la jolie normandie
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 31 mars 2006 @ 10:53

Philippe était parti en voyage d’affaire. Il avait oublié l’affaire du camembert…qui s’est vigoureusement rappelé à son bon souvenir lorsqu’il a ouvert le frigo ce matin pour prendre le beurre. Il est devenu vaguement verdatre et s’est esclamé "ah la vache", ce qui, pour du camembert était de circontance vous l’avouerez. Car, alors qu’il n’en reste qu’un quart (niarf !) ce petit bout de fromage a une présence olfactive tout à fait indéniable. Comme je pars à Flers dans quelques heures (euh, oui, en normandie, le pays du fromage et le premier qui m’offre un camembert, je le lui fais manger ! lol !) je crois que la plus grande crainte de ma famille c’est que je ne le finisse pas avant de partir. Ce qui a de grandes chances d’arriver vu que je n’en mange que le matin. J’ai bien peur qu’il n’y ait un putsch pendant mon absence et que mon fromage ne termine prématurément dans la poubelle, ladite poubelle étant vivement doublement emballée (genre "produits dangereux surtout ne pas ouvrir") et descendue vite fait. Faudrait peut être proposer ça aux militaires : L’arme biologique suprème : Le camembert ! lol ! sinon, ben bonne nuit des coms, comme je ne suis pas là je ne pourrais pas admirer vos créations avant lundi…ouinnnn ! bisous à tous et passez un bon week end !

le camembert
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 27 mars 2006 @ 17:00

Je suis partie à Lille. Accueil formidable des élèves et des professeurs de Notre Dame de la Paix, c’était génial, j’ai adoré. Et là mes fans m’ont fait une surprise. En dehors des habituels dessins, remerciements et autres, trois petites malignes ont décidé de m’offrir un camembert, en référence à mon aveu, comme quoi je mangeais du camembert le matin au petit déjeuner. Pas un de ces camembert qui ne sentent rien et qui resssemblent à du plastique hein ! Un bien de chez nous qui fleure bon la campagne cré vingt diou ! Inutile de vous dire que j’ai bien rigolé…jusqu’au moment où je suis arrivé, le soir, dans mon hôtel. En règle général, il y a toujours un mini-bar réfrigéré dans les hôtels, contenant des barres chocolatées, de l’eau minérale et divers alcools. Je comptais donc dessus pour neutraliser les effluves…insistantes…dudit camembert. Malheureusement, cet hôtel là n’avait pas l’air au courant de la coutume parce qu’il n’y en avait pas. Comme il faisait bien chaud dans la chambre, mon camembert a eu tout loisir de…comment dire…s’épandre largement dans l’atmosphère pendant toute la nuit. En clair, ça sentait la vache. Et pis (ah ah) une vache qui n’avait pas vu de bain depuis un bon bout de temps. Je m’en suis rendue compte en remontant du petit déjeuner, j’ai eu comme un choc en rentrant dans la chambre. Pourtant il était bien emballé ! J’ai donc fait de mon mieux pour l’isoler dans ma valise, en le mettant dans la poche extérieure, genre "j’évite d’avoir mes vêtements parfumés "fleur de camembert N°5 de chez SAPUFOR". J’ai eu une pensée émue pour les gens qui allaient hériter de ma chambre après moi, et je me suis dirigée vers le Furet du Nord où je devais rencontrer les journalistes le matin et dédicacer l’après midi. Jean François, le responsable de la communication n’a pas froncé le nez en reniflant partout parce qu’il est très poli, mais j’ai bien senti (re ah ah) qu’il trouvait que j’avais une odeur…bizarre. Je me suis donc empressée de lui raconter ce qu’avaient fait les trois coquines et il a donc décidé d’emballer le suspect dans : Deux couches de papier journal, deux couches de plastique, trois couches de scotch ultra épais, le tout fourré au réfrigérateur. Je pense que les employés du Furet ont du trouver que le frigo sentait bizarre ce jour là. Bref, la dédicace se passe super bien, y’avait plein de gens, dont Thais et Eve (salut les filles !), j’ai failli rater mon train tellement le temps est passé vite et j’ai filé au pas de course jusqu’à la gare pour attraper mon train qui avait…25 minutes de retard, coup de bol. Sur le quai, ça allait encore. Dans le train, toujours bien chaud, le camembert a acquis une sorte de…présence. On sentait qu’il était là, ça c’était sûr. Des regards suspicieux s’échangeaient au dessus des fauteuils et j’arborais un air angélique genre une auréole au dessus de la tête "qui moi ? Même pas au courant". Je suis rentrée à la maison, ai raconté toute l’histoire à philippe et aux filles qui étaient mortes de rire…jusqu’au moment où j’ai déballé le coupable. Là, Diane a viré au vert, surtout lorsque j’ai mis le camembert dans le réfrigérateur. Je crois qu’elle m’en veut toujours. Le lendemain matin, c’est à dire hier, c’est philippe qui m’en a voulu très fort, parce que j’ai mangé un bout de mon camembert avec mon petit déjeuner. Ben j’vous dis un truc. Le gout l’est vraiment meilleur que l’odeur !

