Le camembert a encore frappé
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 26 mars 2007 @ 7:25

Coralie m’a apporté une ADDO (Arme de destruction Olfactive) au salon du livre de Paris. Un sublime, extraordinaire, fantastique et très présent camembert au calvados. Ma voisine derrière le pylone, christine angot a du trouver qu’il y avait une odeur bizarre (salon du livre + milliers de personne + chaleur + camembert au calvados = odeur très persistante) et les fans qui s’approchaient pour la dédicace de leur livre ont du se dire « elle est sympa l’auteur, mais la vache, son parfum qu’est ce qu’il pue ! ».

Du coup, prudente, histoire qu’ils ne pensent pas que mon hygiène était défaillante, j’ai systématiquement précisé à chacun, qu’on m’avait offert un camembert. Que je déguste avec délectation depuis deux jours (coralie me l’a offert samedi) au petit déjeuner. Philippe, sournois, avait sortit l’inoffensif et inodore coulommiers ce matin, que je me suis empressée de remplacer par mon odorant cadeau. Miam miam ! (pour ceux d’entre vous qui n’aiment pas le camembert, et encore moins le matin dans un thé au citron bien sucré, évitez de vomir sur le clavier s’il vous plait, il risque de moins bien marcher ! lol !). C’est bizarre, mais il s’est tenu super loin de moi, dans le lit, ce matin pour le petit déj. Curieux non ?

Depuis, mes filles n’osent plus ouvrir le réfrigérateur, et me poussent à terminer la « chose » le plus vite possible. Hum, j’espère bien qu’il va me durer au moins une semaine, même si Diane menace d’acheter un masque à gaz…

Tampopo m’a offert un brownie d’enfer, chocolat + noix, heureusement, un petit morceau, parce que bonjour les kilos et un petit gateau aux pommes. Cette merveilleuse femme a un don pour la cuisine, c’est mon équivalent culinaire ! mdr ! Violinou a organisé une crêpe partie dans tout le salon (elle en avait fait des centaines !), et les fans se sont régalés (les passants aussi en ont profité, c’était trop drôle), du coup, le lendemain, Alexandra, une autre fan, m’a aussi apporté des crêpes ! C’est ma balance qui va être contente !

Sinon, bonne nouvelle. Honyasama/Milora et Tomlou/gwen-istra, Tiloti, les deux groupes qui travaillent sur les déclinaisons d’AutreMonde, avec de nouveaux personnages, ont terminé leurs synopsis et les premières pages de leurs futurs livres. Ils me les ont apportées au Salon et je les ai donné tout de suite à deux éditeurs. Flammarion et Pocket qui vont les lire et les éditer si cela leur plait. Voilà un super projet et un bon moyen de faire publier de jeunes auteurs en herbe ! Youpeeeeeeh !

LILLE
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 19 mars 2007 @ 20:33

Ah ah, les fans de Lille et du Nord Pas de Calais ont eu un SCOOP ! Aie, pas taper ! Bon, allez je vais être une gentille auteure, je vous le révèle. Une mystérieuse et splendide elfe violette va avoir un sérieux coup de foudre pour le boooooooooo, le très booooooo, beau beau, robin. V’ala (c’est le nom de la belle) ne va pas le laisser indifférent d’ailleurs, juste retour des choses, puisque Jeremy est également là et qu’il n’a pas renoncé à séduire Tara. Wow, quel suspense !

Sinon Lille c’était super. Les libraires du Furet du Nord se sont défoncés pour faire un super salon et on s’est éclatées avec Agnès Abecassis à faire des photos débiles. Genre nous en train d’embrasser un gros crapaud violet ou encore en train de faire les lapins, n’avec des grandes n’oreilles jaunes. J’ai 45 ans et je devrais pas ? Ben si hein, y’a pas d’âge pour faire des bêtises ! Je vais essayer de récupérer les photos, elles valent leur pesant de carottes ! lol !

Sinon Tiloti a entendu des lectures du futur scénario et va souffrir, car je lui ai interdit de les répéter, sous peine de transformage en grenouille illico presto. Même sous la torture la plus totale, elle ne dira rien ! Et on m’a raconté une jolie blague. Vous savez comment s’appelle un alcootest sous forme culinaire ? Un soufflé aux amandes !!!

