Hi
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 30 avril 2009 @ 18:09

Hi. C’est comme ça que les américains se disent bonjour. En fait, prononcé, ça fait « aie ».

Je trouve ça terrible. J’ai l’impression de leur faire mal ! Donc je leur réponds « aie » en retour, et vu mon accent, ils voient tout de suite que je n’ai pas mal comme eux.
Avec mon « aie », je me démarque tout de suite comme « venue d’ailleurs, d’une lointaine galax…euh, d’ailleurs ».

L’Amérique est une pays totalement fascinant pour une petite française. D’abord tout le monde sourit. Et puis quelqu’un pourrait il m’expliquer où ils trouvent toutes leurs dents ? Blanches, très très nombreuses, magnifiques ? J’veux les meeeeeeeeeeeemmmmmmes !

Tout le monde est super amical. Je suppose que même le type qui vous agresse dans une ruelle sombre avec un couteau et un revolver, va vous sourire de toutes ses magnifiques dents enrichies à l’urani…au calcium cent pour cent, avant de vous détrousser tout aussi amicalement.

Dans les immeubles, il y a des gens qui sont postés juste pour vous dire « Hi, how are you today ? »
Je suis la seule qui répondre « fine and you ? », ce qui, de nouveau, me dénonce comme venant de ladite galaxie très très lointaine, parce qu’ils ont l’air étonné en me répondant « fine, thank you ! »

Après les rendez-vous (j’ai vu plein d’éditeurs américains et j’ai appris un truc super intéressant, les garçons américains ne lisent pas. Mais pas du tout. Même pas Harry Potter (bon, y’a des exceptions comme partout hein, certains l’ont lu). Uniquement les comics (Bandes dessinées). C’est curieux hein ? En France et dans tous les pays où elle est éditée, Tara a plein de taraddicts garçons. Si elle est éditée aux Etats Unis, à priori ce sera que pour les filles…) ma fille, Diane, m’a demandé de lui rapporter un sweat shirt à capuche, de chez Abercrombie et Fitch.

J’y suis allée.

Et là je suis tombée en enfer. Le vrai. Celui qui retourne les sangs et fait fléchir le coeur le plus vaillant.

Venez avec moi, et imaginez. Un IMMENSE magasin, remplit de sublimes succub…euh, mannequins/vendeuses/vendeurs plus beaux les uns que les autres, les garçons à moitié nus, montrant leurs magnifiques tablettes de chocolats, et dansant au son d’une musique à rendre dingue un fan de Britney spear.

Ah, je vois vos yeux écarquillés. Si si, je vous assure. Les vendeurs dansent. Tous.

Et la musique est totalement à fond.

Je pense que mes tympans ont fondu environ trente secondes après mon entrée.

La lumière étant aussi basse que le son était haut, on ne voyait rien à dix pas. Seules les vitrines étaient allumées.

Pour se faire comprendre, un porte-voix était nécessaire, et le hurlement était le mode de communication le plus utilisé, avec le langage des signes.

Et au milieu de tout ça, environ douze mille américaines de tous les âges, de toutes les tailles, totalement hystériques, qui dansaient avec les vendeurs et hurlaient en s’arrachant les vêtements. Les tee shirts et les jeans volaient avec les chemises dans les airs et si vous faisiez plus d’un mêtre quatre vingt, ben vous aviez intérêt à adopter le profil commando type « ramper pour sauver sa tête », parce qu’en deux secondes, vous étiez drapés d’une demi-douzaine de tee shirts.

Je crois bien que même pendant les soldes des grands magasins, je n’ai jamais vu un truc pareil. D’ailleurs j’ai cru qu’il y avait des promotions, mais le gentil vendeur qui a détaillé ma petite robe chic, mes talons hauts et ma veste, qui de nouveau me désignait comme une extra terrestre au milieu de tous ces gens à moitié nus (bon, cela dit, j’ai omis de signaler que NY a battu tous les records de chaleur en Avril depuis que les baromètres existent, soit 31°celsius, et qu’il faisait une chaleur terrible, mais moi je sortais des rendez-vous) m’a dit que pas du tout, que c’était tous les jours comme ça.

Ma machoire s’est décrochée. si si, c’est simplement dingue. Après une recherche digne de Sherlock Holmes, vu que le magasin comporte trois niveaux, y compris le sous-sol, et s’etend dans les sombres profondeurs de la Terre, et que je ne comprenais pas un mot de ce que me disait le mannequin vendeur du bas, j’ai enfin réussi plus ou moins à localiser ce que je voulais au second étage. Enfin ce que Diane m’avait demandé à savoir le fameux sweat.

J’espère que vous mesurez la profondeur de mon amour pour mes filles hein ? La quête du saint graal, c’est de la rigolade à côté !

En haut, puisque personne ne pouvait m’entendre, j’ai mimé ce que je voulais. Le vendeur a eu l’air très perplexe.

Je pense qu’au niveau langage des signes, je suis pas super au point.

Parce qu’il m’a donné un pantalon.

J’ai envisagé la defenestration, mais vu qu’il n’y a aucune fenêtre dans cette sombre antre, je n’ai pu expédier personne au travers.

Dommage, ils auraient peut être arrété la musique.

