Changement d’Heure
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 30 mars 2008 @ 11:18

Moi je suis comme les vaches. Non pas qu’on ait besoin de me traire à heure fixe, mais je suis, comme elles, un animal d’habitude.

Et J AI HORREUR DU CHANGEMENT D’HEURE ! Non mais, vous les imaginez, les pis gonflés de lait, en train meugler désespérement parce qu’un abruti a dit qu’en changeant d’heure (alors que depuis on a réalisé que ça ne servait strictement à rien) on allait économiser de l’electricité ?
D’accord, je confirme que je ne meugle pas desespérément, mais je râle très fort, ce qui est l’équivalent. Ce matin, l’un des réveil marquait 8H36 et l’autre 9H36 (enfin, le second n’était pas un réveil, mais le décodeur). Donc d’un côté il était trop tôt pour que je me lève et de l’autre il était déjà un peu tard… oooooooooouuuuuuuuiiiiiiiinnnnnnnn !

Et en plus il pleut comme vache qui pis…euh, comme une vache incontinente !

Sinon, cette semaine j’ai vécu une sorte de Dallas (pour ceux d’entre vous qui sont nettement plus jeunes que moi, disons que Dallas était un feuilleton à rebondissements avec un super méchant horrible, sournois, mesquin, yerk, appelé JR).

Car j’ai quitté Flammarion. Ouille, jamais je n’aurais imaginé que cela allait provoquer autant de vagues. Je me considère comme un petit auteur, bien loin des centaines de millions de livres vendus par notre amie Rowling. Et ben vous savez quoi ? Apparemment mon ancien éditeur (qu’on va appeler JR), de chez Flammarion, ne le considérait pas tout à fait comme cela. Et du coup, j’ai recu beaucoup de coups de téléphone et de mails d’autres éditeurs, d’auteurs et de journalistes qui voulaient savoir ce qui s’était passé.

Mais bon, m’engueler tout le temps avec JR pour obtenir le moindre truc, cela devenait insupportable. Moi, ce que je veux c’est écrire et m’éclater avec vous ! Je n’ai pas de temps à perdre pour obliger JR à faire son boulot. Je ne comprends pas du tout ces gens.
Et puis, il aurait du se souvenir que le JR de Dallas finit par se prendre une balle dans un épisode…niarf (ricanement sadique).

Donc, hop, nouvelle aventure avec Bernard Fixot qui a créé XO Editions. Il publie Romain Sardou, Christian Jacq et c’est lui qui a lancé l’adorable Musso, qui est aussi gentil qu’intelligent. Et puis son dernier bouquin à l’air d’être d’enfer…

Contrairement à la majorité des maisons d’édition, Bernard Fixot ne publie qu’une dizaine de bouquins par an. De fait, il peut mettre beaucoup plus d’argent pour faire connaitre ses auteurs et surtout, c’est un homme généreux, ce qui, dans ce milieu, change agréablement.
Ma directrice littéraire sera Caroline Lepée. Elle a déjà lu les 200 premières pages, et elle adore, cooooool !
Elle m’a invitée à diner chez elle, on a passé la soirée à pleurer de rire et elle m’a dit, à propos de mon changement : Ben c’est normal, tu es fidèle avec ton mari et volage avec tes éditeurs ! lol !

Pour ceux d’entre vous qui m’ont envoyé des mails inquiets en apprenant la nouvelle, je confirme que le tome 6 sortira bien début Octobre, comme prévu.

Ce qui est génial, c’est que la Fnac Ternes, là où je vais dédicacer la Danse des Obèses samedi prochain, m’a proposé carrément d’ouvrir leur magasin pour moi toute seule, un dimanche, avec une dérogation spéciale. Waaaahh, ce serait super, parce qu’ils n’ont jamais fait ça pour personne d’autre !!!

Ils doivent voir ça avec leur syndicat et revenir vers moi. Si on ne le fait pas chez eux, nous allons réfléchir avec Bernard et Caroline où vous amener pour que ce soit dément, comme d’hab.

OOOOOOOOOOOOOOMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM chers fans de Tara !

