la petite souris
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 05 septembre 2005 @ 10:55

y’ a pas que la rentrée à évoquer, mais aussi les vacances. Sont pas si loin finalement ! Et c’était tellement super de buller au bord de l’eau ! A propos d’eau, je ne crois pas avoir évoqué une anecdote que je pourrais intituler "Diane et la petite…non…la minuscule…souris".

Nous avons loué un bateau sur le lac Powell aux Etats Unis. Un truc pour 12 personnes, pour nous 4. Y’avait même un toboggan, un barbecue et deux postes de commande, c’est dire ! Derrière nous, nous trainions un hors bord pour faire du ski nautique. Apparemment, le bonheur total. Enfin pour nous, parce que Diane n’aime pas toute profondeur dépassant les 50 centimètres de son bain. Dans l’eau, et spécialement dans celle d’un lac, fut il de 300 km de long, y’a des tas de bestioles qui zonzonnent et de machins qui bulbulent et Diane aimeraient bien qu’ils aillent bulbuler et zonzonner un peu plus loin. La première journée de navigation se passe bien. Nous nous amarrons à une plage avec 4 ancres enterrées dans le sable (d’ailleurs tellement bien plantées qu’on a faillit ne pas repartir), nous faisons du ski nautique (enfin, après que philippe ait un peu bousillé l’hélice du hors bord et que le gentil mécanicien nous l’ait remplacée), de la bouée, nous sautons du tobbogan (enfin surtout les filles, parce que moi, hein chuis trop vieille !) bref le bonheur. Puis la nuit arrive. Le monsieur du centre nautique nous avait bien prévenu d’amarrer notre bateau de façon à ce que les amarres plongent dans l’eau afin d’éviter que les souris et autres rongeurs ne montent à bord. C’est donc ce que nous avons fait. Mais nous n’avons bêtement pas pensé que le hors bord était attaché aux amarres et qu’il suffisait de monter sur le début de l’amarre, puis sur le hors bord, puis sur l’autre bout de l’amarre hors de l’eau et enfin sur le gros bateau. Nous étions donc en train de diner et nous moquions gentiment de Diane qui était soulagée qu’il n’y ait pas de moustiques, lorsqu’elle a dit "j’espère qu’il ne va pas y avoir de souris". J’ai rigolé et Philippe a dit "Y’a pas de souris ici". Et juste à ce moment là, comme dans un dessin de Tex Avery, paf ! J’ai vu une petite souris passer à fond la caisse. J’aurais du me taire pour ne pas inquiéter Diane, mais j’ai été tellement surprise que je me suis exclamée "oh ! une souris !".

Diane a poussé un glapissement et a remonté les pieds tellement vite que ça a juste laissé une trainée floue. Nous avons posé un piège à glu pour attraper la souris et la renvoyer dans le grand ouest américain. Seulement voilà, le piège a glu ne tue pas la souris. Il ne fait que la capturer. Et Diane, qui ne savait pas au juste ce qui se passait dans le grand salon, a entendu toute la nuit la souris qui se déplacait avec le piège à glu. Hop ! hop ! hop ! comme un marsupilami miniature. Terrorisée (on sait pas très bien pourquoi, hein, à moins que la souris soit vraiment bigleuse et ne la prenne pour une graine géante, elle ne risquait pas grand chose !), elle a lu jusqu’au matin attendant que les rayons du jour la délivrent de son martyr…et surtout que philippe et moi nous emergions. Nous avons donc débarrassé le bateau de la souris et pour la première fois de sa vie, Diane a réussi à trouver un truc qui lui faisait plus peur que les araignées ou les bebêtes qui piquent ! La souris sauteuse !

rentrée des classes
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 02 septembre 2005 @ 11:39

Bon, il parait que plusieurs canards ont eu de gros problèmes de digestion, j’vous jure que c’est pas moi, y z’ont pas eu le temps d’attraper les gateaux, ceux-ci ont coulé au fond du lac immédiatement ! Sinon, ben c’est la rentrée. Marine est moins anxieuse que moi, comme d’hab. Je me demande si elle aura de bons profs et si tout se passera bien (la seconde est réputée comme une classe difficile avec beaucoup de redoublement, parfois jusqu’à 30% de la classe ! Glurps !). Elle, elle se demande si ses copines vont bien et si les garçons seront mignons. Bon, admettons que nos préoccupations ne sont pas tout à fait les mêmes. Diane a déjà commencé sa prépa HEC et elle trouve ça génial. A tel point qu’elle a quasiment arrété de manger, parce qu’elle n’a pas le temps. Et pas faim. Ben dis donc, on m’avait jamais dit que les études c’était efficace pour le régime ! Alors je surveille ça de près, en bonne maman poule, cot cot, histoire qu’elle ne vire pas genre "mais-si-j’ai-mangé-maman-ce quart-de-petit-pois-était-délicieux". Pfff, j’arrive pas à y croire. Moi qui me battait pour qu’elle arrête de se gaver de gateaux et de machins en chocolat, maintenant il faut que je me fache pour qu’elle mange. Le monde à l’envers j’vous dis !

Cuisine
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 01 septembre 2005 @ 11:15

J’ai fait des petits gateaux hier…non, rectification, j’ai essayé de faire des petits gateaux hier. Très rapidement ma cuisine s’est mise à ressembler à Pompéi après l’éruption du Vésuve. Plein de farine partout et moi en pleine panique. Y sont gentils les super cuisiniers. Fait ceci et fait cela et hop, tu auras ce résultat là. Mais moi, j’ai besoin d’instructions plus précises. y disent par exemple qu’il faut faire cuire les gateaux pendant 8 minutes à four chaud. Sans préciser la température du four. Hop, résultat, j’ai respecté ce qu’ils ont dit…et je me demande encore pourquoi mon four a produit cette fumée noire et nauséabonde. La première fournée a terminé à la poubelle…que, brûlante, elle a proprement traversé (ben oui, le plastique ça fond ! pfffff !). A peine remise du début d’incendie, j’ai décidé de persévérer…J’ai enfourné une deuxième plaque. Et réduit la température. Et là, bizarrerie du four, les petits gateaux ont cramé en dessous et sont restés blancs dessus. J’en ai conclu qu’il fallait que je mette aussi la chaleur dessus. Mais à chaque fois, ça chauffait trop en dessous et pas assez au dessus. Au bout de quatre heure d’exaspération (non je n’abandonnerais pas je suis tétue !) j’ai enfin réussi à produire un résultat…un peu étrange, mais apparemment consommable. Mes filles et Philippe ont gouté ledit résultat. Comme y sont tous très polis dans ma famille, tout le monde s’est extasié. J’ai donc gouté. Mmmmpph, je crois que je vais abandonner la cuisine pour me mettre au tricot moi ! Le seul problème c’est que j’ai bien du en faire une centaine de ces fichus machins…me demande s’ils aiment les gateaux trop/pas cuits les canards du Bois de Boulogne !