Exercice de style
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 30 novembre 2008 @ 12:03

J’ai eu une passionnante conversation.

- Tu sais pourquoi tu n’arrives pas à vendre autant que Harry Potter ? m’a t on demandé.
Moi
- Euuuh non ?
- Parce que quand les gens ouvrent ton livre, ils pensent tomber sur un truc assez simple et ils tombent sur du James Joyce.
Moi, les yeux écarquillés.
- Euh, oui, je suis super flattée d’être comparée à ce monument de la littérature qu’est James Joyce, m’enfin je ne vois pas bien le rapport.
- Un homme est blessé, il souffre, il va mourir, comment tu décris la scène ?
Moi, en pleine imagination créatrice :
- La douleur était comme un feu blanc dans son esprit. Jamais il n’aurait pu imaginer qu’on pouvait rester conscient en souffrant autant. Elle le rongeait comme un animal vivant, grignotant ses entrailles, s’enfouissant plus profondément, encore et encore. L’épée s’était taillée un chemin dans son ventre, acier glacé dans le brasier de son sang. Froid, il avait si froid. Et soif aussi, même si l’idée de boire le révulsait. On lui avait dit que lorsqu’on mourait, sa vie défilait devant ses yeux. Quelle vie ? Il était si jeune ! Il n’avait rien vécu. Jamais connu les lèvres douces d’une femme et ses bras accueillants. A peine éprouvé l’amitié virile des autres guerriers mais jamais leur reconnaissance de son fiévreux talent.
Avec son sang, lac vermeil qui s’étendait encore et encore, sa vie le quittait. Bientôt sa nuque blonde ployait en arrière, si lourde, trop lourde et le sommeil s’emparait de lui. Sa dernière vision fut celle d’un noir corbeau qui le guettait, patient, sur une branche dénudée par le froid de l’hiver. Sa dernière pensée fut qu’au moins, en ce jour terrible de bataille, quelqu’un serait content…et terminerait la journée le ventre plein.
- Bien bien, maintenant voici ce qu’un auteur simple aurait écrit : L’homme avait mal. Il était blessé. Il mourut.
Moi, la bouche ouverte de stupéfaction :
- Mais…mais ça ne décrit rien !
- Mais c’est exactement cela. Pourquoi les gens qui ne connaissaient pas Tara Duncan et ont commencé par le tome 6 ont ils écrit sur Fnac et sur Amazon que ton écriture était confuse, et que ton livre était mauvais ? Ni pour la première raison, ni pour la seconde, parce que tu as une belle écriture et que ton livre est bon. Mais ton style est compliqué. Il est impossible de rentrer dans l’histoire sans accomplir un véritable travail intellectuel. Or les gens sont paresseux. Tous ceux qui lisent Tara Duncan sont de plutôt bons élèves, qui aiment lire, et qui plus est, qui aiment lire de gros livres compliqués. Ils sont peut être 100 000 en France et c’est donc le maximum de ce que tu pourras atteindre si tu ne te mets pas plus à la portée des autres. Regarde Stephenie Meyer. Une histoire simple, une fille tombe amoureuse d’un vampire. Objectivement il ne se passe pas des masses de trucs pendant des pages et des pages, mais elle a déjà vendu dix fois plus que toi.
Moi, complétement désespérée :
- Je vais me jeter tout de suite par ta fenêtre, parce que je suis incapable de modifier l’histoire de Tara Duncan.
- Un livre est bon lorsqu’il y a un début, un milieu et une fin, et non pas une succession d’histoires et de missions qui sautent d’action en action, avec trois mille personnages ayant tous des noms impossibles.
Moi, au bord de la depression
- Ah la la, vous les lecteurs, vous êtes terribles !

Depuis, évidemment, je suis terrassée, démoralisée, vaincue. A cause de ma trop grande imagination, je suis un auteur maud…euh…un auteur confidentiel. Parce que, bien évidemment c’est vrai. J’ai relu les Tara et cela me parait clair. C’est compliqué, il y a des centaines de personnages, de lieux, de plantes, d’animaux, de situations. Ce livre ne peut tout simplement pas être lu par tout le monde.

