James Bondesse
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 29 août 2006 @ 17:59

Ayé, je me prends pour James Bond. Depuis mon agression, j’ai l’oeil aux aguets pour repérer les espions du KGB…euuh, je veux dire les sa…..pards qui voudraient s’en prendre à mon portable (que je n’utilise plus) à ma banane (qui a remplacé mon sac) à ma kalachnikoff (euh non, ça j’en ai pas…heureusement). Bref, je comprends ce que doit ressentir un espion. Etre sans cesse sur le qui vive, rester l’oeil aux aguets, prêt à plonger/foncer/courir/sauter, bref, à accomplir tout ce que doit accomplir un espion. C’est assez épuisant de devoir surveiller tout le monde. Qui, moi ? Traumatisée ? Meuuuuh non, pas du tout. Euh, enfin, si un peu, maintenant je vois les gens comme des proies. J’imagine la blonde là-bas avec son sac Gucci, ce serait vraiment facile de lui faucher et le type en train de parler au téléphone, lui aussi, ce serait facile, donc, si moi je le vois, alors les s….pards le voient aussi. Donc, vigilance. Je pense que je commence à gonfler un peu mes deux filles et mon mari à ce sujet d’ailleurs. Je refuse de leur parler si elles m’appellent dans la rue avec leur portable et j’adore le lycée où va ma fille cadette car les téléphones y sont interdits. Même chose pour Philippe, partant du principe que c’est un garçon, oui, ça on avait remarqué, j’ai peur qu’avec lui les malfaisants utilisent des méthodes plus musclées. Cela dit, je remarque que j’ai été idiote de leur courir après pour un portable, j’aurai pu prendre un mauvais coup, mais en y réfléchissant, pas tant que ça finalement. Si tous les moutons se mettaient à courser les loups et à leurs taper sur la figure, ben peut être que les loups y réfléchiraient à deux fois avant de les attaquer non ?

Sinon, mon amour de mari m’a emmenée fêter mes 45 ans chez Drouant, dans le salon où les jurés élisent le prix Goncourt. Super émue moi ! Surtout que je sais que je n’aurais jamais accès à ce prix, puisque je n’écris pas du tout le genre de livre qui peut être éligible, mais je ne suis pas jalouse, juste pleine de révérence, pour cet endroit qui a vu défiler tant de brillants esprits. Savez vous que le prix Goncourt n’est que de…10 euros ! (y’a que les Français pour créer un truc comme ça ! lol !). Il a été créé par Jules et Edmond de Goncourt, deux frères, et c’est Alfonse Daudet qui a été l’exécuteur testamentaire d’Edmond, pour la poursuite de la société littéraire qui porte son nom. La première réunion eut lieu en 1900. Dix membres se réunissent chaque premier lundi de chaque mois, et élisent le livre de l’année après un fastueux déjeuner, au mois de Novembre (à l’origine, c’était en Décembre). Les jurés ne sont pas rémunérés et sont tous bénévoles. Ils discutent des livres qu’ils ont lu, puis finissent par en choisir un (il parait que le vénérabgle salon a vu de nombreuses crises, nous autres, auteurs, avons souvent des caractères assez…disons…affirmés !)

Bon, sinon notre grande soirée (mieux que le prix Goncourt hein !) à nous commence à se préparer. Grande réunion au sommet aujourd’hui avec super Brice, de Webpopulation (qui en plus est super mignon, ouille ouille ouille !), qui a créé le système de blogus. Je vais pouvoir nommer de nouveaux modérateurs en plus des anciens, parce que ça coince encore un peu au niveau des validations. Je donne aussi ici les renseignements que m’ont demandé de nombreux fans. Alors non, il n’y aura rien à manger lors de la soirée, ce serait trop compliqué compte tenu du nombre de fans, donc, apportez de quoi vous restaurer et n’oubliez pas cirés, bonnets et parapluies en attendant de rentrer dans le Virgin au cas où il y aurait de la pluie *se met à genoux et prie très fort "mon dieu, faites qu’il fasse beau le 7 Octobre, s’ilvousplaits’ilvousplaits’ilvousplait" *. Oui, le livre ne change pas de prix. Comme le tome 3 il est mis en vente à 15 euros, bien qu’il soit plus gros (merci Flammarion !). Oui, il faut prendre les tickets le matin pour la dédicace le soir. Ceux qui ne pourront pas parce qu’ils viennent de loin doivent m’envoyer des mails pour me prévenir. Oui, je serai là pour dédicacer (ça c’était la question bizarre du jour). Et oui, on pourra me poser toutes les questions utiles et même celles qui ne le sont pas, et non je ne dirai pas qui est Magister ! Niarf !