LECTURE DU PREMIER CHAPITRE DU TOME 6 et équipe télé
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 24 mars 2008 @ 20:13

En fait, je ne sais pas si c’est une si bonne idée que ça de vous lire le premier chapitre du tome 6 en avant avant première.
Parce que cela fait plein de frustrés.
Moi parce que j’ai envie de vous lire la suite
Et vous parce que vous avez envie de lire la suite…

Sans oublier tous ceux et celles qui ne peuvent pas venir parce que évidemment, cela va se passer à Paris et que je vais encore recevoir plein de mails très très fachés genre « MAIS POURQUOI C’EST TOUJOURS A PARIS ! J’EN AI MARRE MOI DE NE PAS POUVOIR VENIR PARCE QUE J’HABITE TROP LOIN ! »

Glurps ! Pas taper hein !

Ce sera le Samedi 7 Juin 2008.

A un endroit encore à déterminer, selon le nombre de curieux qui viendront…l’année dernière je crois que nous étions une centaine environ, mais il avait fallu réduire, parce que le théatre où nous étions était un peu petit. Pour ce nouveau rendez-vous, envoyez moi vos mails pour vous inscrire bien sûr, les places ne seront pas limitées.

Je suis en train de réfléchir à la couverture (vous allez avoir une super surprise ! niarf !) qui sera également dévoilée lors de cette lecture.

Une équipe télé va venir pour vous filmer et discuter avec ceux d’entre vous qui se déguiseront pour venir vous filmer lors de la préparation de la sortie du tome 6 début Octobre. Ce sera soit pour 7 à 8 sur TF1 soit pour le 66 minutes de M6.
Ils filmeront également ceux d’entre vous qui prépareront des cosplay et joueront leurs personnages favoris.
Je sens que tout ceci va être dément, comme d’hab.

A propos de dément, ce que je vous ai dit que j’étais terrorisée ? La Danse des Obèses sort dans deux semaines et mon estomac fait des trucs bizarres, mes genoux ressemblent à de la gelée et mon cerveau me hurle de m’enfuir et de me cacher dans un trou très très profond.

Et je crois que mon attaché de presse n’acceptera pas les excuses du genre « j’ai été enlevée par des extra-terrestres, je t’appelle de l’orbite de la Terre je ne pourrais pas venir au rendez-vous » ou « Magister vient de me transformer en grenouille, je tape avec mes petits doigts mouillés et verts, je suis coincée pour les cent prochaines années »

Bon le tout sera d’éviter de vomir sur les genoux des journalistes…

Ouiiiiiiiiinnnnnnnnnnn je veux pas y aller !!!

Alerte à la Bombe
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 17 mars 2008 @ 8:58

J’étais tranquillement (enfin…tranquillement c’est beaucoup dire, vu que des tas de taraddicts survoltés chantaient à tu-tête « MAGISTER DE TOUS LES MECHANTS C EST TOI LE PLUS GRAND », que la libraire piquait des crises de nerf parce qu’on bloquait la moitié du salon du livre (et de fait, toute l’allée niarf !)) en train de dédicacer, lorsque tout à coup, paf ! on vient me dire qu’il faut évacuer.

J’ai cru que c’était une blague.

- Niarf niarf ais je fait, très drôle.

Et j’ai continué à dédicacer.

Sauf que c’était pas une blague.

Car quelques minutes après, ils ont annoncé haut et clair qu’il fallait que nous partions. Voici l’annonce qu’ils ont diffusée :
- Suite à un problème technique, nous sommes dans l’obligation de vous demande d’évacuer le salon, veuillez vous diriger tout de suite vers les sorties. Dans le calme.

Evidemment je suppose que s’ils avaient hurlé
- SAUVE QUI PEUT Y’A UNE BOMBE !
nous serions sortis nettement plus rapidement, et probablement en se marchant les uns sur les autres, mais là, j’ai pu apprécier leur sens de l’ellipse…

Les taraddicts et moi, nous avons été évacués par la peau du cou (je crois que nous devions quasiment être les derniers !) à l’arrière du salon. Enfin juste une partie des taraddicts, parce que les autres, plus prudents, étaient déjà partis, mais de l’autre côté.