J’ai donc recommencé la danse des sept voiles, tout en hurlant TEE SHIRT SWEAT SHIRT ! Et OOOH, miracle, il a compris.
Il m’a amené direct aux fameux sweat. Sauvée !
Enfin pas encore.
Car là s’est posé le problème de la taille. Ils n’ont pas de chiffres comme nous, mais des small, medium, large, x large etc.
J’ai pris les grands moyens. J’ai attrapé une blonde ravissante, je lui ai arraché sa chemise…non je rigole, mais j’ai montré que mes filles faisaient à peu près sa taille, et il m’a donné ce que je voulais.

Je suis allée payer. Vous savez quoi ? Les américains sont super patients, ils ont l’habitude des queues interminables. Et devinez quoi ? Ben nous, les français on a horreur de ça. Les gens dans la queue discutaient…enfin essayaient…dansaient, rigolaient, pendant que je me rongeais les ongles parce que mon agent, Jennifer, était en train de m’attendre dehors (pas folle, elle avait refusé de poser ne fusse qu’un orteil dans le magasin, lacheuse !).

Enfin, victorieuse, je suis ressortie, échevelée, l’oeil vitreux et totalement sourde, brandissant mes trophées à bout de bras. J’ai raconté l’histoire à Jennifer qui était morte de rire.

Cela dit, la joie des filles ce matin lorsque je leur ai rapporté les sweats, valait largement la bagarre pour les obtenir.

Le hic, c’est que si les publishers que nous avons vu, font une proposition pour Tara (je saurai ça d’ici quinze jours), je vais devoir y retourner. Et Diane comme Tara m’ont déjà dit qu’elles en voulaient d’autres des fameux sweats, vu que je les ai choisi en bleu marine et qu’elles trouvent qu’en blanc pour l’été c’est sympa aussi…

OOOUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !

HACA fans de Tara ! vous m’avez manqué !

A nous New York !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 26 avril 2009 @ 18:22

Je pars croquer la grosse pomme (pour ceux et celles qui ne comprennent pas, NY s’appelle Big Apple lol !) demain à 1H40 à Orly.

J’emporte : 4 exemplaires de Tara en français, un en bulgare, un en russe, deux en coréens, deux en japonais, un en italien, un en roumain, deux en chinois, la vache, heureusement que je n’ai pas encore recu les exemplaires portugais, thailandais etc. sinon, bonjour le supplément de bagages ! Ah, et quelques robes aussi, vu qu’il parait qu’il fait super chaud là-bas en ce moment. Des paires de chaussures (la vache, c’est super dur d’assortir avec les bonnes tenues) des tee-shirts, des jeans, ma trousse de toilette bourrée à craquer, des chemisiers, culo…enfin tout ce qu’on met en dessous, chaussettes, bas (des tas au cas où ils fileraient, l’angoisse suprème !) mon mari m’a fait remarquer que je ne partais que pour trois jours…pas pour un mois.

Me demande bien pourquoi il a dit ça…looool !

Je vais rencontrer cinq publishers américains. Je suis super angoissée. J’ai les genoux qui tremblent, le foie qui fait des noeuds, les dents qui claquent, d’une part parce que j’ai la trouille en avion (ben quoi, je l’avoue, oui, j’ai la trouille en avion. C’est pas normal ces tonnes d’aciers qui décollent. Un avion en papier, je peux comprendre, en acier non…pffff !) et pis si on s’écrase, vu qu’on pèse quelques centaines de tonnes et que la Terre en pèse quelques milliards, à mon avis, c’est pas l’avion qui va gagner.

OOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !

D’autre part, j’angoisse, parce que les éditeurs américains n’achètent pas de livres en France. Jamais. Enfin pas depuis vingt ans. Ni en Jeunesse, ni en Fantasy. vu la production qu’ils ont chez eux, ça peut se comprendre, m’enfin bon. Je croise donc tous les doigts, y compris ceux des pieds, ce qui fait que depuis quelques jours j’ai une démarche curieuse…niarf !

Quel beau défi ! Cela fait maintenant six ans qu’ils refusent Tara et maintenant ils s’y intéressent. Je vous raconterai tout ça en rentrant, Jeudi matin.

Souhaitez bonne chance à Tara les Taraddicts : et voici notre nouvelle devise pour les prochains jours :

ONE DAY, WE WILL CONQUER THE WORLD !

HACA fans de Tara !

Et les gagnantes sont…
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 19 avril 2009 @ 19:22

Ceux d’entre vous qui ont participé au concours de Terrien et au concours de dessin ont beaucoup râlé par mail ces derniers temps (si si !) parce que je n’avais pas mis les vainqueurs.

ben pardon hein, j’étais tellement débordée par les textes et les dessins que je n’arrivais pas à tout lire ! Mais j’y ai passé le week end et ayé, c’est fait !

