ 16:17

Jeudi soir, avant d’aller réveillonner avec Philippe les filles et Rémy, qui nous rejoint à Tignes, je posterai pour un dernier post avant l’an 2010.

Là, je suis sous la couette…enfin les couvertures, parce que dehors, la neige tombe carrément à l’horizontale ! Il y a tellement de brouillard qu’on ne voit pas la spatule de ses skis, encore moins les bosses (ah, j’ai les genoux au menton d’un seul coup, il devait y avoir une bosse !) et par voie de conséquence les trous (ahhhhhh, y’avait un trou !).

Et puis rechercher ses skis, ses batons et son masque (oui, quand je tombe, je ne fais pas semblant, je perds tout !) quand on n’y voit pas à deux mètres, c’est mission impossible. Donc, me voilà bien au chaud pour écrire Tara et vous faire un petit bisou au passage les taraddicts !

Adieu 2009
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 27 décembre 2009 @ 17:44

Dans quelques jours, ce sera l’année 2010. Que j’attends avec impatience et curiosité. J’ai déjà plein de bonnes résolutions :
- Arréter définitivement le chocolat (ouuuiiiinnnnn !)
- Arréter de m’inquiéter tout le temps pour ma famille. Ca donne des cheveux blancs et des rides et puis la peur n’évite pas le danger. Qui, moi ? Maman cot cot ? Euh, un peu oui (ouiiiinnnnn )
- Arréter de stresser à mort à chaque nouveau Tara (bon, ça c’est carrément mission impossible !)
- Et, conséquence de la résolution du dessus, arréter de passer un mois à gonfler mon mari avant la sortie, en lui demandant « ils vont aimer, tu crois qu’ils vont aimer ?). Moi je le dis, la patience de cet homme est simplement surhumaine !
- Arréter de croire au Père Noel (ça, ça va être dur !) Je sais que je vais horriblement choquer les plus jeunes d’entre vous, mais hélas, il n’existe pas. Enfin pas sur Terre du moins.
Enfin, la meilleure des résolutions :
- Continuer à vous aimer, vous, les merveilleux Taraddicts et vous écrire le meilleur des livres possible !

HACA fans de Tara !

JOYEUX NOEL !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 24 décembre 2009 @ 17:13

Noooon je ne suis pas morte dans l’avalanche qui a dévalé à Tignes (certains de vos mails étaient super inquiets loool !) et ce n’est donc pas mon fantome qui vous souhaite à toutes et à tous un merveilleux, génial, splendide, épatant, chaleureux, formidable NOEL !

Le Pere Noel étant, c’est évident, un sortcelier (ben sinon, comment voulez vous qu’il fasse le tour du monde en quelques micros secondes) avec des rennes dopés au tzinpaf (réactions à réactions dues aux bulles lol !), je suis sûre que vous allez tous êtres très gatés et je vous embrasse tous et toutes très très fort !

Je vous aime, merveilleux fans de Tara ! JOYEUX NOEL !

Post intermédiaire du cadeau de Noel
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 22 décembre 2009 @ 13:40

Avant de partir et vu qu’il y a déjà plus de 3000 coms (vous êtes dingues, en juste deux jours !) je vous mets un post intermédiaire, attention, je ne pourrais poster sur le blog que vendredi hein, alors pour vos ordinateurs, je vous conseille de ne pas trop poster sinon ils vont souffrir ! lol !

Et pour ceux qui n’ont pas encore lu l’ancienne version du tome 7, ben je la remets aussi :

Prologue : Le Fantôme, où lorsqu’on l’on en voit un, assurément, ce n’est pas normal.

