Sympathie
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 23 février 2009 @ 12:48

C’est étrange la sympathie. Dans la vie, tout à coup, sans savoir pourquoi, vous vous prenez de sympathie pour quelqu’un que vous trouvez charmant ou charmante, drôle, intéressant etc etc etc.

Un célébre chercheur dit que c’est à cause des phéromones, ces molécules odorantes émises par tous les corps vivants et qui sont perçues par notre inconscient.

Je n’ai pas besoin de renifler quelqu’un pour le trouver sympathique. En revanche s’il ne se lave pas, c’est sûr je vais le trouver antipathique !

Je me faisais cette reflexion, car nous avons passé un week end délicieux chez des amis totalement absolument et définitivement adorables. Non seulement ce sont de merveilleux hôtes mais de plus ils nous ont régalé de musique classique, jouée par deux formidables pianistes, Frédérique et Pierre.

Je n’ai pas eu d’atomes crochus avec certains de leurs invités, en revanche, j’ai vraiment sympathisé avec d’autres et je me demandais pourquoi avec eux, plutôt qu’avec les autres.

Le cerveau humain est très très étrange.

Je me souviens, dans une classe, je crois que c’était en sixième au Lycée Saint James, je me suis prise d’une haine farouche pour une fille assez méprisante. Je la trouvais snob, pétasse et détestable. Ses parents étaient très riches et elle frimait pas mal. A force de la détester, elle a finit par réaliser qu’il y avait un problème avec moi et elle m’a pas mal pourrit la vie (et oui, y’a pas qu’à vous que ça arrive hein !). Etant très renfermée lorsque j’étais jeune, j’ai souffert en silence, alors qu’elle montait toute la classe contre moi.

Bon, cela dit, je n’avais qu’à assumer, après tout, c’était moi qui avais commencé. Et puis elle est probablement à l’origine de ma passion des livres, car je me réfugiais dans les X-Mens, les Asimov et autres Heinlein ou Zelazny pour lui échapper.

Il y a quelques jours dans un magasin, je l’ai revue. Elle avait peu changé physiquement, et elle tentait de négocier avec la vendeuse pour un jogging à 40 euros, deux chèques à mettre à quinze jours d’intervalle. Elle était mal habillée, elle avait les cheveux gras et sales.

C’est parfaitement mesquin, totalement méchant, mais j’ai éprouvé un délicieux sentiment de revanche. Ce qui est idiot, parce que moi aussi, il m’est arrivé d’avoir des fins de mois difficiles, lorsque les filles étaient petites et que Philippe et moi nous nous battions pas mal pour gagner notre vie, donc j’étais vraiment mal placée pour la regarder de haut.

Ben c’est pourtant ce que j’ai fait. J’ai acheté une très jolie robe pour Marine (c’était un magasin plutôt pour les ados dans lequel j’étais rentrée pour trouver des trucs pour les filles) que je me suis fait un immense plaisir de payer cash devant elle. En la regardant fixement avec un grand sourire.

Elle a relevé la tête et je pense qu’elle m’a reconnue, parce qu’elle immédiatement cessé de discuter avec la vendeuse pour acheter le jogging, a tourné les talons et est sortie du magasin.

Là, je l’avoue j’ai regretté, après tout, la peste de mon enfance était bien loin, cette petite revanche était inutile. Mais au fond, tout au fond, là où la nature humaine est vraiment mesquine et revancharde, je l’avoue sincèrement, je ressens encore une pointe de plaisir.

Et c’est cela qu’il faut se dire, lorsqu’on est la victime d’imbéciles, de tyrans, de violents. Nous grandissons, oh oui, nous grandissons.

Et souvent, la vie nous venge…

HACA fans de Tara !

Saint Valentin
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 15 février 2009 @ 22:06

Etant moi-même totalement amoureuse de mon mari depuis maintenant 27 ans, évidemment j’aime beaucoup la Saint Valentin. En dehors du fait que cela correspond aux vacances de Février où j’ai tout mon petit monde à moi (enfin, j’avais, vu que mes filles m’abandonnent pendant les vacances maintenant qu’elles sont grandes ouiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnn).

C’est le moment où les fleurs peuvent se faire du souci…

J’adore les fleurs, je le confesse.

Dommage pour elles.

Philippe le sait bien. Donc, hier, il m’a rapporté un magnifique bouquet de roses rouges, tel le fier chasseur de mammouth rapportant son trophée à sa dulcinée afin de lui prouver son amour.

D’ailleurs, je vais enquéter sur les migrations de Mammouths à l’époque préhistorique, afin de vérifier si elles se déroulaient au mois de Février, ce qui expliquerait pourquoi nos doux guerriers déposent leurs offrandes à nos pieds à ce moment…

Cela dit, c’est moins fatiguant et moins dangereux d’aller acheter un bouquet de fleurs chez le marchand que d’aller affronter un machin de plusieurs tonnes, poilu et en colère.

Ca serait rigolo non ? Vous imaginez, la discussion dans un diner « La Saint Valentin ? quand même c’est amusant de penser que tout ça, ça vient des mammouths »

Je vois déjà les regards poliment perplexes des gens.

Je vais essayer lors de mon prochain diner…enfin chez quelqu’un chez qui je n’espérerais pas être invitée de nouveau, du moins…niarf.

Comment ça je me pose des questions bizarres ? Ben quoi, vous le savez, vous pourquoi c’est à la Saint Valentin qu’on fête la fête des amoureux (et pourquoi pas à la Sainte Vénus ou à la Saint Amour hein ?)

J’attends vos réponses les Taraddicts et j’espère que certaines seront aussi loufoques que mes questions !

HACA ! Vous nem fort vous aussi !