Alors, la grande gagnante du concours de dessin est Mathilde C. Avec une magnifique pégase brune et verte qui sera sur le site en milieu de semaine. Cela fut vraiment très difficile. J’ai longuement hésité entre quatre dessins : Celui de Virginie D, qui avec une pégase léopard a fait un travail superbe, celui de Justine A, qui m’a fait un très beau collage avec des strass, sur une belle pégase rouge, celui de Manon A, avec une pégase tatouée d’une rose, waaah, splendide et enfin celui de Mathilde qui a finalement emporté la décision. J’ai malheureusement du éliminer les dessins des pégases avec des sabots (m’enfin, vous savez tout de même que les pégases d’AutreMonde n’ont pas de sabots mais des serres !), de robots (je ne crois pas que Galant aimerait une pégase robot loool !) une photo de ronaldino (pas compris pourquoi j’ai reçu ça, mais waaaah, les abdos d’enfer ! bon j’arrête de baver devant mon ordinateur) d’un bébé (très zouli, mais ressemblant peu à un pégase lol !) etc.

Et c’est aussi une damoiselle qui a remporté le concours de terrien, d’une courte tête devant un garçon qui m’a raconté sa première rencontre avec l’élue de son coeur. Ces deux textes ont été mes préférés, mais là aussi, parmi les centaines que j’ai reçu (la vache, ce que vous êtes romantiques ! loooool !) le choix a été difficile. J’ai donc penché vers ce qui, toujours, m’attire le plus, l’humour et c’est donc Marion G qui a gagné. Bravo Marion, c’est vraiment très drôle, j’ai particulièrement apprécié le « 85B ». Tout à fait le genre de réponse que j’aurais pu faire…niarf ! D’ailleurs, j’ai décidé de te mettre à l’honneur sur mon blog…taaaa daaaam, damoiselles, damoiseaux, dames et seigneurs, j’ai le plaisir de vous présenter : La Rencontre (je précise que les noms des personnes ont été changées par l’auteur, afin de respecter son anonymat sur Internet)

La Rencontre

Dring !
La sonnerie de début de cours vient de retentir. C’est la rentrée. Dans quelques instants, ils vont annoncer les classes et les noms qui y appartiennent. Nous sommes le jeudi 4 septembre, jour de rentrée des 3ème. Je m’appelle Anna Grimmy… et je stresse à mort !!!! Notre groupe s’appelle les decem car nous sommes dix et nous faisons tous du latin et devinez comment on dit dix en latin ? Voilà. Le problème c’est que nous « ressentons une forte répulsion envers la langue latine » comme dirai la prof. Donc c’est un peu une blague entre nous. Bref, ça fait deux ans qu’on est toutes dans le même classe. Le fait d’être séparées nous angoisse plus que tout.
- Votre attention s’il vous plaît, la répartition des classes va bientôt commencer… 3ème A : Romain Birman… … … Camille Graisillé…
Aïe ! Ma meilleure amie vient d’être appelée. J’ai encore une petite chance d’être avec elle.
- …Alexia Juliot…
M… ! Double M… ! Je ne serai pas avec Camille, et en plus Alexia vient d’être appelée. Les noms de 3ème A se succèdent et ceux de notre groupe aussi. Au final, elles sont 5 dans cette classe. Nous sommes encore 5 à attendre.
- Allez rejoindre votre professeur principal.
Un homme vient les chercher. Aïe ! Le prof de français le plus beau du collège !
- 3ème B : … … … Anna Grimmy…
Flûte. Je suis pour le moment la seule des decem en 3B. L’appel continue. La classe des 3ème B est maintenant au complet.
- Allez rejoindre Mr Pfeffer, votre professeur principal, nous dit-on.
Notre prof principal est un homme à l’allure sévère. On dirait un pingouin en costard cravate. Nous le suivons en slalomant entre les élèves et les profs qui accourent vers leurs nouveaux élèves.
Cinq en 3A, cinq en 3B ce n’est pas mal, mais je suis toute chamboulée. D’accord je me retrouve avec les 4 amies restantes mais ma meilleure amie est dans l’autre classe ! Mon sentiment n’est rien à côté de ce qui va arriver :
En rentrant dans la salle, je suis tellement bouleversée, que je n’ai pas pris le temps d’observer les autres personnes de la classe. A vrai dire, je n’avais pas vraiment écouté l’appel. Je ne connaissais donc ni le nom ni le visage de la plupart de mes camarades. Puis je le vis.

Il était grand, brun avec des yeux couleur océan.

J’étais perdue dans ses yeux depuis longtemps déjà lorsque mon nom me tira de l’extase où j’étais plongée.
- Anna Grimmy ? Elle est absente ?
- Non monsieur, je suis là.
- Ça commence bien.
Je n’écoutais qu’à moitié, envoûtée par ce garçon.
- Latin ?
- Oui.
- Espagnol LV1 ?
- Oui.
- Date de naissance ?
- 17 avril 1995.
Je répondais à l’interrogatoire sans me préoccuper des questions, ni des réponses que je donnais.
- Tour de poitrine ?
- 85B.

Quoi ? Est ce que j’ai VRAIMENT répondu à cette question ?
- Mademoiselle, nous ne sommes pas chez le médecin ! Si vous passiez moins de temps à rêver et plus de temps à écouter, vous auriez remarqué que je ne posais ces questions indiscrètes à personne.
Toute la classe hurla de rire, y compris le garçon dont j’ignorais le nom.
Touchée…
Coulée…

Je me recroquevillai sur ma chaise et tentai de me faire oublier. Ce fût très difficile car tous les gens de ma classe me regardaient et je m’appliquais à ne croiser aucun regard. J’étais MORTE DE HONTE. MRD. Si seulement je n’avais pas sombré dans ses yeux, je ne serai pas passée pour une cloche. En parlant de cloche ; celle annonçant le début de la récré viens de sonner. J’avais au moins appris quelque chose durant le reste de ce foutu appel : il s’appelle Nicolas Barlinni.