Le président des Etats-Unis ne parvenait pas à fermer l’œil. Il se tournait et retournait sur son lit pourtant confortable.
Ce n’était pas sa réélection qui l’inquiétait vraiment, même s’il savait qu’il allait probablement perdre en face du jeune et fringant adversaire des démocrates. Il était fatigué et n’avait pas vraiment envie de se représenter.
Et puis, à un certain âge, lorsque le cynisme commence à remplacer la compassion, c’est qu’il est temps d’arrêter et de se retirer pour pécher la truite dans les torrents de montagne.
Il adorait la pèche. Bien plus que la politique.
D’accord. Il était inutile de s’obstiner, il n’arriverait pas à dormir. Poussant un discret soupir, il se leva avec précaution pour ne pas réveiller sa femme, enfila ses pantoufles de cuir crème et une robe de chambre noir et rouge et se dirigea vers son bureau.
Il aurait été nettement plus pratique que celui-ci soit contigu à sa chambre. Ainsi il aurait pu s’y glisser discrètement et personne n’aurait su que le Président du plus puissant pays au monde avait des insomnies. Cela dit, il n’était pas probablement le seul président à avoir du mal à dormir, c’était inhérent à sa fonction. Président = insomnie. Oui, cela allait souvent ensemble.
Dehors, John, l’un des gardes du corps le salua d’un murmure. Puis avertit ses collèges que « Gladiateur » se dirigeait vers son bureau. Le Président eut un faible sourire en foulant la moelleuse moquette bleue. C’était lui qui avait choisi son nom de code. Essentiellement parce qu’il avait souvent la sensation d’être dans une arène.
Pleine de lions affamés.
Sur son passage, les hommes bien réveillés en dépit de l’heure tardive, adressaient leurs « Bonjour Monsieur le Président » à l’homme aux cheveux blancs, grand, au dos vouté qui dirigeait leur pays depuis déjà quatre ans. De nouveau il soupira. Dieu que ces années étaient passées vite ! Son pays souffrait. La planète entière souffrait. La pollution, les matières premières, les appétits démesurés des entreprises et des hommes consumaient la Terre. Et personne ne savait vraiment comment arrêter le train infernal.
Quoi que ce train là aille plutôt à la vitesse d’un missile. Et vers une identique destruction.
Le garde lui ouvrit poliment la porte de son bureau. Il réprima un rictus agacé. Quoi ? Il avait l’air si épuisé qu’il ne pouvait plus ouvrir une porte lui-même ? Mais garda sa pensée pour lui. Inutile de s’énerver contre le jeune et fringant jeune homme qui ne faisait que son boulot.
Dehors, les puissants projecteurs éclairaient le parc de la Maison Blanche. Il alluma la lumière de son bureau et se laissa tomber dans son fauteuil. Comme il était seul, il en profita et posa ses pieds sur le bureau impeccablement ciré, en équilibre instable sur les roulettes, ravi comme un gamin.
Sa femme détestait quand il faisait ça, elle avait peur qu’il ne tombe et ne se brise quelque chose.
Elle avait raison.
Il se cassa la figure.
Pas à cause du fauteuil.
A cause du fantôme.
Incrédule, il ouvrit de grands yeux en se redressant à demi, derrière son bureau. Il s’était fait mal dans sa chute, mais ne sentait rien.
- Mais…mais balbutia t il, qu’est ce que…
Ce n’était pas un fantôme genre « Gasper », quasiment translucide. Celui-ci paraissait furieusement solide, sauf qu’il flottait à plus d’un mètre du sol et que les objets se voyaient vaguement à travers.
Et il pouvait les toucher apparemment. Car il souleva l’horloge sur la cheminée avec un grand intérêt et la reposa délicatement en hochant la tête.
Le président n’avait pas bu d’alcool lors du diner. Donc il n’était pas saoul. Mon dieu, il avait des hallucinations ! Peut être même une tumeur au cerveau ? Il glissa la main vers le téléphone avec la pensée absurde que ses gardes du corps ne pourraient pas faire grand-chose contre un esprit. Si esprit il y avait.
Le faible frôlement alerta le fantôme. Il regarda le président. Dont la main s’arrêta net.
Le fantôme pencha la tête de côté et le dévisagea pensivement.
Puis il prononça une phrase très étrange.
-Salut nonsos sourit il, dites moi, vous pesez combien, à peu près ?

Chapitre 1 : AutreMonde, où lorsqu’on a une fuite, on a intérêt à la colmater. Vite.