Cernée !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 08 février 2009 @ 22:32

Marine a attrapé une monstrueuse conjonctivite et une rhinopharingite, Philippe a attrapé une monstrueuse grippe qui s’est transformée en bronchite. Du coup, ça tousse, ça crache et ça mouche sec à la maison. Comme chaque année, j’envisage sérieusement la combinaison anti-bactérienne ! pffff !

C’est la même chose à chaque fois. Je me dis « je vais faire vacciner tout le monde ». Et quand je propose ça, mystérieusement, tout le monde a plein de trucs à faire, à réviser, des rendez-vous super importants et je me sens très « évitée » pendant quelques jours, le temps que je renonce à faire piquer tout la petite maison.

Evidemment, lorsqu’ils tombent malade, à qui font ils des yeux de chiens battus, genre le Chat Potté de Shrek, à côté c’est de la rigolade ? Ben à moi pardi !

Diane a évité la contagion en restant à Lyon ce week end, la lacheuse…

Du coup, j’évite soigneusement mon mari, qui étant d’un naturel affectueux, comme moi, à tendant à me prendre tendrement dans ses bras très souvent…en ce moment il se heurte à un très sec « si tu me touches, ta vie va être nettement plus courte que prévu » ce qui le renvoie dans son côté du lit, l’air boudeur et désemparé.

Le pire c’est la nuit. Beaucoup d’entre vous sont trop jeunes pour connaitre ça, mais les plus vieux comprendront, surtout ceux qui doivent supporter un conjoint/conjointe annexeur d’espace.

Régulièrement la nuit, Philippe se rapproche de moi. Moi, tout ce que je demande, ce sont mes 90 centimètres de matelas, pas un centimètre de plus pas un de moins. Et lorsqu’un bras, puis une jambe commence à envahir mon espace personnel, je me sens des envies de meurtre. Je repousse donc l’envahisseur énergiquement. Comme il dort profondément, il ne s’en rend pas compte et en général ne recommence pas…enfin pas avant la nuit suivante.

Mais en ce moment, comme il est tout plein de microbes, disons que j’ai institué une zone de non-contact un peu plus grande que d’habitude. Du coup, cette nuit j’ai poussé un peu trop fort et il a faillit terminer par terre…ooppps ! Heureusement, il ne s’est pas réveillé et je m’en suis tiré avec une grosse crise de fou rire dans mon coin, recroquevillée pour qu’il ne m’entende pas.

C’est décidé, l’année prochaine, protestation ou pas, je les fais tous vacciner ! Ah mais !

HACA les taraddicts !

course de luge
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 02 février 2009 @ 18:15

Je sais, je sais, je suis en retard, mais internet a été capricieux ce matin…pffff

Et puis j’ai recu tout plein de mails ce week end, du coup j’ai passé une bonne partie de la matinée à vous répondre. Euh, Tara 7 va vraiment finir par être édité plus tard, entre vos mails et mes travaux je ne vais pas m’en sortir ouiiinnnnnn ! Bon cela dit, je n’ai pas travaillé ce week end.

Nous avons fait de la luge.

De la vraie luge, comme celles que nous avions lorsque nous étions enfants, pas ces machins en plastique qui vont à deux à l’heure et collent à la neige, crévingdiou ! (pardon pardon, petite réminiscence du fameux bon vieux temps, vu mon grand âge, c’est excusable).

Donc, de bonnes vieilles luges en bois, avec une grande lanière pour se tenir (genre rênes de cheval, Hola Bijoux, Hola !) auquelles je m’agrippais désespérement.

Quelqu’un aurait pu me prévenir que ça allait aussi vite, hein, parce que moi, j’ai regardé la pente (très…euh…pentue), ma luge, les copains (on était nombreux), j’ai fait un grand sourire (genre même pas peur) et j’y suis allée.

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH, c’est à peu près le son que j’ai proféré…enfin une fois que j’ai eu réussi à récupérer ma voix. La vache comme dirait Maitre Chem, ça allait super vite !

Par une espèce de miracle étonnant je ne suis pas tombée. Toute fierté et frime envolée, je freinais des quatre fers tandis que la luge filait à fond. Heureusement que la pente remontait !

Je crois que les talons de mes moonboots fumaient ! Et les copains qui criaient « lache toi, Sophie, lache toi ».

Je t’en foutr…ficherais des « lache toi » moi.

Je voyais le groupe qui était déjà en bas se rapprocher à toute vitesse et mon cerveau est passé de « il faut que je tienne il faut que je tienne » à « bon sang, mais où sont les freins ! »

Soyons clair, je me suis arrétée, parce que euh, ce sont eux qui m’ont arrété. En fait je leur suis tout bonnement rentrée dedans.

Mais pas que dans eux hein, dans les panneaux, les poteaux, les murs, les fermes, les vaches, les barrières, les promeneurs (eux, ils ont vraiment, mais vraiment regretté d’avoir prit ce chemin), les arbres (y’a trop d’arbres dans cette forêt c’est moi qui vous le dis !), les chiens, les chevaux…d’accord, j’exagère pour les chevaux, mais tout juste !

C’était très, mais très rigolo. Juste un bémol. Depuis hier, Philippe s’assied très très précautionneusement, je crois bien qu’il s’est un peu abimé le coccyx, genre moi, je saute plus haut que les autres, je retombe et aie aie aie !) C’est rigolo, il a les fesses bleues !

Aussi, quand ce matin en ouvrant les volets j’ai vu qu’il neigeait, j’étais trop contente ! « regarde chéri, on va pouvoir refaire de la luge ! »
Je ne sais pas pourquoi, mais mon mari a eu un sourire crispé et il a gémit.

Loooool !

Vous nem les taraddicts !