Susceptibilité
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 11 mars 2007 @ 10:33

Un de mes amis, un jour, m’a dit que j’étais la personne la moins susceptible qu’il connaissait (mais bon, sa femme à lui est tellement susceptible que lui dire simplement « bonjour » relève de la haute diplomatie.) C’est aussi quelque chose que j’ai enseigné à mes filles. Se vexer n’apporte rien, à part tordages d’estomac (euh, ne répétez pas ce mot en classe hein je ne crois pas qu’il existe), parfois sentiment d’humiliation et bouderie inutile (hou, j’ai horreur des gens qui boudent) et surtout, c’est à soi qu’on fait mal, donc, n’étant pas masochiste, je n’en vois pas l’intérêt (mon mari adore ça, je passe sur ses petites bourdes avec un éclat de rire ou un délicieux sourire. Il faut dire que lui, ce ne sont que des gaffes, jamais des cruautés).

Cela dit, cela ne signifie pas se transformer en limace pour autant. Il y a des moments, ou des mots qu’on ne peut pas laisser passer, j’en conviens tout à fait. Tout est une question de niveau. Mettons les insultes basiques au niveau 0 (ce qu’elles sont) genre « grosse conne/gros con » ou encore « pauvre idiote/pauvre idiot » où c’est tellement ridicule que réagir ne fait que nous mettre au niveau minable de l’insulteur, et les insultes graves qui peuvent influer sur notre vie genre  » t’es tellement grosse que la lune à côté est anorexique, ou encore t’as un nez tellement grand qu’on pourrait l’utiliser comme parasol ou On voit bien qu’on descend du singe tellement t’es velu » au niveau 10. Parce qu’on se fout du premier genre, après tout, on est toujours le con ou l’idiot de quelqu’un et 80% des gens arrogants se voient bien plus beaux, séduisants et intelligents qu’ils ne le sont réellement), alors que le second peut nous pousser à des actes stupides, comme de devenir réellement anorexique par exemple.

Même si on a envie de transformer son vis-à-vis en crapaud (et après ce qui s’est passé avec la tempête de neige je fais super gaffe à ce que je souhaite), garder son calme et sourire est tellement destabilisant pour l’adversaire qu’il ne sait souvent pas comment réagir. J’explique :
Samedi nous sommes allés voir, tous les quatre, la Vie des Autres (Das Leben Der Anderen), le somptueux, magnifique, l’étonnant, le fantastiquementbienfaittop film sur la Stasi (la police Est Allemande avant la chute du mur de Berlin). J’ai a-do-ré, Philippe et les filles aussi. Le casting, le scénario (incroyable !) tout est parfait ma note, 10/10, bref, en sortant, nous décidons d’acheter le pain. Il y avait la queue chez Pain Paul et Marine, involontairement, passe devant deux espagnols d’âge disons mûr. Tout de suite, je vois la bonne femme s’agiter, faire des commentaires venimeux, nous désinger, philippe et moi, puis désigner ma fille en chuchotant (je pouvais supposer qu’elle disait que nos enfants étaient mal elevés), bref, elle avait des aigreurs d’estomac parce qu’elle allait perdre au moins deux minutes (la queue avançait super vite).

J’aurai pu m’énerver et l’envoyer paitre genre : « dis donc cocotte t’avais qu’à faire gaffe à la queue au lieu de regarder les pigeons, t’as jamais vu d’oiseaux dans ton pays…ah oui, c’est parce que c’est comme les rats, vous les avez tous bouffés, le pain ça doit vous changer »…(oui, je sais, j’ai l’insulte créative) mais comme ce n’est pas du tout mon tempérament de m’énerver et que son agacement m’amusait beaucoup, j’ai donc lancé mon plus adorable sourire, attrapé ma fille et lui ait dit de leur laisser la place. Le monsieur m’a sourit, la bonne femme m’a foudroyé du regard et a couvé mes deux filles (qui sont allées du côté des patisseries, donc devant elle) d’un regard aigre, pour être sûre qu’elles n’allaient pas passer devant elle. La vache (c’était de circonstance ! Disons qu’elle devait beaucoup aimer les tapas cette dame) qu’est ce qu’elle était stressée ! En voilà une qui ne va pas vivre vieille. J’avais donc beaucoup de pitié pour elle, quelle importance d’attendre deux minutes de plus ou pas ?