Tara écarquilla ses yeux rouges de vampyr. Depuis qu’elle était arrivée sur AutreMonde, la planète magique, elle avait vu des tas de choses vraiment bizarres et souvent mortelles. Mais là, la colère de sa tante tenait de l’éruption volcanique.
Dans l’immense salle du trône entièrement dorée, l’impératrice d’Omois avait le visage de la même couleur que sa robe et ses cheveux.
Rouge.
Le niveau de magie était tel que deux gardes avaient déjà été transformés en crapauds et coassaient misérablement à côté de leurs armures et lances abandonnées.
- COMMENT ! hurlait sa tante. COMMENT AS-TU PU FAIRE UNE CHOSE AUSSI STUPIDE !
Tara avait bien essayé de répondre. Mais impossible de placer un mot. Et l’état de grenouille ne la tentant pas des masses, elle se contentait donc de rester silencieuse et d’encaisser.
Et puis une grenouille vampyr, ce serait tout de même un peu ridicule. A ses pieds, Galant, son pégase qu’elle avait miniaturisé, et Blondin, le renard de Cal tentaient de se faire tous petits devant la tempête.
- LIBERER LES FANTOMES D’AUTREMONDE ! C’EST LA CHOSE LA PLUS STUPIDE, DEBILE ET DESTRUCTRICE QUI AIT JAMAIS ETE FAITE SUR NOTRE PLANETE !
Il y eut un « coac » pathétique et deux gardes de plus rapetissèrent considérablement. Les courtisans se faisaient tous petits, les scoops voletaient loin de l’impératrice depuis qu’elle avait grillé six d’entre elles d’un seul geste et les Hauts Mages eux-mêmes se tenaient à l’écart, nerveux.
- Elle se répète murmura Cal, le petit Voleur patenté aux yeux gris en frottant nerveusement ses cheveux noirs ébouriffés, je crois bien que c’est la soixante troisième fois qu’elle prononce le mot « stupide ».
- Mais qu’est ce qui t’a pris de me voler la potion de résurrection ! chuchota Tara en s’efforçant de remuer les lèvres le moins possible.
Heureusement, vu la taille de la salle et la hauteur du piédestal sur lequel se trouvait le trône, il fallait vraiment élever la voix pour se faire entendre.
En fait, pour l’instant, c’était surtout l’impératrice qu’ils entendaient. Vraiment bien.
- Je voulais sauver Eleanora ! chuchota le Voleur Patenté en réponse. Et je n’étais pas sûr que tu acceptes de me donner la potion. Alors je l’ai prise. Evidemment je ne pouvais pas deviner que ça allait provoquer une fuite dans le continuum espace temps et que les fantômes de nos ancêtres allaient en profiter pour atterrir ici !
Car, en plus des courtisans présents dans la salle du trône, des tas de fantômes, juchés sur les décorations, les statues ou flottant un peu partout, regardaient l’impératrice avec beaucoup d’intérêt.
- Elle est vraiment très jolie caqueta une vieille impératrice morte depuis quelques siècles, perchée sur le paon pourpre aux cent yeux d’or, emblème d’Omois, qui surplombait le trône.
- Mouais, bof, jugea une autre qui dévisageait l’impératrice Lisbeth au travers d’un lorgnon, et ressemblait à une botte de foin. Sèche et jaune. Je ne le trouve pas si jolie que ça. Dans ma jeunesse les hommes et les elfes se battaient pour un regard de moi !
- Ah bon, ils étaient myopes ?
- Je faisais du 110 bonnet E vieille chouette, croyez moi, ils savaient où regarder !
Il y eut un « plop » et une somptueuse jeune femme aux…euh…poumons vraiment très très développés apparut à la place de la vieille impératrice.
- Par mes ancêtres murmura l’autre impératrice, les yeux écarquillés, et vous arriviez à marcher ? Avec des machins pareils vous ne deviez même plus voir vos pieds !
La jeune femme haussa les épaules, ce qui provoqua des mouvements vraiment intéressants, puis reprit sa forme de vieille dame.
- Tout est une question d’équilibre. Et cela fascinait des tas de gens, du coup, grâce à mon décolleté, j’ai pu signer des contrats vraiment avantageux pendant mon règne…
- Ah oui ? Vous vous penchiez et les assommiez avec ?
A côté d’elles, Danviou, ex-imperator, frère de Lisbeth l’impératrice d’Omois, père de Tara, l’Héritière d’Omois et accessoirement ex-mari de Selena, devenu fantôme entre temps, regardait Tara, avec inquiétude.
Contrairement aux autres fantômes, il restait invisible, effrayé de ce qu’il voyait.
Sa fille qui était devenue une vampyr.
Alors ça, c’était pour le moins original.
Il percevait que ce n’était pas un déguisement..
Bon, il éclaircirait ce mystère plus tard. Pour l’instant, il fallait régler le problème de l’OutreMonde, l’endroit où se retrouvaient les âmes des hauts mages et des sortceliers après leur mort.
Pour cette partie là, du moins, il avait parfaitement compris ce qui s’était passé. Tara avait trouvé une potion pour réincarner les mânes des sortceliers morts. Mais sans les précautions nécessaires afin de limiter les fuites des âmes, elle en avait libéré une bonne centaine avant que les Hauts Mages ne puissent refermer le Vortex.
Cela ennuyait une grande partie des fantômes. Ils étaient très heureux là où ils étaient et voulaient absolument y retourner.
Malheureusement, ce n’était pas le cas de tous. Certains, des ennemis d’Omois ou pire, de Tara, s’étaient évaporés et ils allaient devoir partir à leur recherche avant qu’ils ne commettent de gros dégâts.
Sa sœur, l’impératrice Lisbeth avait raison de hurler. Même s’il n’aimait pas que sa fille se fasse engu…gronder comme ça, il devait admettre qu’elle avait raison. Tara avait déstabilisé deux univers avec son geste fou.
Parce qu’il savait bien pourquoi elle avait fait cela.
Pour lui. Pour le faire revenir.
Un peu en retrait, se tordant les mains, ses beaux yeux noisettes avec des touches de vert brillant d’inquiétude se trouvait Selena, la mère de Tara. Le cœur du fantôme battit plus vite dans son immatérielle poitrine. Enfin, c’était une métaphore, car il n’avait plus réellement de corps.
Il se pencha. Elle était toujours aussi belle que dans son souvenir. Et une absurde jalousie lui mordit l’esprit lorsqu’il vit un homme qu’il ne connaissait pas, entourant sa taille d’un bras musclé et protecteur. Il faillit se mordre une lèvre inexistante lorsqu’il constata que Selena ne le repoussait pas, au contraire et se laissait aller contre la virile poitrine du guerrier aux épais cheveux noirs.
