Piscine
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 30 août 2005 @ 11:29

Je suis allée à la piscine hier matin. Super jolie piscine toute neuve, avec tobbogan et solarium, chic ! Après avoir glouglouté pendant une demi-heure, je suis ressortie en ressemblant à peu près à un lapin russe. Le poil ébourrifé et l’oeil rouge. Ouille ouille le chlore ! Ca c’est sûr, aucune bactérie ne peut survivre dans cette piscine. Ensuite j’ai voulu afficher une démarche altière, ma serviette sur l’épaule, afin de me diriger, naiade (un peu décatie, certes, mais bon) ruisselante vers le solarium. Ce que la naiade ruisselante n’avait pas pris en compte c’est que le sol était mouillé (ce qui dans une piscine est éventuellement envisageable, certes), mais également formidablement glissant. Je passais donc entre deux maitres nageurs musclés et bodybuildés, le regard fixé vers la ligne bleu des Vosges…enfin plutôt vers le solarium où bronzaient un demi-million de personnes (mais que font ces gens un lundi matin dans ma piscine ! Faites quelque chose !), lorsque mon pied tout aussi altier a totalement, absolument et irrémédiablement glissé. La naiade ruisselante s’est instantanément transformée en une sorte de charlie chaplin démantibulé, essayant desespérement de conserver et son équilibre et sa dignité. Lorsque j’ai compris que j’allais très proprement me casser la figure, j’ai abandonné très prestrement la dignité, pour conserver l’équilibre. Là, les deux maitres nageurs avaient fini par percuter que j’avais comme un problème et m’ont rattrapé de justesse. Après m’être excusée, rouge de honte, mon embarras n’a pas connu de bornes lorsque l’un des deux m’a ironiquement indiqué : On en rattrape souvent des jolies filles, ici ! avec un clin d’oeil ravageur. Genre "ça va, on sait bien que vous avez fait exprès histoire de vous coller à nos beaux corps bien musclés !" La vache, là je me suis sentie dans la peau d’une vieille rombière en train de faire du gringue à un jeune tombeur…au s’cours ! Je me suis dignement dégagée, leur ait adressé un joli sourire crispé et me suis éloignée, un peu chancelante, vers le solarium. Où sous le regard ironique du demi-million de personnes qui avaient assisté à la scène, je me suis allongée sur ma serviette et ait enfoui ma honte sous mon bras, telle l’autruche de la fable…la prochaine fois que je mets le pied dans cette piscine, c’est sûr, j’achete des tongs !

submergée, gloup, gloup !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 29 août 2005 @ 19:19

Ah la la, ça y est, c’est la rentrée. La vraie de vraie. Diane est en prépa depuis déjà le 25 Aout (elle râle très fort, si si !) et Marine rentre en seconde Vendredi. Quant à moi, je gloupe gloupe sous la surface, submergée par les trucs à faire. Il faut que je retravaille sur mon nouveau site, qui doit être modifié avec les nouvelles images, que je prépare la conférence de presse pour les journalistes du 15 Octobre et surtout celle du 2 Novembre avec les fans à la Fnac Ternes (j’ai un problème avec les Trolls qui doivent garder, ils ne veulent pas se séparer de leur massue…pfffff !), et les sortceliers qui veulent décorer la salle comme au Lancovit (mais que fait la garde impériale !).  Il faut aussi que je réponde aux mails (la vache, comme dirait Maitre Chem, il n’y a que 200 places et j’ai déjà 500 réponses positives, on est mal on est mal !). Il faut aussi que je travaille sur Tara 4, que je m’occupe de ma petite famille, que je fasse un peu de sport, histoire de conserver la super forme acquise pendant les vacances, et que je gère les signatures et les salons, en essayant de ne pas accepter deux trucs en même temps mais à 500 kilomètres de distances ! lol ! Pfff, avec un Transmitus, ce serait tout de même nettement plus facile. Va falloir que j’en discute avec Tara ! O’scours, un peu d’aide serait appréciée !