- TU AS FAIS QUOI ? m’ont demandé la partie des decem de 3A en pouffant.
- Le prof faisait l’appel et il m’a grillée en train de rêver. Il m’a posé des questions pour voir si je réagissais, dont ma taille de soutif. J’étais tellement distraite que je lui ai répondu, répétai-je avant d’éclater de rire. C’est fou comme c’est rassurant d’avoir des amies qui ne se moquent pas de toi.
Le reste de la journée se déroula normalement à part que j’eus droit à de nombreux sarcasmes et moqueries.

Driiiiinngg !
Ouf.
Sauvée par le gong. Je fis rapidement la bise à mes amies avant de m’engager sur le chemin qui me ramènerait chez moi.
- Anna ! cria une voix inconnue.
- Quoi ? fit-je sans me retourner.
- Sympa ton petit 85B.
Elégant.
Très élégant.
Celui qui a prononcé cette phrase est un homme mort. MRD. Que faire, que faire… Je suis paralysée. Une réponse qui tue, une réponse qui tue… Vite !!
Ooops. Je viens de me retourner : Nicolas.
- Quoi ? finis-je par répéter bêtement.
Aïe ! Ratée, la réponse qui tue.
- Tu veux prendre quelque chose au café du coin ?
J’hésite. Me ridiculiser ? Ou tenter le tout pour le tout ?
Mon instinct me soufflait de partir en courant mais j’en décidais autrement.
- T’es sûr ?
- Certain. Je veux juste te connaître.
- Bon, ça marche.

Nous nous engageons dans la rue principale de St Vivien, mon village, en silence.
- Tu es nouveau ? finis-je par demander.
- Non. Je suis de Haye.
Notre collège recense essentiellement les élèves de 3 villages : St Vivien, Haye-les-Roses et Beaubourg (pour les nuls en géo, ça se trouve dans le Var).
- Je ne t’avais jamais vu avant.
- Le collège ne tourne pas forcément autour de ta classe des années passées, Miss. Je suis avec les mêmes élèves depuis 2 ans.
Oh ! Comment je peux me fourrer dans un pétrin pareil. C’est pas possible ! Lorsqu’un beau garçon vous parle, les réponses de la mort qui tue vous viennent toujours après ! Le monde est trop injuste.
- Oh c’est bon…

Magnifique, vraiment.
Bravo.

Nous arrivons enfin sur la place, devant le Café de la Place (très inventifs les proprios). Nous nous installons en terrasse. Un serveur nous demande ce que nous voulons boire :
- Un café au lait, s’il vous plaît.
Ah !!! Un adepte de café… Je ne suis donc pas la seule… J’adooore ça, toutes mes copines pensent que je suis folle. C’est génial!!… J’opte quand même pour un jus de fruit, histoire de faire genre…
Genre de quoi vous me direz ? Je sais pas. Mais bon on n’a jamais l’esprit clair lorsque on est en face d’un beau garçon :
- Jus de fruit s’il vous plaît.
- Alors sinon, mis a part ton tour de poitrine? Tu n’es pas trop déçue de ta classe ?
- Ben… en fait, nous les decem, on est dix et la répartition des classes fait que nous sommes 5 en 3A et 5 en 3B.
- Ah, je vois.
- Et toi ?
- Non, vu que tu es dans ma classe ça va.

OK. Il a au moins le mérite d’être direct. Nous buvons en silence. Je regarde son café avec envie.

- Tu en veux ?
J’hésite à répondre.
- Mais si, ça ne me dérange pas.
- Rien qu’une gorgée alors.
Quand nous avons fini le serveur nous donne l’addition.
- Non laisse, c’est pour moi, m’offre-t-il.
- Bah merci…
- Non… T’en fais pas ça me fait plaisir.
Tout lui fait plaisir à ce mec là ou quoi ?
Nous sommes à l’arrêt de son bus.
- C’était génial ! Tu fais quelque chose samedi ?
Oh mon dieu ! Il m’invite quelque part !
- Un ciné ? Ça te dit ? propose-t-il.
- Ouais super !

Le samedi se déroule divinement bien. A partir de ce moment là, vivons de vrais moments de complicité : Nous caricaturons les profs, nous nous revoyons souvent en dehors des cours, surtout au café. Il suffisait que j’accroche son regard en cours pour qu’il me réponde par un clin d’œil et n’arrête pas de me couler des regards si tendres et si… (Oh ça va, je n’ai jamais été gaga devant quelqu’un).
J’étais sous le charme…
C’était trop beau.
Trop beau pour être vrai.

Vendredi 9 décembre.