- Oh Various disait elle d’une voix mélodieuse, je ne sais plus quoi faire !
- Reposez vous sur moi, ma douce, se rengorgea l’homme en lissant sa conquérante moustache, je vous protégerais, vous et votre fille, même si l’impératrice doit encore me transformer en spatchoune !
Le fantôme faillit rugir de frustration à voir sa femme dans les bras d’un autre.
Ce bref moment de fureur lui fit perdre son contrôle et il devint visible. Les yeux de vampyr de Tara s’écarquillèrent en voyant qui apparaissait devant elle. Enfin, au dessus d’elle.
- Papa ! s’écria t elle folle de joie, interrompant la diatribe furieuse de sa tante.
- Slurk ! jura le fantôme tout bas tandis que tous les yeux se braquaient sur lui.
Lisbeth leva les yeux et vit son frère flottant au dessus d’elle. Son visage se durcit.
- Danviou ? dit elle d’une voix si amère qu’il frissonna, tu t’es donc échappé de l’OutreMonde toi aussi.
- Bonjour ma sœur répondit gentiment le fantôme en descendant se placer près de Tara et de Cal, comment vas-tu ?
- Je gère l’empire que tu as abandonné par lâcheté et j’essaye d’empêcher ta fille de le détruire complètement. A part ça, ça va.
Le fantôme tenta de ne pas tressaillir. En vain. Il savait bien qu’un jour ou l’autre, il aurait des explications à donner à sa fuite. Le problème était qu’il n’en avait pas envie. Pas maintenant, pas devant tout le monde.
Et certainement pas devant sa femme et sa fille.
Le visage étincelant de joie, Tara sautillait presque, déchirée de ne pas pouvoir toucher son père et le serrer dans ses bras.
- Venez, ordonna sa tante en désignant Tara, Cal et Danviou, mon Héritière, le sieur Caliban dal Salan et mon frère. Les autres attendront dehors tandis que nous allons continuer cette…discussion à huis clos.
- Ah bon, marmonna Cal, parce que c’était une discussion ? Ben moi je dirai plutôt que c’était un monologue. Bruyant.
L’impératrice n’avait pas entendu et elle sortait déjà de la salle, par une porte près du trône, qui menait à son boudoir d’ambre, l’une de ses pièces favorites.
Trainant des pieds les autres la suivirent. Selena avait sursauté en voyant son fantôme de mari et s’était détachée de Various, à la consternation de ce dernier. Maintenant, elle regardait Danviou avec une profonde méfiance, qui brisait le cœur inexistant du fantôme.
Lisbeth entra dans le boudoir avant que la mère de Tara n’ait le temps de parler avec son père. Various et Selena attendirent dans l’anti-chambre. La porte se referma sur le regard anxieux de Tara.
Son fauteuil bondit pour la soutenir et l’impératrice se laissa tomber dedans avec lassitude. Depuis quelques jours, elle n’avait pas très bien dormi. Son héritière avait failli se faire assassiner par un dragon dingue, puis enlever par un sangrave tout aussi dingue et maintenant, elle avait libéré des fantômes, dont certains étaient si dangereux que leur mort avait été le seul moyen de les vaincre.
Elle se frotta les yeux, oubliant qu’elle était maquillée, jura en voyant ses doigts poissés de noir et incanta rapidement pour retrouver son apparence immaculée.
Tout autour d’elle les trois autres envahissaient son ravissant boudoir d’ambre, qui en temps normal donnait à son teint l’aspect d’une pèche dorée de soleil. Là, elle se sentait plutôt verdâtre d’angoisse que dorée.
Le pégase se percha sur la tête d’une statue, restant prudemment hors de portée de l’impératrice, tandis que le renard se roulait en boule sous le bureau…tout aussi précautionneux.
- Très bien se ressaisit-elle, je veux des explications claires et je les veux maintenant. Que s’est il passé ?
Tara et Cal réagirent.
- C’est de ma faute s’écrièrent il d’une même voix
- Non, c’est moi qui ait commencé insista Tara, fermement décidée à assumer les conséquences de ses bêtises.
- Mais je t’ai volé le parchemin et j’ai ouvert un double vortex ! Sans moi, à peine la moitié des fantômes se seraient échappés !
Ils commencèrent à se chamailler pour savoir qui des deux était le coupable et Lisbeth finit par s’énerver.
- STOP cria t elle, CA SUFFIT !
Tara et Cal sursautèrent.
- Tara, explique toi et le premier qui parle en dehors de mon héritière, je le réduis en poussière est ce clair ?
Vu que la seule autre personne présente dans le boudoir était un fantôme que personne ne pouvait toucher, Cal comprit qu’il avait intérêt à se taire. Il soupira et verrouilla ses genoux, car contrairement à l’impératrice, il ne s’était pas assis.
Tara raconta tout ce qui s’était passé. La découverte du parchemin permettant de rappeler les morts, l’assassinat d’Eleanora et le désir de Cal de faire revenir son amie, le vortex combiné des deux potions qui avaient ouvert la brèche entre AutreMonde, la planète magique et l’Outremonde.
Et le déferlement des fantômes dans sa chambre. Le truc, avec les fantômes c’est que pour les arrêter, ce n’est pas très facile. Affolée, elle avait incanté afin de stopper le flot hurlant, mais n’y était pas parvenue. Ce n’était qu’avec l’aide des Hauts Mages, qui s’étaient précipités en sentant que quelqu’un faisait de la magie interdite, qu’elle était enfin parvenue à fermer le vortex.
- Sais tu combien de fantômes se sont échappés ? demanda Lisbeth qui sentait que sa migraine allait empirer.
- Aucune idée répondit Tara, penaude. D’après ce que j’ai pu voir dans la salle où se sont regroupés les fantômes, je dirai une petite centaine.
- Ce qui nous sauve, c’est que les fantômes n’ont pas quitté AutreMonde. Les Portes de Transfert menant à la Terre et aux autres planètes ont été fermées à temps.
Cal n’avait pas vu Eleanora dans la masse des fantômes présents dans la salle, mais il espérait de toute son âme qu’elle faisait partie de ceux qui avaient pu passer, ou avaient été involontairement entrainés sur AutreMonde.