Un sourcier c’est pas sorcier !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 19 mars 2006 @ 12:11

Bien que le mystère des AS de Marine n’ait pas encore été élucidé, et pourrait donc amener d’autres commentaires (et Liestra, moi aussi j’ai deux trous dans une oreille et non, les piercings beurk beurk je suis trop douillette !), je poste de nouveau à cause de ma mère.

Qui avait une fuite dans son jardin. Pas énorme le jardin hein, juste de quoi poser quatre transats, une ou deux tables, trois arbres et une dizaine de rosiers. Donc à priori, pas trop difficile de localiser l’endroit où le tuyau était percé. Maman a donc fait appel à un plombier. Qui, en dépit de la taille du jardin a déclaré forfait, impossible de trouver l’endroit exact. La réaction normale d’une personne normale (c’est à dire n’appartenant pas à notre famille) serait d’appeler un plombier un peu plus compétent. Ah, ce serait trop facile ! Donc maman (rationnelle, n’aime pas les lutins et les dragons, ne croit pas du tout au paranormal et autres trucs bizarre, vous imaginez donc le choc pour moi !) a fait appel à un….Sourcier ! Un monsieur qui avec une baguette (de coudrier s’il vous plait !) à trois pointes (il en tient deux et pointe la troisième vers le sol, donc, première mission du sourcier : Trouver un coudrier possédant ce genre de branche…pas gagné hein !) trouve les sources. Profession assez commune dans le sud ouest, j’avoue que j’ignorais qu’il y en avait aussi dans les grandes villes. Doit pas avoir des masses de client le sourcier qui travaille à Paris ou à Lyon à mon avis ! J’imagine la conversation "Bonjour monsieur le sourcier, j’ai une fuite dans mon appartement, impossible de trouver où !" "Pas de problème madame, ma baguette et moi on arrive tout de suite !" Niarf !

Le problème c’est que le sourcier n’a pas trouvé non plus. En fait il a été plus précis que le plombier, il a dit "ce n’est pas dans le jardin, je ne sens pas d’eau en dehors des tuyaux". La vache, c’est super sensible un sourcier ! Effectivement la fuite était dans l’allée.

Je serais curieuse de savoir comment la science explique ça moi ! tout ça pour conclure qu’il ne faut pas s’étonner si j’écris des trucs aussi étranges, hein, finalement je ne suis que la digne fille de ma mère ! Un sourcier ! pfffff !

l’admirateur secret
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 13 mars 2006 @ 19:41