le gros n’avion
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 23 août 2005 @ 9:08

Ais je mentionné notre retour cauchemardesque ? Nan, je crois pas. Bien. Partant du principe que je n’aime pas trop l’avion (après tout, on est assis sur un truc rempli de kérosène jusqu’à la gueule, et qui vole alors qu’il pèse des tonnes et des tonnes, moi j’vous dis, c’est pas naturelle ma bonne dame !), à chaque fois que je dois monter dans un de ces engins, je ne suis pas super joyeuse. Le vol aller s’est bien passé. Pas de turbulences, direct entre Paris et San Francisco, tout allait bien. Celui entre SF et Las Vegas aussi. Ensuite j’ai eu trois semaines pour me remettre de mes émotions, jusque là , rien de particulier. Juste des photos qui font pleurer de rire mon mari et mes filles : Sophie En Train d’Escalader un Rocher. Sophie Desespérément Accrochée au Rocher (genre "Maman, faites moi descendre !) et enfin, Sophie à Quatre pattes Dans la Poussière Après Etre Tombée du Rocher ! (ouille, j’ai la fesse gauche qui en a pris un coup !) ou encore Sophie A Ski Nautique. Sophie avec Le Gilet De Sauvetage qui Remonte jusqu’aux Oreilles. Sophie Qui essaye de Redescendre le Gilet De Sauvetage et enfin Sophie qui trop Occupé par la Sal…..erie de Gilet Lache Bêtement la corde et fait Glou Glou. Sophie En Maillot de Bain en Train de Faire un Barbecue Sur le Gros Bateau. Sophie en Train de Poser Pour la Photo. Sophie Se Rendant Compte Que la Viande est En Train de Cramer Grave. Sophie Essayant Desespérément d’Eviter au Gros Bateau de Brûler Avec la Viande…et Enfin la Famille de Sophie Mangeant la Viande (enfin ce qu’il en reste), Absolument Morte de Rire Tout en Montrant à Sophie Qu’il Est Totalement Impossible de Découper Ladite Viande (sont tous méchants avec moi, pffffff !). Bref, tout allait bien jusqu’au moment où il nous a fallut rentrer. On n’avait pas trop envie, c’était vraiment des super vacances, mais bon, Tara Duncan et le Sceptre Maudit sortant le 2 Novembre, c’était difficile de rester en vacances (bouuuhouuuu, snif snif ! Mais youppeeee quand même hein !). Nous montons donc dans l’avion. Pour aller de Las Vegas à Atlanta, car il  n’y a pas de vol direct Las Vegas Paris. Il y a pas mal de turbulences, ce que j’apprécie très moyennement. On arrive à atlanta sans rien perdre et paf, le pilote de l’avion, un joyeux luron, nous explique qu’il ne peut pas atterrir parce qu’il y a une tempête d’enfer sur Atlanta. Genre de celle qui a fait rater son atterissage trois semaines avant à l’avion de Toronto. Génial. On tourne. On tourne encore. 40 minutes après, le joyeux luron décide de nous donner un peu plus de détails et nous explique que comme il commence à manquer de carburant, ben il va tenter d’atterrir. Super. Je commence à virer au verdâtre. Il commence à descendre. L’avion est secoué dans tous les sens, et je découvre enfin ce que ressent une banane dans un milk shake. on voit enfin la piste, au milieu de la pluie et des éclairs et on n’est plus qu’à 5 mètres en hauteur lorsque soudain, sans aucun avertissement, le joyeux luron remet les gaz à fond la caisse. L’avion bascule sur le côté, rate le sol d’un tout petit millimètre, se reprend et redécolle.
La main de mon mari va avoir besoin d’un peu de chirurgie, parce que je lui ai un petit peu broyée. Là on n’est plus verts, je crois qu’on a atteint le transparent. Un type fait un malaise, les gens hurlent, c’est Apocalypse Now sans l’air des Walkyries. On se remet à tourner et j’éprouve beaucoup de commisération pour les vautours, parce que c’est suprémement chiant de tourner dans les nuages comme ça. Le joyeux luron décide de nous donner les détails de ce qui s’est passé. "Un autre avion a eu des problèmes de carburant lui aussi et il a atterrit en même temps que nous. Pour ne pas le percuter, j’ai du executer une manoeuvre d’urgence. Nous l’avons évité de très peu." Ah, le type a du suivre un stage débile du type "faut dire aux passagers ce qu’il se passe, ils auront moins peur". Ben c’est raté. Ce pilote me terrorise. "Maman, j’veux descendre !" Comme nous n’avons plus de kérosène, ce qui est génant si on veut rester en l’air, on est détourné vers Birmingham (non, pas celui en angleterre, mais dans l’alabama, à 40 minutes d’Atlanta). Là on attend 6 heures dans l’avion. Il y a 7 autres avions devant nous qui ont besoin d’essence aussi. Bref, la tempète se termine et nous parvenons à retourner à Atlanta. L’aéroport est bondé. 70 avions ont été détournés et on atterrit tous à peu près en même temps. L’avion pour Paris, coup de bol, n’a pas encore décollé. Mais il est 1H45 et il est annoncé décollant à 2H30. Donc, à 2H du mat, nous voilà en train de piquer un sprint dans l’aéroport de prendre leur espèce de métro pour arriver au bon terminal et de venir nous écrouler, haletants, devant le comptoir Air France. L’avion décolle à l’heure et 7 heures après, dans un calme absolu de sérénité, nous atterrissons en France. J’ai failli embrasser le Tarmac, mais bon, ça faisait un peu trop Jean Paul II, alors je l’ai pas fait. Et là , ils avaient perdu nos bagages. Les quatre d’un coup dis donc ! Mais ils ont fini par les rapatrier d’Atlanta où ils étaient toujours et nous les avons récupéré sur deux jours.
La prochaine fois, moi je prends le bateau !