Joyeux Noel à vous, mes merveilleux Taraddicts ! Je vous nem !

CADEAU DE NOEL
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 20 décembre 2009 @ 14:26

Je vous avais promis de vous montrer les dessous de Tara…enfin pas ses dessous à elle, hein, mais comment je travaille et comment, dans la majeure partie des cas, mon travail part à la poubelle.

Voici donc l’un des premiers début de Tara Duncan : L’invasion fantôme. J’ai gardé certains bouts comme l’histoire des vieilles impératrices, qui m’avait fait rire (oui, je sais, c’est étrange de se faire rire soi-même m’enfin bon, tout le monde sait que je suis étrange de toutes les façons), mais le reste est totalement différent.

Bonne lecture !

Prologue : Le Fantôme, où lorsqu’on l’on en voit un, assurément, ce n’est pas normal.

Le président des Etats-Unis ne parvenait pas à fermer l’œil. Il se tournait et retournait sur son lit pourtant confortable.
Ce n’était pas sa réélection qui l’inquiétait vraiment, même s’il savait qu’il allait probablement perdre en face du jeune et fringant adversaire des démocrates. Il était fatigué et n’avait pas vraiment envie de se représenter.
Et puis, à un certain âge, lorsque le cynisme commence à remplacer la compassion, c’est qu’il est temps d’arrêter et de se retirer pour pécher la truite dans les torrents de montagne.
Il adorait la pèche. Bien plus que la politique.
D’accord. Il était inutile de s’obstiner, il n’arriverait pas à dormir. Poussant un discret soupir, il se leva avec précaution pour ne pas réveiller sa femme, enfila ses pantoufles de cuir crème et une robe de chambre noir et rouge et se dirigea vers son bureau.
Il aurait été nettement plus pratique que celui-ci soit contigu à sa chambre. Ainsi il aurait pu s’y glisser discrètement et personne n’aurait su que le Président du plus puissant pays au monde avait des insomnies. Cela dit, il n’était pas probablement le seul président à avoir du mal à dormir, c’était inhérent à sa fonction. Président = insomnie. Oui, cela allait souvent ensemble.
Dehors, John, l’un des gardes du corps le salua d’un murmure. Puis avertit ses collèges que « Gladiateur » se dirigeait vers son bureau. Le Président eut un faible sourire en foulant la moelleuse moquette bleue. C’était lui qui avait choisi son nom de code. Essentiellement parce qu’il avait souvent la sensation d’être dans une arène.
Pleine de lions affamés.
Sur son passage, les hommes bien réveillés en dépit de l’heure tardive, adressaient leurs « Bonjour Monsieur le Président » à l’homme aux cheveux blancs, grand, au dos vouté qui dirigeait leur pays depuis déjà quatre ans. De nouveau il soupira. Dieu que ces années étaient passées vite ! Son pays souffrait. La planète entière souffrait. La pollution, les matières premières, les appétits démesurés des entreprises et des hommes consumaient la Terre. Et personne ne savait vraiment comment arrêter le train infernal.
Quoi que ce train là aille plutôt à la vitesse d’un missile. Et vers une identique destruction.
Le garde lui ouvrit poliment la porte de son bureau. Il réprima un rictus agacé. Quoi ? Il avait l’air si épuisé qu’il ne pouvait plus ouvrir une porte lui-même ? Mais garda sa pensée pour lui. Inutile de s’énerver contre le jeune et fringant jeune homme qui ne faisait que son boulot.
Dehors, les puissants projecteurs éclairaient le parc de la Maison Blanche. Il alluma la lumière de son bureau et se laissa tomber dans son fauteuil. Comme il était seul, il en profita et posa ses pieds sur le bureau impeccablement ciré, en équilibre instable sur les roulettes, ravi comme un gamin.
Sa femme détestait quand il faisait ça, elle avait peur qu’il ne tombe et ne se brise quelque chose.
Elle avait raison.
Il se cassa la figure.
Pas à cause du fauteuil.
A cause du fantôme.
Incrédule, il ouvrit de grands yeux en se redressant à demi, derrière son bureau. Il s’était fait mal dans sa chute, mais ne sentait rien.
- Mais…mais balbutia t il, qu’est ce que…
Ce n’était pas un fantôme genre « Gasper », quasiment translucide. Celui-ci paraissait furieusement solide, sauf qu’il flottait à plus d’un mètre du sol et que les objets se voyaient vaguement à travers.
Et il pouvait les toucher apparemment. Car il souleva l’horloge sur la cheminée avec un grand intérêt et la reposa délicatement en hochant la tête.
Le président n’avait pas bu d’alcool lors du diner. Donc il n’était pas saoul. Mon dieu, il avait des hallucinations ! Peut être même une tumeur au cerveau ? Il glissa la main vers le téléphone avec la pensée absurde que ses gardes du corps ne pourraient pas faire grand-chose contre un esprit. Si esprit il y avait.
Le faible frôlement alerta le fantôme. Il regarda le président. Dont la main s’arrêta net.
Le fantôme pencha la tête de côté et le dévisagea pensivement.
Puis il prononça une phrase très étrange.
-Salut nonsos sourit il, dites moi, vous pesez combien, à peu près ?

Chapitre 1 : AutreMonde, où lorsqu’on a une fuite, on a intérêt à la colmater. Vite.