Du coup, j’ai improvisé une séance de dédicace dehors. La maman de Noémie a attrapé un grand carton, que j’ai utilisé comme table et hop ! avec les taraddicts autour, on a fait chauffer les stylos !!! Il pleuvait, alors les livres ont été un peu mouillé, donc nous sommes allés nous réfugier sous une énorme arche et on a continué. Du coup, on en a profité pour faire plein de photos et c’était super. Les gens autour, rigolaient en nous regardant. Je crois bien qu’ils n’avaient jamais vu ça !

C’était trop drôle. Philippe a pris des photos, il hallucinait. Après, il m’a dit que j’étais la seule auteur du salon à avoir fait ça. Ben quoi, c’est normal hein, même sous le feu ennemi les taraddicts ne renoncent jamais ! HACA, le C veut bien dire Courage hein ! lol !

Au bout de trois quart d’heure, on nous a dit que les exposants et les auteurs pouvaient rentrer (entre temps, on avait eu la brigade cynophile (non, pas des gens qui aiment le ciné, mais les chiens détecteurs de bombes) des tas de policiers à l’air affolé (super rassurant) et des sirènes dans tous les sens.

Sauf qu’après avoir quitté les taraddicts, ben on n’a pas pu rentrer tout de suite avec Philippe. Il nous a fallu attendre encore une demi-heure. La majorité des auteurs a cru que le salon n’ouvrirait pas et sont partis, mais finalement, nous avons pu re-rentrer. Et un certain nombre de taraddicts étaient super contents de voir que je ne les avais pas abandonnés !!! Du coup, j’ai dédicacé jusqu’à 8 H et ensuite nous sommes rentrés. Dès que Noémie m’aura envoyé les photos je les mettrai sur le site.

Waaaah quel dimanche !

Bruxelles
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 10 mars 2008 @ 9:22

Waaaah, la Belgique est un endroit absolument terrible pour les gourmands. Partout partout des restaurants (délicieux) et plus de chocolatiers au mètre carré que de banquiers en Suisse. C’est tout dire ! Donc, pour moi qui suis complétement chocoholic, c’est à la fois un enfer et un paradis.
J’ai rapporté un kilos de chocolats de chez Galler, leur meilleur chocolatier. La vache, j’en ai englouti quatre hier soir, qu’est ce que c’est ultra bon !
Je vais prendre 5 kilos…ouiiiinnnnnnnn !

Les taraddicts étaient au rendez-vous. Elysian, Tassou, Salomé, Chem Junior et Sixtine (qui est venue du Luxembourg, gros bisous à tes parents Sixtine !) m’ont tenu compagnie et il y avait beaucoup beaucoup de fans belges et français aussi, qui sont venus. Résultats, je devais dédicacer de 15H à 17H et j’ai dédicacé de 14H30 à 18H30…
Ooppps !

On m’a demandé si le salon était bien…euuuh, je ne sais pas, vu que je n’ai pas levé la tête de mes dédicaces pendant quatre heures. Salomé a été admirable, car elle a donné un de ses tee shirt à une autre fan (il n’y en avait plus).

J’ai aussi visité Anvers. Très jolie ville, nous sommes allés au musée et visiter l’imprimerie de maitre Plantini, l’un des plus ancien imprimeur d’Anvers, c’était génial, j’ai bavé comme une malade devant un incunable du 9ème Siècle ! Il y avait 25 000 livres, une super bibliothèque, Philippe a du me trainer dehors par la peau du cou avec le commentaire ad hoc
Lui
- bon, la culture c’est bien mais j’ai faim !
Moi (les yeux vitreux)
- Gaaaaah
Lui (patient)
- C’est ça chérie, mais on ne peut pas les acheter et le gentil monsieur à la porte n’aimerait pas non plus que tu les voles
Moi
- Raaahhh
Lui
- Allez, on remet son manteau, on arrête de baver et on va déjeuner, je te rappelle que nous avons un train à prendre. Tu te souviens ? Dédicace, Bruxelles ?
Moi
- Bible, raaahh, enluminure, raaaah, gutenberg, raaahh
Lui (me prenant gentiment par le bras et s’assurant que je ne me casse pas la figure, genre débile totale)
- C’est ça, c’est ça. Allez viens.