Il fait un temps de chien. Les radiateurs du collège fonctionnent à plein régime. Dehors, il fait 2°C. Quel temps pour mois de novembre, surtout sur la côte d’azur.
Nous sommes en étude.
Nous nous emm…dons.
Une amie prend une feuille :

- Les filles ! Faîtes le classement des plus beaux garçons.
Enfantin.
Mais nous acceptons quand même, histoire de nous tirer de l’ennui mortel que produit les heures d’étude pendant lesquelles on n’a ni le droit de parler, ni celui de… En fait, on ne peut rien faire, sauf nos devoirs. Sauf que lorsqu’on approche de la période de Noël… et ben on en a plus. Les profs aussi s’emballent alors on en a plus du tout !
Bref :
La majorité élit Jérémy (quelqu’un qui pourrait rivaliser avec Nicolas au niveau du physique)
Je contemple le résultat final :

Jérémy
Thomas
Nicolas.

Bon ce n’est pas si mal, je ne suis pas entièrement d’accord mais bon. Ma mission maintenant : Passer le mot à ma voisine (enfin pas si voisine que ça parce qu’elle est à deux tables en diagonale devant moi)

Délicat.

Très délicat.

Je balance discrètement le mot. Malheureusement, la CPE (conseillère principale d’éducation ou bien encore cruelle pionne emm….dante) a la vision d’un faucon. Au moindre mouvement, t’es grillé. Pas de chance, c’est son jour de surveillance. C’est une femme du genre Ombrage dans Harry Potter (En fait, c’est pas du genre,… c’est carrément ça !!!) Elle cherche une raison pour te punir même si t’as rien fait du tout.
- GRIMMY !!!
- Oui madame.
- VENEZ ICI AVEC CE QUE VOUS AVEZ LANCÉ !!!
- Mais…
- 1 heure de colle (je vous l’avais dit : Ombrage)
- Mais…
- 1 heure et demie.
- Madame…
- 2 heures
Je soupire.
- 2 heures et demie.
Je prends mes affaires et lui apportes le mot. Elle le lit à voix haute : les trois gars les plus beauxde la classe : Jérémy, Thomas et Nicolas.
- Vous viendrez mercredi après-midi en colle pour 3 heures.
Génial. Ma mère va me tuer, je me suis fait coller 1 fois et ça a été une scène de ménage à la maison.
Mais non madame, je n’envoyais pas de mot ! Vous devriez changer de lunettes, m’dame ! Je mourrai d’envie de lui balancer un truc dans le genre dans la figure… Mais évidemment je ne le fais pas. Oh la la ! Quelle galère je vais me faire dé-chi-rer !!!
Mais ces heures de colles sont de minuscules détails, hein ? Parce que ça deviendra bien pire car ce petit mot va prendre des proportions…

Titanesques.

A la sortie des cours, je rejoins Nicolas pour prendre un café au Café de la Place, comme nous le faisions tous les soirs depuis notre rencontre. Tellement régulièrement que le serveur a fini par ne plus nous faire payer. Je pense qu’il avait surprit notre petit jeu café-jus de fruit
- J’ai entendu pour les 3 heures de colles.
- Ouais ma mère va me tuer.
- Ne t’en fait pas. Tu as déjà été déléguée ?
- Non, jamais de la vie.
- Et bien ma vieille, c’est soit tes 3 heures, soit t’es déléguée.
- Comment ça ?
- Mercredi de 13h30 à 16h30, il y a une réunion de délégués, la première. Les gens de notre classe voudront sûrement voter pour toi, si c’est pour te sauver des griffes de la vieille Armande (eh oui Armande Barnoux, c’est la CPE).
- Quand… ?
- Lundi de 8h à 9h.
- Je…
Nous arrivons au café. Je commande un jus de fruit et lui un café. Par habitude, nous échangeons tasse et verre.
- Tu penses que ça va marcher ?
- Oui, j’en parlerai à mon père qui est un ami de la principale. Il n’aime vraiment pas les méthodes de Barnoux. Ne te fais plus de soucis pour ça.
Je reste sceptique :
- Ouais…
Les boissons achevées, nous nous quittons en silence. Bien évidemment, il est hors de question que je touche un mot à ma mère de ce qui venait de se passer (je vis seule avec Maman, mon père est parti quand j’avais 2 ans).
Je passe le palier.
- M’man, je suis là !

Ben vous vous demandez sûrement quand est ce que ce sera le pire que je vous avais promis et blablabla et si ça va se décoincer entre Nico et moi et gnagnagna…

Sachez que tout vient en son temps.

Donc je disais…

Le lundi matin, tout le monde était au courant pour le vote des délégués et … pour le n°1 des 3 plus beaux gars aussi.
- Eh Grimmy, ça marche entre toi et Jérémy…
- Eh Anna…
Bon le plan de Nico a marché, je suis déléguée, j’irai à la réunion et ma colle est annulée. Et je soupçonne la principale d’y être pour quelque chose. En revanche, à la fin de la matinée, je reçois un petit mot :

Veux tu sortir avec moi ?
Jérémy

Coup de massue. D’accord ce mec est mignon et tout mais est-ce qu’il a cru que parce qu’il était 1er de la liste J’ai juste passé ce mot a une fille de ma classe

C’est incroyable comment ils pigent rien à rien ces mecs.
Je me prépare à lui dire qu’il y a un malentendu lorsqu’une amie me dit :
- Dis lui oui, il ne demande pas à tout le monde.
- Allez tu serais bête de refuser…
J’ai accepté….. Au grand péril de mon amitié avec Nicolas.

ERREUR !!!