Pourquoi, me direz vous, je vous révèle tout ça, chers fans de Tara ? Qui tels que je vous connais, allez protester vigoureusement en disant que vous aimez Tara Duncan telle qu’elle est, parce que vous êtes de vrais fans et que je vous adore.

Et bien c’est pour vous montrer à quel point il est difficile d’être un auteur. Vous me connaissez toujours joyeuse, pétillante et prête à rire avec vous de tout et de n’importe quoi. Mais, comme tout le monde, j’ai des failles, des moments de doute, de douleur et d’angoisse. C’est ridicule, mais je suis en train de sangloter depuis trois jours, même si, hier, au Salon du livre de Montreuil j’ai passé un excellent moment avec tous les lecteurs venus faire dédicacer leurs livres, si nombreux que j’ai du étendre la dédicace d’une heure supplémentaire. Sangloter pour un livre ! Quelle pathétique réaction, j’ai honte de moi, mais c’est impossible à réprimer.

C’est terrible, parce que vous pensez que vous avez du succès, les gens vous envient parce que vous êtes connue, vous passez à la télé, mais la réalité est tout autre.
Vous n’avez pas le choix.
Ou vous avez du succès, ou vous mourez. D’accord, pas dans le sang avec une épée dans les entrailles, ce qui est un peu excessif, mais du moins, vous mourez parce que les êtres humains sont ainsi faits. Il faut faire toujours mieux, toujours plus.

Car tout se réduit à cela. Plus vous vendez de livres, plus vous êtes connu, plus vous vendez de livres. Un cercle vertueux.

Sauf que je suis tellement habitée par mon monde et mes personnages qu’en dépit du nouveau scénario sur lequel je suis en train de travailler à partir de l’ancien, je me sens…perdue, dépossédée, meurtrie.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Arréter d’écrire ?

C’est ma vie, c’est mon sang, c’est ce qui me garde debout, avec l’amour de mon mari et de mes enfants. Mon Dieu, j’en suis incapable !

Allez, je vais cesser de me plaindre, il y a des gens bien plus malheureux que moi, beaucoup de misère, des SDF qui meurent dans le froid et l’indifférence, à côté de cet océan de douleur, je n’ai que de petits problèmes.
Mais ce sont les miens, à moi de trouver comment les régler.

Je vous aime Fans de Tara.

Le Lorroux, TF1, M6 et les cuissardes du Figaro
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 23 novembre 2008 @ 14:24

David Sire (il a un nom qui va bien avec les aventures de Tara moi je trouve) est le professeur d’une classe de CM2 au Lorroux, près de Nantes. Joli village qui fêtait hier la Sainte Catherine, le jour de la Sainte Cécile…ou le contraire, je suis pas sûre d’avoir bien compris.
Bref, les élèves de David travaillent avec les livres de Tara en Français, ce qui est génial. Du coup, David m’a demandé de venir les voir et comme depuis trois ans il hypno…il convert…il fait lire les Tara à ses élèves, pour le remercier, je suis venue hier.

Et pour cela, j’ai du prendre un train à 7 heures du matin.

Soyons clairs. Prendre un train, à 7 H du matin, un samedi matin, fait hair le monde entier. Avec une certaine virulence et beaucoup d’inventivité dans les jurons.

Je me lève tôt tous les matins, comme tout le monde et comme tout le monde, le samedi et le dimanche je suis super contente de pouvoir faire la grasse mat. Là, c’était raté.

J’ai donc comaté dans le train,

Enfin, j’ai tenté de comater dans le train et c’est là que j’ai commencé à détester plein de gens :

- j’ai profondément detesté le gentil monsieur de la SNCF qui annoncait toutes les trente secondes que je pouvais déguster des boissons chaudes et froides et des encas au bar voiture 14 et qui me réveillait en sursaut (tu sais où tu peux te les mettre tes boissons chaudes et froides ! pensais je avec une haine aussi chaude et froide que ses boissons)

- J’ai voué aux enfers les plus profonds le gentil controleur qui a controlé mon billet en plein milieu d’un rêve.