Marine a un admirateur secret (j’écris avec son autorisation, je n’aurais pas osé sinon, hein !). En une après midi, paf ! deux poêmes signés "ton admirateur secret". Ce que c’est romantique ! "essuie une petite larme".  Elle était en transe, le regard brillant et les joues roses. Bon, apparemment les lunettes ne gènent pas l’admirateur en question ! Le lendemain, paf ! encore deux poêmes (bon d’accord, on est loin de baudelaire, hein, c’est du genre "jt’e kiffe trop, tu es comme le soleil". Ah bon ? ma fille brille ! lol ! Bref, voilà donc Marine transformée en un mix de Sioux et de Sherlock Holmes. Elle est en train de traquer l’AS (Admirateur Secret pour ceux qui n’ont pas suivi). Elle réfléchit à la façon ingénieuse, discrète et plausible de demander à lire tous les classeurs des garçons de la classe histoire de repérer l’écriture de l’AS. Mais apparemment l’AS est assez malin, parce qu’il a écrit en lettres majuscules (euh, peut être qu’il avait aussi peur qu’elle ne puisse pas lire son écriture ! lol !) donc la recherche est assez compliquée. Et puis il faut trouver des pretextes valables, sinon, l’AS va se douter tout de suite du piège. Donc, nous voilà sur le sentier de la guerre. Evidemment, mes plans géniaux se sont heurtés à un regard incrédule, voire dédaigneux. Donc non à mettre un fumigène inoffensif, de faire sortir tout le monde et de plonger sur les classeurs (dommage, je l’aimais bien celui-là !). Pas plus qu’à l’innocent "mince alors j’ai perdu mon cours, tu ne pourrais pas me préter le tien s’il te plait ?" susurré d’une voix de velours en battant les cils. D’abord, elle ne veut pas battre des cils, elle trouve ça débile, et les yeux suppliants, depuis Shrek, ben ça marche plus aussi bien. Ensuite, elle refuse de passer pour une crétine congénitale qui aurait perdu son cours 12 fois (le nombre d’admirateurs potentiels ). Donc nous sommes à la recherche de pretextes pouvant potentiellement marcher 12 fois. Et nous sommes à l’écoute de toutes les suggestions hein !

Ah là là, moi aussi j’ai recu des poêmes dans mon jeune âge "voix chevrotante, agite sa canne" cré vingt diou, c’était le bon vieux temps ! Mais comme j’ai rencontré Philippe, dit "le grand ammmouuuuuur", super jeune, ben ceux qui osaient m’envoyer des poèmes risquant assez rapidement de se retrouver avec un poing sur le nez, curieusement, le flot s’est tari. Bon, en attendant de trouver un truc bien machiavélique pour ma fille, je retourne travailler sur Tara Duncan et le………….. ! qui est donc le tome 5. Et je rigole d’avance…qu’est ce qu’elle va faire, si une fois l’AS démasqué, il ne lui plait pas du tout ? mdr !

torture gingivale ou « au moyen age, on arrachait le tout et au moins ça allait vite » !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mercredi 08 mars 2006 @ 10:26

Bon, après la séance lunette, voici la séance dentiste. Mais pour moi cette fois-ci. Ma rencontre avec un saucisson particulièrement coriace s’est soldée par un bout de dent en moins. Saucisson 1, moi 0. Evidemment, ça fait bizarre d’avoir un bout de dent qui donne sa démission, comme ça, sans prévenir, sans même un préavis ! J’appelle donc le dentiste, complétement affolée (oui, là c’est Marine qui s’est moquée de moi…pffff !) et j’ai donc un rendez vous, juste le jour où les nuages, d’une inexplicable mauvaise humeur, ont décidé de noyer la France une bonne fois pour toute. J’avais déjà le moral dans les chaussettes à l’idée d’affronter le bizzzzzzz, bizzzzzz, zzzzzzzziiiiizzzzz, de la roulette, mais si en plus il me faut un canoé kayak pour y aller, alors là, ça ne va pas du tout ! Je mets donc mon tuba et mes palmes et me lance à l’assaut des rues inondées. Le docteur, qui par un pur hasard porte le nom d’une voiture basse rouge qu’affectionne particulièrement philippe, me fait ouvrir la bouche, hoche la tête d’un air sépulcral (genre, ma pauvre dame, y’a plus qu’une solution, vous enterrer !) et annonce la mauvaise nouvelle. Il faut couronner (le premier qui dit que pour une princesse c’est normal, j’aurais une dent contre lui hein ! niarf). La vache, mais ça coute une fortune ce truc là ! Bien obligée, mon pauvre portefeuille gémissant de douleur, j’accepte le devis et en avant pour la séance de torture. Et là, je découvre qu’en fait, ce n’est pas le zizzzzzzzz qui me gène le plus, mais le fait que le vampire penché sur moi (ils ont des masques pour cacher leurs dents, moi je suis sûre !) en train de me torturer avec délectation, essaye tout simplement de me noyer. Pour ne pas calciner les dents, les roulettes sont équipées d’un système qui envoie de l’eau en même temps. Or, quand le vampire dit "pas bouger ou sinon je risque de vous couper la langue", croyez moi, on ne bouge pas d’un cil ! alors du coup, ben j’arrivais plus à respirer parce que la pompe n’était pas assez puissante pour aspirer l’eau. De plus, l’assistante avait peur de me faire mal avec la canule aspirante. Elle a commencé à comprendre le problème lorsque, violette, je me suis étouffée et lui ait carrément craché un demi-litre d’eau dessus. Du coup le vampire a pris les choses en main et ça allait nettement mieux.