GROSSIERE ERREUR !!!

NE JAMAIS SORTIR AVEC UN GARCON QUE L’ON AIME PAS !!!

Cela peut avoir des conséquences désastreuses.
D’abord, Jérémy c’est un allumeur et c’est aussi la première fois qu’il fois qu’il sort avec une fille : il a autant d’expérience qu’un nouveau-né. Ensuite bah voilà : je ne l’aime pas. Pas du tout mon genre.
A la sortie, je m’avance vers Nicolas :
- Désolé je peux pas aller au café, j’ai rendez-vous chez l’orthodontiste, me dit-il.
Et il se sauve en courant. C’est quoi ce mensonge ? Il n’a pas besoin d’appareil dentaire, il a de magnifiques dents blanches et parfaitement alignées… Ouais, il y a des problèmes dans l’air ou je ne m’appelle pas Anna.
Je rentre le cœur lourd.
- Voila Jérémy ! me prévient une amie le lendemain matin.
Oh là, il arrive, il s’avance…
- Anna ?
Il s’approche et soudain je me dis que si il veut sortir avec moi, il veut aussi m’embrasser SUR LA BOUCHE. Bon je prends sur moi. J’ai lu que c’était super.
Lui, apparemment, n’est pas du même avis, il préfère me faire juste un petit bisou de rien du tout.
Mes lèvres rencontrent les siennes. Sauf que c’est seulement à moitié.

M… ! J’ai visé à côté.

Rouge de honte, je me précipite aux toilettes.

Nicolas, témoin de la scène part (où ? vous voulez le savoir hein ? Eh ben je vais vous le dire : ailleurs. Voilà).
Beurk ! J’ai envie de vomir : c’était horrible ! Ne plus jamais croire ces foutus magazines pour ados.
Pendant l’heure d’étude (surveillée pas Barnoux, qui observe les élèves comme un aigle surveille une proie en espérant la moindre faille dans leur comportement. Hum ? Elle en aurait pas après moi elle ?), je prépare deux mots : l’un destiné à Jérémy, l’autre à Nicolas.
Sur celui de Jérémy j’écris :
Jérémy, désolée. Je ne peux pas continuer à sortir avec toi. Je ne peux pas. Je suis vraiment désolée.

Je le roule en boule et le lance à Jérémy, à l’autre bout de la salle. Pas voyant… du tout. Mais je m’en contrefiche. Tout ce que je veux c’est larguer cet horrible Jérémy et retrouver mon Nicolas.

- GRIMMY ! 1h. ET VOUS NE M’ECHAPPEREZ PAS CETTE FOIS. A CE SOIR !

Jérémy a lu le message. 10 secondes plus tard, montre en main, je reçois une réponse :
Anna, je te comprends. Je ne t’en veux pas mais je suis déçu. Jérémy
Ne vous apitoyez pas sur son sort, il retrouvera Julie (une petite garce) à la récré.

Sur celui de Nicolas je mets :

Nico, Je t’aime. Je t’aime depuis que je t’ai vu. Je ne veux pas te perdre. Pardonne-moi, j’ai été idiote.

Rendez-vous au Café de la Place, si tu veux encore de moi, à 17h30 (je suis collée).

Anna

La récré sonne. Je vais déposer la « lettre » dans son casier. Et me prépare psychologiquement à ma colle.

17h15. Ouf ! Après une heure d’ennui à faire des lignes sous la surveillance d’Ombrage (non non, je n’ai pas de cicatrices sur la main, je n’ai pas écrit avec mon propre sang), je cours aux toilettes m’arranger un peu (ben oui, vous n’avez jamais apporté de brosse ou de maquillage au collège ?).

Et file vers le café.
Il est là.
Je m’assois en face de lui.
Le serveur arrive :
- Un jus de fruit, commandai-je.
- Moi aussi.
Ben voyons, il doit vraiment être fâché pour ne pas prendre de café.
- Tu sais, je ne… dit-je.
- Non, c’est moi. Je suis désolé. Je crois que…

Et il posa ses lèvres sur les miennes.

Je ne sais pas combien de temps s’écoula pendant ce merveilleux baiser, ni comment il m’avait pardonnée. Je n’avais pas besoin de le savoir et d’ailleurs. En fait, il ne devait aucunement me le dire sinon je le tuais.
Nous n’avions même pas besoin de nous parler pour nous comprendre.
C’était inutile.
Nous étions faits l’un pour l’autre, nous le savions.
Le serveur aussi, car lorsque notre commande arriva…

Il posa deux tasses de café sur la table.

Rhhhhoooo, il est trop mignon ce texte, bravo Marion, je pense que tous les coeurs des taraddicts romantiques vont battre pour cette jolie histoire.

HACA fans de Tara !

Vous les merveilleux artistes
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 12 avril 2009 @ 18:05

Je suis une absolue fondue de peinture. C’est probablement du au fait que je suis totalement nulle en dessin. En fait, il faudrait inventer un nouveau mot pour plusquenulle. Proche du zéro absolu. Mes maisons n’arrivent même pas à ressembler à des maisons, tellement elles sont bancales et l’architecte egyptien (mince, me rappelle plus son nom moi !) d’Astérix et Cléopatre les fait plus droites que moi…

Tous les fans de Tara connaissent l’histoire de la vache marguerite et de mes deux filles, qui, de nouveau, a prouvé, s’il en était besoin que mon tout petit talent était bien dans l’écriture, pas dans le dessin.