- J’ai maudit (jusqu’à la cinquième génération), l’horrible bonne femme qui hurlait dans son portable juste après que le troisième gentil monsieur de la SNCF ait annoncé que pour la tranquillité des voyageurs, les possesseurs de portables étaient priés d’aller parler sur les plateformes prévues à cet égard…

- J’ai condamné à la géhenne la plus monstrueuse, l’abruti qui n’arrétait pas de faire sonner son ordinateur portable à côté de moi, vous savez, cette musique insupportable gling gling gling quand on ouvre un ordinateur ? Ben pour une mystérieuse raison, son ordinateur n’arrétait pas de faire ce bruit là. Rahhhh, heureusement que je n’avais pas de couteau près de moi, parce que le pauvre type a faillit avoir une folle furieuse lui planter une lame au beau milieu de son ordinateur…

La prochaine fois qu’on me torture comme ça, je porte plainte auprès de la commission pour la défense des droits de l’homme et de la femme, parce que c’est limite inhumain. A sept heures du matin, on fout la paix aux gens et ON LES LAISSE DORMIR ! Bouse de traduc alors !

Je suis arrivée à Nantes, me suis bien évidemment trompée de sortie, ai rebroussé chemin et le papa de David était là, en train de m’attendre patiemment.

Ensuite, bien évidemment le bonheur de discuter avec des élèves enthousiastes et intelligents a complétement gommé les aléas du voyage. C’était génial, ils avaient super bien préparé leurs questions et on s’est bien amusés. Syrya est venue nous faire un petit coucou avec sa maman (elles ont fait 200 km pour venir, c’est vraiment adorable !), et je savais que les autres taraddicts nous attendaient à Saint Herblain l’après midi.
TF1 est venu filmer le remarquable travail de David, qui, sincérement, est l’un de ces professeurs qui redonnent foi en l’école. Quel bonheur ! Merci encore à tous les élèves de l’Ecole Saint Anne, à leur professeur et à la directrice de l’école, qui ont exceptionnellement ouvert l’Ecole pour accueillir les élèves, alors que le samedi matin, ils ne travaillent pas, et aussi pour leurs cadeaux, une souris pour mon ordinateur, deux bouteilles de muscadet pour philippe et un stylo.

Merci merci merci, Vous êtes une équipe formidable !

Ensuite, je suis allée à Saint Herblain, après un rapide déjeuner à la Cigale, délicieux restaurant à la sublime décoration art nouveau, classé aux monuments historiques, après être passé devant le magnifique chateau des Ducs de Bretagne. Waaah, il est vraiment très beau ce Chateau, d’autant qu’il a été restauré, je regrette de ne pas avoir eu le temps de le visiter.

Puis hop, direction Saint Herblain et les taraddicts étaient là, dont beaucoup sont venus de loin aussi pour se retrouver autout de la dédicace, je suis toujours très émue lorsque je vois l’affection dont vous m’entourez !

Polochon, Siah, Hony, Lliane, Nirnaeth, Fanny, Marion et plein d’autres étaient là.

Siah m’a donné les prototypes des badges et porte clefs Tara, ils sont géniaux, le fan club fait un super boulot, bravo à tous ses membres et à Hony, qui s’implique beaucoup. Marion avait fait un énorme Magister en tickets de métro (qu’est ce qu’on a rigolé !) avec Vaiolinou, Fanny m’a offert des chocolats et Siah m’a offert un dessin (waaah tu as super évolué dans ton travail de dessin Siah, bravo !), je vais vraiment vous gronder, gardez vos sous pour vous bon sang ! j’ai votre amour et votre affection, croyez moi, cela me suffit largement !

on a rigolé, on a discuté, j’ai signé des tas et des tas de dédicaces, à tel point qu’à 6H j’ai faillit rater mon train ! ooppps, j’ai sauté dedans et les portes se sont refermées au ras de mon manteau…glurps !

Là, j’ai tenté de re-comater (enfin, une fois que j’ai réussi à retrouver mon souffle) et hop, même chose qu’à l’aller, sauf que cette fois-ci, c’était un monsieur qui hurlait dans son portable. M’enfin c’était moins grave, parce que, pleine d’adrénaline, je n’avais pas vraiment envie de dormir. Donc, il y a eu nettement moins de malédictions que le matin…niarf !