Nous sortons de chez Paul, faisons deux cent mètres, Diane va voir un truc dans une vitrine, donne le pain à Philippe, qui veut mettre son journal dedans et paf ! Fait tomber le pain. Pile dans une grosse crotte de pigeon. Moi, crise de fou rire (j’arrivais pas à y croire). Marine repart illico presto rechercher deux baguettes (non, les espagnols n’étaient pas revenus, hélas, ça aurait été rigolo qu’elle leur passe devant une seconde fois !). Bref, s’énerver et s’agacer, s’exciter et s’angoisser ne font que du mal à nos corps et à nos esprits, qu’ils soient jeunes ou vieux. Alors gardons notre dynamisme et notre énergie à des trucs positifs et laissons le reste à ces pauvres gens qui vont tous terminer avec un ulcère à l’estomac !

Pouvoir
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 05 mars 2007 @ 9:06

Parfois, vous souhaitez quelque chose très fort. Genre gagner un poney à un concours alors que vous habitez au coeur d’une ville dans un appartement au huitième étage. Ou alors que l’abrutiquivousembêtesystématiquementenclasse/cours/fac/travail aille se chercher une autre victime ou encore se casse la jambe en marchant sur une énorme crotte de chien diarréthique (ben autant faire dans le dégoutant quand on souhaite une vengeance hein !). Ou que le garçon/ado/homme ou fille/ado/femme de vos rêves se rende enfin compte que vous existez et tombe raide dingue de vous. Et parfois, les rêves se réalisent, ce qui a une forte tendance à nous surprendre, nous les indécrottables cartésiens. Surtout lorsque l’objet de nos rêves se révèle être un cadeau empoisonné. Comme lorsque vos parents horrifiés ouvrent la porte et se retrouvent nez à nez avec un énorme poney poilu que les livreurs ont hissé à votre huitième étage et qu’il dépose tout de suite un crottin fumant sur votre jolie moquette, ou que le garçon/fille de vos rêves se révèle être finalement un enquiquineur/enquiquineuse de première.

C’est un peu ce qui m’est arrivé pendant mes vacances. Non, je n’ai pas recu de poney et vu que je suis déjà mariée, je ne bave derrière personne. D’abord c’est beurk et ensuite Philippe ne serait pas très content. Nous étions donc au ski (la vache qu’est ce que vous m’avez manqués !) et pendant une semaine, grrrrannnd beauuu temps. Un soleil incroyable, un ciel parfaitement bleu, voir limite violet. La neige était bonne, mais au bout d’une semaine, elle commençait à fatiguer un peu. Alexandre Panier notre top génial super rigolo moniteur, nous connait depuis longtemps, c’est lui qui s’occupe de faire skier notre petite famille à Tignes. Donc il connait Tara Duncan. "Ah ah, me dit il samedi il y a une semaine, tu devrais jeter un sort pour que nous ayons un peu de neige ce week end, ils ont annoncé quelques précipitations, mais ce ne sera pas assez.

Moi, idiote j’ai sourit et j’ai dit : "Par le Neigus,  que sans arrêt la neige tombe qu’on puisse faire la bombe".

Grosse grosse erreur.

Il a neigé sans interruption pendant une semaine, nuit et jour. A tel point que les Tignards n’en revenaient pas. "cré vingt diou, disaient les vieux de la station, ça m’fait penser à l’hiver 52 ! Six mètres qu’on a eu, en quinze jours ! Evidemment, le risque avalanche était de 5/5, Alexandre nous harnachait d’ARVA (les trucs qui font bip bip pour vous retrouver sous les avalanches le truc super rassurant… )et on a skié en y voyant strictement rien devant nous. Mais quand je dis rien, c’est vraiment rien. Alexandre était en rouge et pourtant, on passait notre temps à le perdre de vue, dé-men-tiel. Ah ça pour avoir de la bonne neige, on a eu de la bonne neige ! DEUX METRES DE BONNE NEIGE ! Pfffff !

Comme quoi, hein, faut se méfier de ce qu’on souhaite…p’tè’te que je vais faire gaffe à mes pouvoirs, hein, comme ceux de Tara, ils ont tendance à en faire un peu trop !