Là où ça va nettement moins bien c’est qu’il a prévu au moins six séances ! Ouinnnnnnnn !

lunettes
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 05 mars 2006 @ 12:57

Marine a des lunettes depuis trois jours. Ca a été une véritable révolution, lorsque, prenant les lunettes d’une copine pour s’amuser, elle s’est rendue compte avec horreur qu’elle y voyait nettement mieux avec que sans. Panique à bord, appel affolé de ma fille qui me demande d’aller immédiatement chez l’ophtalmo et plus vite que ça. Evidemment, le nôtre ne peut pas la prendre avant une dizaine d’année tellement il est booké, j’en appelle d’autres et finalement j’en trouve un qui accepte de la recevoir le lendemain. Ouf ! Toute la soirée, Marine a été un tantinet monomaniaque, se demandant avec angoisse ce qu’il allait lui dire et si elle n’allait pas terminer aveugle avec une canne blanche. Le fait que je sois morte de rire (et son père aussi, mais bon, lui est plus discret) n’a pas arrangé son humeur évidemment. Nous ratons donc deux heures de cours (svt et maths) pour aller voir l’ophtalmo. Il la fait loucher, la regarde sous toutes les coutures, y’a une machine bizarre qui lui souffle des trucs dans les yeux (je vous dis pas le bond de quinze mètres qu’elle a fait, j’ai faillit mourir sur place tellement je me mordais les joues pour ne pas éclater de rire), il la fait lire (découverte rassurante, oui, Marine sait lire !) des tas de lignes de plus en plus petites et soulagement total et absolu, nous découvrons (moi je le savais, mais bon, elle a plus confiance en l’ophtalmo qu’en sa mère, pfffff !) qu’elle a une excellente vue, mais une petite, minuscule, insignifiante myopie de -0,25, soit les verres les plus faibles qui existent. Le lendemain, Marine déjeune avec son père, et le coeur battant va essayer ses nouvelles lunettes. Qui, par une espèce de miracle dont je remercie dieu très humblement, non seulement lui vont très bien, mais en plus la rende vraiment ravissante (merci Guess !). Ouf, nous voilà donc sortis du cauchemar ! Elle les aime tellement que c’est tout juste si elle ne dort pas avec et ne les quitte plus ! Et leur attribue toutes les vertus. Le fait de bien voir au tableau (je vous jure, on a l’impression qu’elle était quasiment aveugle avant, pffff !) et donc d’avoir de bonnes notes, le fait d’avoir mis une patée à un copain au tennis (genre "je voyais pas les balles avant"), le fait que les garçons comme les filles ont tous remarqué son nouveau look et lui ont fait des tas de compliments, même ceux à qui elle ne parlait pas spécialement, etc…d’où ma conclusion "Ben c’est normal, tu es ma fille : donc ce sont des lunettes magiques "! lol !