Ce fut un beau voyage et une belle expérience, dont je suis ravie, j’espère que tout le monde s’est autant amusé que moi.

Enfin, j’ai les dates définitives du film qui a été tourné sur les taraddicts le 5 Octobre, il sortira sur le 66 mn du dimanche 7 décembre à 17H15, et pour les élèves du Lorroux, TF1 diffuse au journal de 20 H de mardi 25 novembre ou mercredi 26.

Ah, et pour ceux d’entre vous qui veulent vraiment rigoler, petite anecdote. Pour la photo du Figaro magazine, qui parait le Samedi 29 Novembre, nous avons réalisé la photo au Bois de Boulogne. Comme c’est une photo sensée illustrer l’un de mes livres préférés, l’Epée dans le Roc de TH White, j’avais donc mis des cuissardes, un pourpoint de velours bordeaux et des leggings couleur chair. Pour faire genre médiéval quoi…

Hum…

Mauvaise idée les cuissardes. Savez vous comment les pu…euh…femmes de petite vertue qui exercent leur activité au Bois de Boulogne sont vétues ?
Ben avec des cuissardes évidemment.
Donc, alors que la photographe venait à peine de planter ses projecteurs, des tas et des tas de gens très amicaux et très intéressés sont apparus de nulle part. Probablement persuadés que nous réalisions des photos porn… euh…particulières. La photographe devait les chasser sans cesse et je ne l’aidais pas beaucoup.

Toutes les trente secondes je lui disais :
- ne te retourne pas, mais je crois qu’il y a le petit poucet derrière toi ! La vache, y’a aussi ses grands frères dis donc.
ou alors
- Tu sais quoi ? il doit y avoir Blanche Neige dans le coin
elle me regardait, interloquée
- Quoi ?
- ben ouais, y’a un des 7 nains derrière toi !

Elle se retournait, et paf, y’avait un type, hilare qui nous regardait, très souvent en disant, dans un mauvais français « tlés zouli photos ! »

Après une demi-douzaine de crises de fou rire, on a réussi à faire les photos. Quand on est parties, c’est tout juste s’ils n’ont pas applaudi…la vie est vraiment très étrange.

Donc, lorsque vous verrez cette photo dans le Figaro, si j’ai un air crispé, ce n’est pas parce que je suis en train d’essayer d’extraire Excalibur du sol où elle était plantée, mais parce que j’essaye de ne pas éclater de rire !

HACA Fans de Tara ! Vous n’aimeuh fort fort fort !

Qu’est ce qu’un taraddict
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 17 novembre 2008 @ 10:17

Pardon pardon je n’ai pas posté hier, comme je le fais d’habitude, parce que ma journée a été bien remplie, on a fait plein de trucs avec Philippe, nous déménageons dans un mois et c’est la panique.

A mon avis ça ne va pas s’arranger. France telecom et moi, qui avions de plutôt bonnes relations, entrons en phase de crise aigue, depuis que j’ai découvert qu’il leur fallait entre une à deux semaines pour me mettre des lignes, que je ne pouvais pas récupérer mes anciens numéros de téléphones parce que je changeais de commune (dommage, toutes mes cartes sans adresse ont ces numéros de tel, me voilà bien) et trois semaines pour me mettre l’ADSL.

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnn ! Trois semaines sans parler aux taraddicts, m’enfin, y sont fous ces Telecoms !

Du coup, un peu en panique cette nuit à deux heures du matin, je me suis demandée ce qu’était un Taraddict, quelles en étaient les caractéristiques principales.

Disons que je ne considère pas les deux imbéciles, Morgane et Thomas, dont l’humour est aussi douteux que l’orthographe, comme des taraddicts. Ces deux gamins, qui doivent avoir une douzaine d’année, se disent frères et soeur, m’abreuvent de mails d’insulte du genre pipi caca depuis trois semaines, avec un à trois mails par jour. Un peu choquée au début de me faire traiter de salope, connasse, pute etc, j’ai fini par en rire lorsque j’ai réalisé qu’ils n’étaient même pas capables d’épeler leurs insultes correctement. Putain devenait putein, pétasse, devenait petase etc.