Comme je suis totalement fan, je suis allée, avec Philippe et les filles voir une sublime exposition sur les primitifs Italiens. Ces peintres du moyen-âge, qui de 1200 à 1500 ont fait évoluer la peinture, passant de scènes exclusivement lithurgiques (on rigolait pas avec les images de ce temps là !) à des scènes plus figuratives. Qui ont essayé de recréer ce qu’ils voyaient, sans avoir toujours les outils nécessaires pour le faire, qui, petit à petit, ont apprivoisé les perspectives, les couleurs (le bleu, du lapis-lazulis qu’il fallait broyer, et qui coutait une fortune, ou l’or, qui était…de l’or, d’où le coût des oeuvres qui étaient en général commandées par des églises qui avaient la richesse nécessaire pour payer les artistes) etc.

Pour moi, ces oeuvres n’ont rien de « primitives » en ce sens qu’elles sont déjà d’une grande richesse, mais c’est ainsi que ces peintres sont nommés car ils étaient les « premiers », comme l’étaient les primitifs Flamands (OMMMMMMMMM Jan Van Eyck !). J’étais déjà allée aux Offices, à Florence, admirer les Lippi et les Botticelli ou les Fra Angelico. Puis à Bruxelles, Anvers et Bruges, pour les expositions sur les primitifs flamands, qui, à mon sens, étaient plus sophistiqués que les italiens. M’enfin bref. Le fait est qu’en j’en suis encore bouche bée tellement c’est beau. D’ailleurs, c’est un tableau de Fouquet, Agnès Sorel, qui m’a inspiré La couleur de l’Ame des Anges.

Au passage, je me disais, que si quelqu’un créait quelque chose qui n’existait pas avant, serait il considéré comme un primitif par les générations suivantes ? Par exemple, seront nous les « primitifs internet » d’ici cinq cent ans ? Comme nos parents ont été les « primitifs » de la télévision ?

Sommes nous les primitifs de Tara ? niarf !

Donc, lorsque je reçois des centaines de dessins sur les animaux et la flore d’AutreMonde, qui sont plus beaux les uns que les autres, ce qui fait que j’ai vraiment du mal à faire déjà une première selection, je me dis qu’au moins, vous, merveilleux taraddicts, vous savez dessiner. Alors encore merci de tous vos efforts, cela faisait déjà longtemps que je voulais féliciter tous les artistes (si si, vous êtes des artistes !) qui participent aux concours d’AutreMonde et font qu’un petit bout de leur talent accompagne Tara à jamais.

Je vous aime fans de Tara ! HACA !

Embarras, Lille, Epinal et lecture premier chapitre
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 05 avril 2009 @ 18:16

Vous est il déjà arrivé de vous retrouver dans une situation si embarrassante que vous n’avez juste aucune solution pour vous en sortir ?

Moi oui. Et assez souvent d’ailleurs. Parce que je suis tellement plongée dans AutreMonde que parfois, ben je ne fais pas du tout attention à ce que je fais. Illustration :

J’étais dans un joli hôtel avec plein de chambres, ce qui pour un hôtel est assez logique…donc, me voici avec ma carte en face de ma chambre. Vous savez, maintenant, fini les clefs bien lourdes, vive l’electronique.

Sauf que, contrairement aux clefs, l’electronique tombe en panne. Assez souvent pour provoquer un certain nombre de jurons assez colorés de ma part. J’étais donc devant la porte, je mets la carte. Et le machin passe au rouge. Je change la carte de sens. Et le machin reste toujours au rouge. Je renverse la carte sens dessus dessous, même chose. Je rééssaye dans tous les sens, rien à faire, le truc rouge me nargue.

Je donne un grand coup de pied dans la porte.

Ca fait boum.

Et c’est tout. enfin si, ça fait un truc. Je me suis fait mal au pied.

-’tain, ‘del de ‘erde m’exclame-je foutue porte à la onc ! Je réessaye une dernière fois super furax et oh, miracle la porte s’ouvre.

Sur un monsieur, une serviette nouée autour de son ventre bedonnant et poilu, la tête couverte de savon.

C’était la bonne carte. C’était pas la bonne chambre.

- YES ? me fait il d’un ton super suspicieux.

Les yeux écarquillés, je regarde le monsieur, qui clignait les siens parce que le shampoing lui coulait dedans.

- Oh my God ! fais je horriblement embarrassée, I made a mistake, it’s not my room !

- Sure ! me répondit il froidement et il m’a claqué la porte au nez. Ooopps !

Très mortifiée, je suis redescendue à la reception. Parce que bien sûr, j’étais incapable de me souvenir du numéro de ma chambre. J’ai expliqué ce qui s’était passé au concierge qui a trouvé cela très drôle…enfin surtout que je ne me souvienne plus du numéro de ma chambre, alors que nous étions dans l’hôtel depuis déjà deux jours…hmmmpf.