AGRESSION AVEC VIOLENCE
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 22 août 2006 @ 14:36

J’ai été agressée. Je suppose que les anges, là haut on du trouver que je n’avais pas assez de matériel pour mon thriller "la Danse des Obèses" et qu’il fallait que je vois l’action des policiers d’un peu plus près. Euh, merci les anges, mais bon, de loin c’était bien aussi !

Donc hier, vers 14H30, je suis paisiblement en train de marcher dans la rue en parlant au téléphone avec mon directeur littéraire, Stéphanie Chevrier (qui d’ailleurs, a cru qu’on m’assassinait et a paniqué toute l’après midi jusqu’à ce que je la joigne avec le portable de Philippe), lorsque soudain, je ressens un grand choc au niveau de la tête et je me retrouve par terre. Un type m’arrache mon portable et s’enfuit avec. Et là, je ne sais pas ce qui s’est produit, mais une fureur absolument incroyable, démente, s’est emparée de moi. Je voulais la peau de ce type. Je le voulais tellement fort que, totalement irrationnellement, je me suis mise à lui courir après. Il a sauté sur un minable scooter avec son complice et ils se sont enfuis.

Avec moi leur courant derrière en hurlant "ARRETEZ LES ARRETEZ LES POLICE POLICE !". L’homme qui m’avait frappé, de couleur noir (je précise, parce qu’il a essayé d’utiliser sa couleur comme atout dans le commissariat cet ignoble), a tourné la tête et m’a adressé un petit sourire ironique, du genre "pétasse, si tu crois que tu vas nous rattraper, tu rêves" pendant tout le temps où je courais derrière, c’est à dire la moitié de l’avenue. J’ai donc eu largement le temps de graver son visage au fer rouge dans mon esprit.

D’accord, c’était ridicule, il avait raison de rigoler. Même si j’avais été Ben Johnson le champion du monde qui est le premier a être passé sous la barre des 10 secondes au 100 mètres, mes petits pieds, même chaussés de baskets n’avaient aucune chance,  contre leur scooter. Mais voilà, j’étais au milieu de l’avenue, en train de hurler et d’essayer de les rattraper. La question que m’a posé Philippe après, très logiquement était "ah, et si tu les avais rattrapé, tu aurais fait quoi ?"  Je ne savais pas. Je voulais juste les massacrer, parce qu’ils m’avaient fait mal, même pas pour mon portable dont je me fichais comme de l’an quarante. C’était juste le bon vieil instinct. Oeil pour Oeil, dent pour dent. C’était stupide, évidemment. En fait, je me serais probablement moi, fait massacrer, mais j’étais au delà de la reflexion, seule la rage m’habitait. Je n’étais que réaction pas reflexion.

Comme il n’y avait quasiment personne dans les rues, j’ai donc été surprise de voir une voiture Espace Renault faire un virage super serré et se mettre à poursuivre les deux malfaiteurs. Wahou, c ‘était comme dans Starsky et Hutch ! Donc, voici la scène. Le scooter devant avec les deux salopards, ensuite la voiture avec les deux bons samaritains et moi en train de courir derrière en hurlant toujours. Hrrmm, dans la réalité, je pense qu’aucun metteur en scène n’oserait un truc pareil ! personne ne le croirait.

Evidemment leurs quatre et deux roues m’ont semée rapidement. Mais j’ai suivi mon instinct, essayant de me mettre à la place des salopards et ai tourné à gauche. Quelques minutes après, je repérais des tas de gens qui se couraient après. En fait, mes deux bons samaritains étaient des policiers en civil qui rentraient chez eux dans leur voiture personnelle et avaient pris les salopards en chasse. Les salopards se sont séparés, j’ai couru après le policier qui en coursait un et l’a perdu dans le bois. Un peu surpris (ils m’avaient depassés dix minutes plus tôt à des kilomètres de là) de me voir arriver à fond, haletante et soufflante (merci le tennis et le jogging, j’étais en pleine forme, raison pour laquelle j’ai réussi à les rattraper, super fière moi !), il me dit cette phrase formidable : "Vous êtes la victime non ?". Là j’ai craqué, j’ai répondu "Oui, je vous jure, je ne vous courais pas après parce que vous êtes séduisant".