Philippe voulait que je porte plainte au commissariat, parce que certains de leurs mails sont assez violents et qu’il est facile de retrouver l’adresse physique des ordinateurs, mais je ne veux pas. Si je les ignore, je pense qu’ils se lasseront et finiront par arréter. De fait, lorsque je recois un de leur mail, je le classe à « mails d’insultes » directement sans le lire. Ces deux là entrent directement dans la catégorie PP, soit Pitoyables Pathétiques, et même dans la catégorie PL, qui ne signifie pas Poids Lourd, mais Pathétique Loser…niarf !

Donc définitivement, pas des taraddicts, car les taraddicts ne sont ni :
Jaloux
Médisants
Méchants

Mais sont :
Joyeux
Marrants
Mordus

Donc, à la suite de ma cogitation intense de cette nuit, voici une description sommaire du taraddict :

Un taraddict est généralement sérieusement accro aux gros livres. Pour lui, plus il y a de pages, mieux c’est, au contraire de ses copains qui trouvent que c’est une passion limite bizarre.

Un taraddict aime ce qui sort de l’ordinaire. Donc, les vampires, les monstres, la magie et les situations ou il y a beaucoup de « argh » et de « aaaaaaaahhhhhhhhh » !

Un taraddict est capable de faire des kilomètres, voire des centaines de kilomètre, pour se faire signer ses livres préférés par ses auteurs préférés. Et en général surprend ses parents par son addiction ce qui génère des commentaires surpris du type « Quoi ? Tout ça pour un livre ? »

Un taraddict n’est pas possessif. Il aime autant Tara que Harry, Ellana qu’Ewilan, Eragon que les héros de Fascination etc…

Un taraddict est généreux. Il prête volontiers ses livres, en général avec une solide arrière pensée « contaminer tous ses amis ».

Un taraddict est fidèle. Ses auteurs, il les aime autant aujourd’hui qu’il les aimait il y a quelques années.

Un taraddict est impatient. Il lui faut à peine quelques heures pour dévorer ses livres préférés, qu’il relit souvent, et ensuite il envoie des mails desespérés du type « argh, mais ça va pas de terminer comme ça ? Et il sort quand le prochain », en général quelques heures, jours ou petites semaines après la sortie du nouveau tome.

Un taraddict est loyal. Si quelqu’un s’avise d’attaquer les auteurs qu’il aime, il se transforme immédiatement en draco-tyrannausore, prêt à broyer le critique qui évidemment ne s’y attend pas du tout.

Un taraddict est social mais également un commentateur fou. IL aime partager ses passions avec d’autres passionnés, ce qui occasionne des milliers de coms, parfois vraiment vraiment étranges, et réservés exclusivement aux initiés. A moins d’être un taraddict de haut vol, les petits nouveaux des forums ont un peu de mal à s’intégrer au début…mais ça passe très vite, car le taraddict est également gentil et il aide les petits nouveaux, vu qu’à un moment ou à un autre, il a été lui-même un petit nouveau.

Un taraddict est aimant. Il envoie des mails d’amour absolu aux auteurs dont il admire le travail avec les mentions G TADOR ou encore G TM…et manque de défaillir si l’auteur lui répond, ce qui en général génére un nouveau mail du type « waaaaaaaah, tu m’as répondu ! personne d’autre ne m’a répondu ! j’ai sauté partout ! Merci Merci Merci » suivit en général par un demi-million de questions sur le livre.

Un taraddict est méfiant. Il sait que ses auteurs favoris lui concoctent souvent d’horribles surprises dans leurs livres, ce qui amène des questions angoissées du type « et machin il va mourir hein ? dis moi qu’il ne va pas mourir »

Un taraddict est romantique. Les histoires d’amour contrariées, il adore. Mais, du fait de sa méfiance répertoriée ci-dessus, il angoisse tout de même et demande donc : « et machin, il va rester avec machine hein, dis moi qu’ils vont finir par se marier ! »

Bref, un taraddict est un animal tout à fait à part à qui nous autres, les auteurs, nous devons respect et amour pour tout ce qu’il nous apporte !

HACA fans de Tara !