Le soir même nous avons diné à l’hôtel. Absolument manque de bol, le monsieur en question, sa serviette et le shampoing en moins, dinait en compagnie de ses amis juste à la table à côté. Il m’a désigné et ils m’ont tous dévisagée. Je pense qu’ils se murmuraient les uns les autres que j’étais une voleuse internationale, prise en flagrant délit, alors que j’allais cambrioler leur copain.

Cela dit, je suis assez contente de ne pas être tombée sur un trafiquant de drogue colombien (bon, cela dit, au ski, doit pas y en avoir si souvent que ça, même si ledit trafiquant aime la poudre…niarf !), parce que je pense que je ne serais pas ici pour en parler. Imaginez la scène. Moi, tentant d’ouvrir la porte. Lui ouvrant la porte :
Moi :
- Oh je suis déso…
Lui sortant son revolver
- Pan !
Moi (sous forme de fantome)
-…lée.

loool !

Bon, étant tout à fait vivante…Même si je en sais pas pour combien de temps…je précise deux trois trucs. Je ne serais pas à Lille, pour la convention d’animation du fait du retard de Tara Duncan, j’ai du annuler mon déplacement. Je suis désolée. Pour l’instant, je suis inscrite pour les Imaginales d’Epinal le samedi 16 Mai mais si je continue à avoir autant de retard, j’ai bien peur de devoir annuler aussi, parce que cela me prend beaucoup de temps.

En revanche, la lecture du premier chapitre est confirmée pour le week end du 6/7 Juin. Mais si c’est le 6, ce sera de 10H du matin à 13H30, ce qui ne sera pas forcément facile pour tout le monde, parce qu’ils ont une pièce après, sinon ce sera le 7 Juin, de 13H à 17H, mais c’est le jour de la fête des mères, à vous de me dire ce qui est le plus facile pour vous, qui parfois venez de loin. Attention, comme l’année dernière, les places sont limitées, alors il faudra vous inscrire rapidement la liste s’allonge déjà.

J’ai récemment recu des tas de mails bizarres, me demandant si on disait « écrire un livre » ou « écrire un manuscrit ». Je ne sais pas qui a eu l’idée débi…euh, pour le moins curieuse qu’il fallait dire « écrire un manuscrit ». Personne ne dit cela dans les milieux littéraires. C’est plutôt « alors ? tu en es où dans ton prochain bouquin »…qui entraine souvent la réponse « la vache! crévindiou de bouquin, j’avance pas ! ». Et si on le tape, ben on dit un tapuscrit, ce qui est encore moins utilisé par les auteurs que Manuscrit. Voilà voilà j’espère qu’au moins ce point est clair.

HACA fans de Tara ! Vous nem fort !

Bataille de blog
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 02 avril 2009 @ 12:32

J’ai décidé de poster en cours de semaine, plus tôt que d’habitude, du fait des bagarres entre taraddicts sur mon blog.

Puis je rappeler le premier H de HACA ? C’est Humour.

Prendre les choses avec humour permet de les dédramatiser. J’admet que ce n’est pas facile. Lorsque j’ai été attaquée et critiquée par des gens comme Collec ou Caroline, j’ai réagi à chaud au lieu de réfléchir et de prendre les choses calmement. Donc, si à 47 ans je réagis mal à des critiques, j’ai parfaitement conscience qu’à 12,13, 14,15, 16 etc ans, c’est bien pire, car on ne possède pas l’expérience pour controler ses émotions. Et puis parfois on a pas envie.

Nous sommes tous des êtres humains. Il est donc normal d’aimer les gens comme il est tout aussi normal de ne pas les aimer, rien ne garanti la sympathie.

Et je suis sincèrement désolée, Lliane, mais je suis d’accord avec Tiloti. Plein de tes posts étaient très drôles et m’ont fait rire, et plein de tes posts étaient d’une grande violence d’une façon tout à fait inutile. Tu ne t’en rends sans doute pas compte, mais tu fais peur aux plus jeunes des taraddicts, qui du coup, ont tendance à réagir avec agressivité et très stupidement, comme l’a fait Ewilan.

En dépit de toute l’affection que j’ai pour toi, j’approuve ta décision de ne plus poster, je désire également que tu ne t’occupes plus du forum, qui doit être géré par des taraddicts plus décontractés et moins agressifs dans leurs réactions.

J’ai conscience que tu as vraiment adhéré à la vie des taraddicts et je t’en remercie, mais le post d’hier, où tu disais pleurer devant ton ordinateur parce que les gens réagissaient à tes réactions, m’a fait prendre conscience que je t’avais laissé trop t’impliquer et qu’il était temps que tu te consacres plus à ta vie de Lycéenne et moins à celle des taraddicts.

Je suis ravie que Tara t’ai apporté l’amour avec ta rencontre avec Honyasama, qui est un merveilleux taraddict.

Je pense que le blog est un lieu de convivialité et surtout d’amusement. La vie est bien assez dure comme ça, il faut que nous ayons des endroits où nous pouvons rire et nous décontracter c’est exactement ce que je veux proposer avec ce blog. Idem pour le forum, bien que je n’y aille pas, du fait de mon emploi du temps trop chargé.

A tous, je veux vous dire encore que je me considère comme très chanceuse de vous avoir comme fans et que mon unique but dans la vie est de vous faire rire et de vous surprendre avec les aventures délirantes de mes héros.

HACA fans de Tara !