Là, il a vraiment eu l’air surpris. Mais bon, il était au téléphone et appelait des renforts, donc j’ai évité de faire plus d’humour, il avait du boulot. Il m’a donc expliqué qu’il était policier (ben oui, ça j’avais compris hein !) deux secondes après des centaines de policiers ont surgis de nulle part. La vache (non, ce n’est pas un mauvais jeu de mot, niarf !) il y en avait partout ! A pied, à moto, en vélo, en camion et en voiture ! Deux d’entre eux m’ont attrapé dans une voiture, hop, gyrophare et on a foncé à la poursuite des salopards. Youpi ! Les Chevaliers du Bien contre les Salopards du Mal. Parce que ces Salopards créent le mal. Ils provoquent une haine si intense, si puissante, que cela fait du mal à l’âme et ça, ça devrait être interdit, parce que c’est bien plus nocif que de simplement se faire voler son portable.

Pour faire court, après quatre interpellations (pas les bons suspects), nous avons débusqués le salopard qui m’avait frappé. J’ai déposé plainte et je l’ai confronté (les policiers étaient ravis, en général les gens ont peur des confrontations et refusent de porter plainte de crainte des représailles. Mais où irons nous si nous ne faisons pas ce qui est juste ?).

Bien sûr, le salopard était un ange : "Sur le Coran j’ai jamais attaqué une femme !", ça c’était au début. Lorsque j’ai confirmé que c’était bien l’homme qui m’avait attaqué l’ange a changé un peu de ton. Il était toujours un ange mais moi j’étais une grosse pute. J’ai répondu que comme il ne me connaissait pas, il pouvait me traiter de pute, mais grosse, ça non, ce n’était pas possible. Pas à 54 kilos (53,5 ce matin, super l’anxiété pour faire maigrir…ah oui, et aussi le fait de courir sur 3 kilomètres en hurlant, très efficace comme régime !). Bref, en dépit de ses protestations j’avais vu si clairement son visage qu’il ne pouvait pas m’échapper. D’ailleurs lorsque je lui hurlais après dans la rue, je le lui avais promis. "JE TE RETROUVERAI ! En….ré (euh, oui, j’avoue, là j’ai vraiment juré, mais bien, haut et fort)". Il se trouve que je tiens toujours mes promesses.

Le salopard a passé la nuit en prison et je suis absolument ravie qu’il soit en train de payer pour ce qu’il m’a fait. Moi j’ai passé le reste de la journée à l’hopital pour faire examiner mon oreille qui saignait et l’hématome sur ma tête, heureusement, à part quelques neurones qui ont trinqués et un mal de tête interessant, je n’ai rien, mais ça a été vraiment très long. Heureusement, lorsqu’on m’a dit que je devais aller à l’hopital pour me faire examiner, j’ai appelé mon amour de mari, qui est venu me chercher et m’a accompagnée partout. Jusqu’à une heure du matin où j’ai enfin pu remettre tous les documents remplis par les hopitaux au commissariat.

Résulats de tout cette histoire ? J’ai pu constater et admirer l’implication des policiers, l’efficacité de leur travail et le fait qu’ils sont désarmés par des lois qui ne fonctionnent pas face à ce type de délinquance (les types sont remis en liberté 24 heures plus tard), et que pourtant, ils sont toujours aussi motivés et alertes et ça, chapeau ils sont formidables. J’ai énormément d’admiration pour eux, c’est un métier vraiment dur.

Cela m’a permis également de visiter les urgences médico-judiciaire de deux hopitaux, de poser plein de questions aux urgentistes (qui pour le coup, sont de vrais anges au milieu d’une misère humaine terrible) pour mon prochain bouquin, bref, même si c’était une très désagréable expérience, je vois que le sang guerrier des Mamikonians dort toujours dans mes veines, prêt à se réveiller en cas d’urgence. Et je regrette de n’avoir pas les pouvoirs de Tara, les deux malfaisants puants auraient été transformés en vers de terre en une seconde et je me serai prise d’une soudaine passion pour la pêche ! Niarf !

Soleil Soleil
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 18 août 2006 @ 8:56

Je me suis disputée avec Philippe. Le fait est assez rare pour pouvoir être souligné. Et ce qui est super agaçant c’est qu’en fait il a fini par avoir raison et ça, c’est vraiment, mais alors vraiment très mauvais pour mon ego.

J’explique.

