y’ a pas que la rentrée à évoquer, mais aussi les vacances. Sont pas si loin finalement ! Et c’était tellement super de buller au bord de l’eau ! A propos d’eau, je ne crois pas avoir évoqué une anecdote que je pourrais intituler "Diane et la petite…non…la minuscule…souris".
Nous avons loué un bateau sur le lac Powell aux Etats Unis. Un truc pour 12 personnes, pour nous 4. Y’avait même un toboggan, un barbecue et deux postes de commande, c’est dire ! Derrière nous, nous trainions un hors bord pour faire du ski nautique. Apparemment, le bonheur total. Enfin pour nous, parce que Diane n’aime pas toute profondeur dépassant les 50 centimètres de son bain. Dans l’eau, et spécialement dans celle d’un lac, fut il de 300 km de long, y’a des tas de bestioles qui zonzonnent et de machins qui bulbulent et Diane aimeraient bien qu’ils aillent bulbuler et zonzonner un peu plus loin. La première journée de navigation se passe bien. Nous nous amarrons à une plage avec 4 ancres enterrées dans le sable (d’ailleurs tellement bien plantées qu’on a faillit ne pas repartir), nous faisons du ski nautique (enfin, après que philippe ait un peu bousillé l’hélice du hors bord et que le gentil mécanicien nous l’ait remplacée), de la bouée, nous sautons du tobbogan (enfin surtout les filles, parce que moi, hein chuis trop vieille !) bref le bonheur. Puis la nuit arrive. Le monsieur du centre nautique nous avait bien prévenu d’amarrer notre bateau de façon à ce que les amarres plongent dans l’eau afin d’éviter que les souris et autres rongeurs ne montent à bord. C’est donc ce que nous avons fait. Mais nous n’avons bêtement pas pensé que le hors bord était attaché aux amarres et qu’il suffisait de monter sur le début de l’amarre, puis sur le hors bord, puis sur l’autre bout de l’amarre hors de l’eau et enfin sur le gros bateau. Nous étions donc en train de diner et nous moquions gentiment de Diane qui était soulagée qu’il n’y ait pas de moustiques, lorsqu’elle a dit "j’espère qu’il ne va pas y avoir de souris". J’ai rigolé et Philippe a dit "Y’a pas de souris ici". Et juste à ce moment là, comme dans un dessin de Tex Avery, paf ! J’ai vu une petite souris passer à fond la caisse. J’aurais du me taire pour ne pas inquiéter Diane, mais j’ai été tellement surprise que je me suis exclamée "oh ! une souris !".
Diane a poussé un glapissement et a remonté les pieds tellement vite que ça a juste laissé une trainée floue. Nous avons posé un piège à glu pour attraper la souris et la renvoyer dans le grand ouest américain. Seulement voilà, le piège a glu ne tue pas la souris. Il ne fait que la capturer. Et Diane, qui ne savait pas au juste ce qui se passait dans le grand salon, a entendu toute la nuit la souris qui se déplacait avec le piège à glu. Hop ! hop ! hop ! comme un marsupilami miniature. Terrorisée (on sait pas très bien pourquoi, hein, à moins que la souris soit vraiment bigleuse et ne la prenne pour une graine géante, elle ne risquait pas grand chose !), elle a lu jusqu’au matin attendant que les rayons du jour la délivrent de son martyr…et surtout que philippe et moi nous emergions. Nous avons donc débarrassé le bateau de la souris et pour la première fois de sa vie, Diane a réussi à trouver un truc qui lui faisait plus peur que les araignées ou les bebêtes qui piquent ! La souris sauteuse !