Tara écarquilla ses yeux rouges de vampyr. Depuis qu’elle était arrivée sur AutreMonde, la planète magique, elle avait vu des tas de choses vraiment bizarres et souvent mortelles. Mais là, la colère de sa tante tenait de l’éruption volcanique.
Dans l’immense salle du trône entièrement dorée, l’impératrice d’Omois avait le visage de la même couleur que sa robe et ses cheveux.
Rouge.
Le niveau de magie était tel que deux gardes avaient déjà été transformés en crapauds et coassaient misérablement à côté de leurs armures et lances abandonnées.
- COMMENT ! hurlait sa tante. COMMENT AS-TU PU FAIRE UNE CHOSE AUSSI STUPIDE !
Tara avait bien essayé de répondre. Mais impossible de placer un mot. Et l’état de grenouille ne la tentant pas des masses, elle se contentait donc de rester silencieuse et d’encaisser.
Et puis une grenouille vampyr, ce serait tout de même un peu ridicule. A ses pieds, Galant, son pégase qu’elle avait miniaturisé, et Blondin, le renard de Cal tentaient de se faire tous petits devant la tempête.
- LIBERER LES FANTOMES D’AUTREMONDE ! C’EST LA CHOSE LA PLUS STUPIDE, DEBILE ET DESTRUCTRICE QUI AIT JAMAIS ETE FAITE SUR NOTRE PLANETE !
Il y eut un « coac » pathétique et deux gardes de plus rapetissèrent considérablement. Les courtisans se faisaient tous petits, les scoops voletaient loin de l’impératrice depuis qu’elle avait grillé six d’entre elles d’un seul geste et les Hauts Mages eux-mêmes se tenaient à l’écart, nerveux.
- Elle se répète murmura Cal, le petit Voleur patenté aux yeux gris en frottant nerveusement ses cheveux noirs ébouriffés, je crois bien que c’est la soixante troisième fois qu’elle prononce le mot « stupide ».
- Mais qu’est ce qui t’a pris de me voler la potion de résurrection ! chuchota Tara en s’efforçant de remuer les lèvres le moins possible.
Heureusement, vu la taille de la salle et la hauteur du piédestal sur lequel se trouvait le trône, il fallait vraiment élever la voix pour se faire entendre.
En fait, pour l’instant, c’était surtout l’impératrice qu’ils entendaient. Vraiment bien.
- Je voulais sauver Eleanora ! chuchota le Voleur Patenté en réponse. Et je n’étais pas sûr que tu acceptes de me donner la potion. Alors je l’ai prise. Evidemment je ne pouvais pas deviner que ça allait provoquer une fuite dans le continuum espace temps et que les fantômes de nos ancêtres allaient en profiter pour atterrir ici !
Car, en plus des courtisans présents dans la salle du trône, des tas de fantômes, juchés sur les décorations, les statues ou flottant un peu partout, regardaient l’impératrice avec beaucoup d’intérêt.
- Elle est vraiment très jolie caqueta une vieille impératrice morte depuis quelques siècles, perchée sur le paon pourpre aux cent yeux d’or, emblème d’Omois, qui surplombait le trône.
- Mouais, bof, jugea une autre qui dévisageait l’impératrice Lisbeth au travers d’un lorgnon, et ressemblait à une botte de foin. Sèche et jaune. Je ne le trouve pas si jolie que ça. Dans ma jeunesse les hommes et les elfes se battaient pour un regard de moi !
- Ah bon, ils étaient myopes ?
- Je faisais du 110 bonnet E vieille chouette, croyez moi, ils savaient où regarder !
Il y eut un « plop » et une somptueuse jeune femme aux…euh…poumons vraiment très très développés apparut à la place de la vieille impératrice.
- Par mes ancêtres murmura l’autre impératrice, les yeux écarquillés, et vous arriviez à marcher ? Avec des machins pareils vous ne deviez même plus voir vos pieds !
La jeune femme haussa les épaules, ce qui provoqua des mouvements vraiment intéressants, puis reprit sa forme de vieille dame.
- Tout est une question d’équilibre. Et cela fascinait des tas de gens, du coup, grâce à mon décolleté, j’ai pu signer des contrats vraiment avantageux pendant mon règne…
- Ah oui ? Vous vous penchiez et les assommiez avec ?
A côté d’elles, Danviou, ex-imperator, frère de Lisbeth l’impératrice d’Omois, père de Tara, l’Héritière d’Omois et accessoirement ex-mari de Selena, devenu fantôme entre temps, regardait Tara, avec inquiétude.
Contrairement aux autres fantômes, il restait invisible, effrayé de ce qu’il voyait.
Sa fille qui était devenue une vampyr.
Alors ça, c’était pour le moins original.
Il percevait que ce n’était pas un déguisement..
Bon, il éclaircirait ce mystère plus tard. Pour l’instant, il fallait régler le problème de l’OutreMonde, l’endroit où se retrouvaient les âmes des hauts mages et des sortceliers après leur mort.
Pour cette partie là, du moins, il avait parfaitement compris ce qui s’était passé. Tara avait trouvé une potion pour réincarner les mânes des sortceliers morts. Mais sans les précautions nécessaires afin de limiter les fuites des âmes, elle en avait libéré une bonne centaine avant que les Hauts Mages ne puissent refermer le Vortex.
Cela ennuyait une grande partie des fantômes. Ils étaient très heureux là où ils étaient et voulaient absolument y retourner.
Malheureusement, ce n’était pas le cas de tous. Certains, des ennemis d’Omois ou pire, de Tara, s’étaient évaporés et ils allaient devoir partir à leur recherche avant qu’ils ne commettent de gros dégâts.
Sa sœur, l’impératrice Lisbeth avait raison de hurler. Même s’il n’aimait pas que sa fille se fasse engu…gronder comme ça, il devait admettre qu’elle avait raison. Tara avait déstabilisé deux univers avec son geste fou.
Parce qu’il savait bien pourquoi elle avait fait cela.
Pour lui. Pour le faire revenir.
Un peu en retrait, se tordant les mains, ses beaux yeux noisettes avec des touches de vert brillant d’inquiétude se trouvait Selena, la mère de Tara. Le cœur du fantôme battit plus vite dans son immatérielle poitrine. Enfin, c’était une métaphore, car il n’avait plus réellement de corps.
Il se pencha. Elle était toujours aussi belle que dans son souvenir. Et une absurde jalousie lui mordit l’esprit lorsqu’il vit un homme qu’il ne connaissait pas, entourant sa taille d’un bras musclé et protecteur. Il faillit se mordre une lèvre inexistante lorsqu’il constata que Selena ne le repoussait pas, au contraire et se laissait aller contre la virile poitrine du guerrier aux épais cheveux noirs.