Après le voyage en Chine qui a été pour le moins épuisant, des copains nous ont invités sur la côte d’Azur, dans le lubéron, aux baux de provence, bref dans le sud super ensoleillé. Mais bien qu’aimant vraiment lesdits copains, nous n’avions envie que d’une seule chose, buller, buller et buller. Donc, nous avons préféré trouver un ravissant petit hôtel avec tennis (histoire de se refaire les abdos) et piscine (histoire de faire la planche) et un bon chef (histoire de se goinfrer après trois semaines de riz). Là où ça coinçait, c’était sur la destination. Moi je voulais descendre dans le sud, qui est une valeur sure quand même et philippe, lui voulait aller en Vendée, où il y avait tout de même une grosse chance qu’en fait de maillots de bains, ce soit ciré et bonnet sur la tête.

Donc, j’ai boudé. Si si, je bats ma coulpe, j’avoue, j’ai boudé. Philippe m’a tout de même emmenée en Vendée et je me suis dit que si je voyais la moindre goutte de pluie, il allait le payer très cher.

Et là, ce ù%$£=à* de soleil s’est mis à briller, genre pas un nuage, grand ciel bleu et sophie toute rougecoupdesoleilsurlenez. Pendant que partout ailleurs, y compris dans le Sud, orages, pluie et tempête type déluge va chercherlepainencanoekayak.

Evidemment, Philippe s’est moqué de moi pendant cinq jours. A chaque fois que je sortais mon maillot, il me disait d’un air finaud "alors, tu n’as pas peur qu’il fasse froid ? (grrrrrr), tu veux un ciré ? (re-grrrr), non mais on peut aller dans le Sud si tu veux…là où il pleut en ce moment ! (re-re-grrrr)". Je ne sais pas comment il a fait, hein, mais je le soupçonnne d’être un peu sortcelier sur les bords finalement !

GRRRRR !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 10 août 2006 @ 9:41

ù*%^$£ d’informatique à la noix ! J’ai envoyé 4 000 invitations, et les trois quart de mes fans, qui sont sur Hotmail, ne les ont pas recues. Comme l’invitation fait 2MO je pense que le compte les a bloquées. Ce que ç’a m’énerve ! Bon ben deux solutions. 1) Raler très fort en me disant que vous n’avez pas recu l’invitation, et hop, je vous la renvoie illico par mail. Si ça ne fonctionne pas, hop, solution 2, c’est de prendre l’invitation sur le site et surtout de m’écrire sur tara@taraduncan.com pour me signaler le nombre de places requises. On va y arriver, si si !

Sinon, la bataille fait rage entre l’option Figurine (pour le cadeau le 7 Octobre) et l’option Tee-shirt. Pour l’instant, c’est l’égalité. Chez Flammarion, c’est la même chose. Une partie du service marketing penche pour la figurine et l’autre pour les tee-shirt. Compliqué tout ça ! Moi j’aime bien les deux, mais j’ai un faible pour le tee-shirt.

Diane s’éclate à New York. Elle a visité le New York Stock Exchange hier, elle a trouvé ça passionnant, et la banque où elle fait son stage semble géniale. Comme je suis une maman poule (cot cot cot !) je réclame mon texto bi quotidien pour être sûre qu’elle va bien après avoir pris le métro pour aller travailler et en revenir (ben quoi, c’est dangereux le métro à New York…non ?) Hier, elle a vu une souris sur les rails. Elle a trouvé ça très moyen. Meuuh, c’est mignon les souris non ? Moi je préfère les souris aux araignées, même si contrairement à Diane je ne pique pas de crise quand je vois ces petites bébêtes (l’habitude des aragnes d’AutreMonde sans doute ! lol !). Quant à Marine, à l’académie Sanchez-Casal de Barcelone, elle tente d’égaler Nadal sur terre battue. Huit heures de tennis par jour, plus une heure de culture physique, plus natation. Oups, je crois qu’elle va me mettre une patée en rentrant !

Sinon, demain, hop, direction Challan. Et oui, finalement ce ne sera pas Sarlat mais la Vendée. Quelques jours de total farniente histoire de récupérer un peu après le voyage en Chine. Moi je voyais déjà piscine, sieste, petits repas gastronomiques, doigts de pied en éventail. Mon infatiguable mari lui, a déjà référencé tous les sites de balade, réservé le bateau pour aller visiter l’ile d’Yeu lundi et demandé où on pouvait louer des vélos…o’scours !