Divin Chocolat
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Samedi 08 novembre 2008 @ 17:14

Je viens de passer deux jours à Bruxelles. L’adorable Sarah, l’attachée de presse, qui, avec son assistante, Stéphanie s’est occupée de moi, m’a amenée chez un chocolatier que je ne connaissais pas, Pierre Marcolini.

C’est le genre d’endroit qui incite à penser « Et Dieu créa la fève de Chocolat et vit que c’était bien »

Wahh, le choc !

Déjà, rien qu’en rentrant dans son magasin, l’odeur est à tomber à la renverse. Une odeur de chocolat, riche, lourde, intense, presque vivante. Là, vous vous dites deux choses :

- aie aie aie ma ligne

- aie aie aie mon portefeuille

Et encore plus en découvrant que la boutique a carrément deux étages. Là, je le dis franchement, j’ai pâli. Enfin, mon tour de taille a pâli. J’ai discrétement regardé si mon jean pouvait supporter un peu d’exces de poids et la réponse est non, définitivement. Stupide, trois fois stupide suis-je de mettre des jeans moulants ! pffff !

Devant un tel argument, j’ai donc été d’une totale mauvaise foi.

- Je vais en rapporter pour mon mari et mes filles, me suis je exclamée. Parce que moi, hein, il faut que je fasse attention, vous pensez, à mon âge.

C’est tout juste si je n’avais pas une auréole au dessus de la tête et des petites ailes duveteuses en train de faire flop flop dans le dos…

Les vendeuses et les vendeurs ont gravement opiné de la tête, pas dupes, mais bien élevés. Des excuses comme celles-là, ils doivent en entendre toute la journée.

- Qu’est ce que je vous mets m’a demandé une jeune femme sans l’once d’une ironie dans la voix, le sachet ? la boite ?

- Pour mon mari et mes filles, au diable l’avarice, mettez moi la boite ais-je répondu en essuyant discrétement la bave au coin de ma bouche.

Elle a donc rempli la boite avec plein de trucs plus délicieux les uns que les autres, en tassant bien, vu que j’en rajoutais encore et encore. D’ailleurs elle a du mettre le complément dans un sachet, vu qu’il n’y avait plus de place.
Et là, je suis tombée sur les truffes
Et sur les marrons glacés
Sur les chocolats du vénézuela, équateur, etc etc etc
Et sur les carrés gourmands.

L’horreur. La plus délicieuse, exquise des horreurs.

Bref, pour finir j’avais un paquet. Un gros paquet. Très très plein.

J’ai été héroique, je ne les ai pas ouverts dans le train, j’ai attendu que Philippe soit rentré et j’ai sagement posé le sac sur son oreiller.

Bon, mon héroisme a duré à peu près jusqu’au moment où il a dit « tu en veux un mon amour ? » en ouvrant l’une des boites…

Là, je me suis jetée dessus comme une lionne qui n’aurait pas mangé la plus petite gazelle, depuis une semaine.

j’ai le sentiment vague que je vais être bien grassouillette pour les prochaines dédicaces, ça va pas le faire du tout cette histoire…hmmpfh.

A propos de déplacements, j’ai recu plein de mails un peu perdus à propos de la dédicace à Marseille, parce que je suis une truffe (ça tombe bien, une au chocolat bien sûr ! niarf !) et que j’avais dit que c’était le 13 novembre (qui est un jeudi) au lieu du 13 décembre qui est un samedi. Donc je confirme deux dates de dédicaces en plus des deux dédicaces parisiennes :

- Une pour les bretons le 22 Novembre , au collège du Loroux, près de Nantes, le matin, de 10H30 à 12H30 pour une conférence et au Centre Culturel Leclerc d’Herblain, l’après-midi de 14h30 à 17h30 pour une dédicace (yeahh, vive les crêpes au beurre salé…bon, là il faut vraiment que j’arrête)

- Et une pour les Marseillais, le samedi 13 décembre, à Marseille, à la Bibliothèque Gaston Defferre de 14h30 à 18h30 (euh, vive la bouillabaisse ? lol !)

HACA fans de Tara ! Vous n’aimeuh toujours aussi fort !