- Oh Various disait elle d’une voix mélodieuse, je ne sais plus quoi faire !
- Reposez vous sur moi, ma douce, se rengorgea l’homme en lissant sa conquérante moustache, je vous protégerais, vous et votre fille, même si l’impératrice doit encore me transformer en spatchoune !
Le fantôme faillit rugir de frustration à voir sa femme dans les bras d’un autre.
Ce bref moment de fureur lui fit perdre son contrôle et il devint visible. Les yeux de vampyr de Tara s’écarquillèrent en voyant qui apparaissait devant elle. Enfin, au dessus d’elle.
- Papa ! s’écria t elle folle de joie, interrompant la diatribe furieuse de sa tante.
- Slurk ! jura le fantôme tout bas tandis que tous les yeux se braquaient sur lui.
Lisbeth leva les yeux et vit son frère flottant au dessus d’elle. Son visage se durcit.
- Danviou ? dit elle d’une voix si amère qu’il frissonna, tu t’es donc échappé de l’OutreMonde toi aussi.
- Bonjour ma sœur répondit gentiment le fantôme en descendant se placer près de Tara et de Cal, comment vas-tu ?
- Je gère l’empire que tu as abandonné par lâcheté et j’essaye d’empêcher ta fille de le détruire complètement. A part ça, ça va.
Le fantôme tenta de ne pas tressaillir. En vain. Il savait bien qu’un jour ou l’autre, il aurait des explications à donner à sa fuite. Le problème était qu’il n’en avait pas envie. Pas maintenant, pas devant tout le monde.
Et certainement pas devant sa femme et sa fille.
Le visage étincelant de joie, Tara sautillait presque, déchirée de ne pas pouvoir toucher son père et le serrer dans ses bras.
- Venez, ordonna sa tante en désignant Tara, Cal et Danviou, mon Héritière, le sieur Caliban dal Salan et mon frère. Les autres attendront dehors tandis que nous allons continuer cette…discussion à huis clos.
- Ah bon, marmonna Cal, parce que c’était une discussion ? Ben moi je dirai plutôt que c’était un monologue. Bruyant.
L’impératrice n’avait pas entendu et elle sortait déjà de la salle, par une porte près du trône, qui menait à son boudoir d’ambre, l’une de ses pièces favorites.
Trainant des pieds les autres la suivirent. Selena avait sursauté en voyant son fantôme de mari et s’était détachée de Various, à la consternation de ce dernier. Maintenant, elle regardait Danviou avec une profonde méfiance, qui brisait le cœur inexistant du fantôme.
Lisbeth entra dans le boudoir avant que la mère de Tara n’ait le temps de parler avec son père. Various et Selena attendirent dans l’anti-chambre. La porte se referma sur le regard anxieux de Tara.
Son fauteuil bondit pour la soutenir et l’impératrice se laissa tomber dedans avec lassitude. Depuis quelques jours, elle n’avait pas très bien dormi. Son héritière avait failli se faire assassiner par un dragon dingue, puis enlever par un sangrave tout aussi dingue et maintenant, elle avait libéré des fantômes, dont certains étaient si dangereux que leur mort avait été le seul moyen de les vaincre.
Elle se frotta les yeux, oubliant qu’elle était maquillée, jura en voyant ses doigts poissés de noir et incanta rapidement pour retrouver son apparence immaculée.
Tout autour d’elle les trois autres envahissaient son ravissant boudoir d’ambre, qui en temps normal donnait à son teint l’aspect d’une pèche dorée de soleil. Là, elle se sentait plutôt verdâtre d’angoisse que dorée.
Le pégase se percha sur la tête d’une statue, restant prudemment hors de portée de l’impératrice, tandis que le renard se roulait en boule sous le bureau…tout aussi précautionneux.
- Très bien se ressaisit-elle, je veux des explications claires et je les veux maintenant. Que s’est il passé ?
Tara et Cal réagirent.
- C’est de ma faute s’écrièrent il d’une même voix
- Non, c’est moi qui ait commencé insista Tara, fermement décidée à assumer les conséquences de ses bêtises.
- Mais je t’ai volé le parchemin et j’ai ouvert un double vortex ! Sans moi, à peine la moitié des fantômes se seraient échappés !
Ils commencèrent à se chamailler pour savoir qui des deux était le coupable et Lisbeth finit par s’énerver.
- STOP cria t elle, CA SUFFIT !
Tara et Cal sursautèrent.
- Tara, explique toi et le premier qui parle en dehors de mon héritière, je le réduis en poussière est ce clair ?
Vu que la seule autre personne présente dans le boudoir était un fantôme que personne ne pouvait toucher, Cal comprit qu’il avait intérêt à se taire. Il soupira et verrouilla ses genoux, car contrairement à l’impératrice, il ne s’était pas assis.
Tara raconta tout ce qui s’était passé. La découverte du parchemin permettant de rappeler les morts, l’assassinat d’Eleanora et le désir de Cal de faire revenir son amie, le vortex combiné des deux potions qui avaient ouvert la brèche entre AutreMonde, la planète magique et l’Outremonde.
Et le déferlement des fantômes dans sa chambre. Le truc, avec les fantômes c’est que pour les arrêter, ce n’est pas très facile. Affolée, elle avait incanté afin de stopper le flot hurlant, mais n’y était pas parvenue. Ce n’était qu’avec l’aide des Hauts Mages, qui s’étaient précipités en sentant que quelqu’un faisait de la magie interdite, qu’elle était enfin parvenue à fermer le vortex.
- Sais tu combien de fantômes se sont échappés ? demanda Lisbeth qui sentait que sa migraine allait empirer.
- Aucune idée répondit Tara, penaude. D’après ce que j’ai pu voir dans la salle où se sont regroupés les fantômes, je dirai une petite centaine.
- Ce qui nous sauve, c’est que les fantômes n’ont pas quitté AutreMonde. Les Portes de Transfert menant à la Terre et aux autres planètes ont été fermées à temps.
Cal n’avait pas vu Eleanora dans la masse des fantômes présents dans la salle, mais il espérait de toute son âme qu’elle faisait partie de ceux qui avaient pu passer, ou avaient été involontairement entrainés sur AutreMonde.