Evidemment on a raté le train.

Heureusement, il y en a un toutes les demi-heures pour Bruxelles.

Le lendemain de la dédicace, Philippe m’a emmené au musée (waaaah les primitifs flamands, moi je veux un Van Eyke ! Et aussi un Fouquet et un Rogier Van den Weyden !) c’est juste trop beau.

j’ai donc trouvé ma définition du paradis. Une énorme bibliothèque, avec tous les livres écrits depuis le début de l’écriture (et que je pourrais lire évidemment) des tableaux du 16ème et 17ème, une tonne de chocolat et un canapé confortable…

Le supplice du guichet
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 03 mars 2008 @ 19:35

Comme je pars à Anvers, puis à Bruxelles pour la dédicace du Salon du Livre de..euh, ben Bruxelles le 8 mars prochain, j’ai du changer les billets de train pour aller de Paris à Anvers d’abord et ensuite à Bruxelles. Parce que mon adorable mari m’emmène en long week end amoureux de jeudi à dimanche.

Je pense que la dame de la SNCF a du penser que j’étais totalement folle…

Me voici donc en train d’attendre (en train niarf niarf niarf !) super contente, parce que devant moi, il n’y a que deux numéros. Coool, me suis je dit, ça ne va pas durer longtemps. Sauf qu’après avoir servi son client, ce qui avait duré déjà trois heures, l’un des préposés a fermé son guichet.

Le second a jeté un regard narquois sur la salle qui commençait à se remplir derrière moi et à moi, aggripée à mon numéro 33, prête à bondir tel un léopard sur la gazelle imprudente (on sent que je suis un écrivain hein !). Puis, tranquillement il a mis un bonnet sur sa tête, a empoigné un manteau et a fermé son guichet. Lui aussi. Je sentais l’obscure conspiration. Ils étaient déterminés à me garder.

Des gouttes de sueur froide ont commencé à dévaler le long de mon dos.

Après avoir servi l’autre client, le troisième guichet ferme aussi ! Désemparée, désespérée, je vois les gens qui s’habillent et qui s’en vont (cela dit ils ont le droit hein, mais pas quand j’aaaaaaattttttteeeeeeeeeeeennnnds !)

L’oeil tel un faucon vengeur je me concentre sur les deux qui restaient. A l’un une nana en mal de psychanalyse racontait sa vie, et à l’autre un voyageur apparemment aussi desespéré que moi tentait de changer ses billets mais la machine, pour une mystérieuse raison refusait d’obéir. Encore un coup des Sangraves ais-je pensé.

J’aurais été une sortcelière pour de vrai, je pense que ces deux voyageurs là auraient terminé sous forme nettement plus petite, verte et fortement attirée par les mouches…C’est dingue de prendre autant de temps pour acheter des billets !

Montre en main, je vous jure, ça a duré une demie-heure. Soudain, OOOh, miracle, le monsieur se lève. Les muscles crispés, j’étais prête à battre le zéro-cent mètre arrété mais mon numéro ne s’affichait toujours pas. Le monsieur s’assied à côté de moi et murmure « elle a des problèmes avec sa machine ».

Noooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !

Enfin, elle lève la tête, souriante et enclenche le numéro 33. Je bondis…me prends les pieds dans le sac de l’abru…du monsieur à côté de moi et m’affale peu glorieusement aux pieds de tous ses gens. Le monsieur se précipite pour me relever. Moi, évidemment morte de rire je me relève cahin caha, lorsque je vois soudain une autre personne qui va me prendre ma place ! Rugissante comme une lionne à qui on a retiré ses petits, je fonce et je m’assieds en dérapant sur le siège devant la dame.
Qui sursaute, un peu surprise de mon vol plané.

En fait la personne voulait juste demander où étaient les toilettes. Elle ne s’attendait pas à être mordue. Non, évidemment je ne l’ai pas mordu, mais mentalement, il ne restait plus d’elle que des os.
Avec des traces de dents.

J’ai réussi à changer mes billets et suis sortie un peu ébranlée de cette séance.
La prochaine fois, je pense que je prendrai mes billets par internet !!!