Joyeux Noel à vous, mes merveilleux Taraddicts ! Je vous nem !

post intermédiaire de post intermédiaire
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 18 décembre 2009 @ 15:04

ben vous allez vite les taraddicts ! Si je laisse le post comme ça, demain il y aura 4000 coms ! Donc je fais un post intérmédiaire de post intermédiaire histoire que vos ordis ne rendent pas l’âme.
HACA !

post intermédiaire des extra-terrestres contre-attaque
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mercredi 16 décembre 2009 @ 14:25

lol, je sais je sais, j’ai bien reçu vos mails me prévenant que vos ordis ramaient à cause du trop grand nombre de coms et non je ne suis pas tout le temps sur facebook Miu, là j’écrivais sur Tara, après avoir bien rigolé en voyant les photos dans le Gala d’aujourd’hui, en princesse guerrière, on a l’impression que les filles et moi on va découper le premier qui nous contredit ! looool !

HACA fans de Tara !

Les Extra-terrestres contre-attaquent
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 14 décembre 2009 @ 12:15

J’allais vous raconter une conversation surréaliste sur le post de ce jour, lorsque j’ai reçu un mail, ce matin, du monsieur dont je parle dans le post précédent.

Alors, bien évidemment, j’ai tout de suite changé le sujet de ce post. Soyez heureux, chers taraddicts, nous allons parler des extra-terrestres !

Resituons la scène : Vous vous souvenez que Nelson m’a un peu fait exploser de rire, parce qu’il a dit devant la caméra de Steeven qu’il avait vu un OVNI ? (enfin, il me l’a dit à moi, qui l’interrogeait, mais devant la caméra de Steeven)

J’hésite à le mettre sur Youtube, je n’ai pas envie de me faire enlever par les petits hommes verts…dites moi si vous voulez le voir hein, ça vaut son pesant de…euh, cacahouettes extra-terrestres.

Bon, cela dit, si je me fais enlever, vous ne saurez pas qui est Magister ! ah ah ah (ricanement sadique)

Le monsieur qui a déclenché tout cela, en venant voir Nelson et en lui disant qu’il ne comprenait pas pourquoi les journalistes n’arrétaient pas de se moquer de Nelson, m’a écrit pour me signaler qu’il n’aimait pas être « ridiculisé » et qu’il était ceci et cela et ceci « genre chuis super important, vous pouvez pas parler de moi comme ça ».

Mince alors, mon blog est vraiment lu par tout le monde, c’est dingue ! Alors désolée Monsieur, mais en l’occurence, votre réaction m’a beaucoup amusée, et comme je vous l’ai répondu par mail, je ne vous cite pas, je ne vous décris pas, par conséquent je ne vois pas bien comment vous pourriez être ridiculisé, puisque personne ne sait qui vous êtes…même pas les extra-terrestres ! niarf niarf niarf…Humm, pardon.

Mais cette histoire m’a littéralement fascinée. Alors, chers Taraddicts, j’ai une question pour vous. Pensez vous que les extra terrestres ont fait des millions de kilomètres pour venir chez nous et ensuite, vite vite vite, se sont soigneusement cachés afin que surtout nous ne soyons pas au courant ? Ce qui me semble d’une logique…extra terrestre ! looool !

HACA fans de Tara, je vous aime et vous remercie tous les jours de me permettre de rire autant !

Post intermédiaire d’Eternels, Nelson…
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 10 décembre 2009 @ 10:49

Layou dit que son ordi rame pour charger tous les coms, et le mien aussi, alors hop, un petit post intermédiaire. Pour les nouveaux, Momo, Miss J@de ou vampyrela, mes interventions, questions ou interrogations existentielles sont mentionnées par des zoulies petites n’étoiles.

Et je viens de recevoir les premières images du clip de Clara Chocolat, vous allez être morts de rire les taraddicts, y’a un truc dedans, c’est juste ENORME (ouiiiiin, je peux pas dire quoi, c’est troooop duuuur !)

HACA fans de Tara, vous nem fort !