Silicone
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 19 août 2005 @ 11:57

Le second truc qui m’a frappé en dehors des proportions gargantuesques, tant des gens que de la nourriture, ce sont les seins. Evidemment, pour une femme, c’est un peu curieux probablement de remarquer ce genre de truc, mais l’Amérique est vraiment le royaume du silicone. Partout où on pose les yeux, ça déborde grave du decolleté. J’ai innocemment fait la remarque auprès d’une américaine du fait que les américaines, justement, étaient mieux pourvues que les françaises. Elle m’a regardé avec un sincère commisération (genre, elle est mignonne la petite princesse mais pas très futée) et m’a expliqué gentiment que pour une grande majorité c’était du plastique cent pour cent (on était à Las Vegas à ce moment, alors disons que la proportion devait être un peu plus importante que dans d’autres villes).
Bon. Pour ma défense, je dirais que jusqu’à présent, j’étais surtout allée à New York et à Boston, donc j’avais pas vraiment vu beaucoup de gens en maillot de bain. Wahou, tous ces seins en plastique qui pointent vers le ciel comme autant d’obus, c’est vraiment impressionnant. C’est une véritable industrie qui s’est développé là bas, car les américains vouent un véritable culte aux grosses poitrines. Lors d’une émission, une fille avec une énorme poitrine était venue présenter une danse du ventre. L’un des jurés (me demandez pas quelle émission, mes neurones ont déconnecté à peu près à ce moment) lui a demandé si sa poitrine était naturelle (y devait être un peu bigleux, hein !). Elle lui a répondu séchement que de tout son déguisement c’était sa poitrine qui lui avait couté le plus cher ! Evidemment j’étais morte de rire. Et un peu jalouse tout de même, moi qui fait du 90AB (oui, je sais ça n’existe pas, mais bon, c’est à peu près là où je me situe)…pfff, ptête que je devrais faire comme les américaines et choisir le tout plastique ?
Nannn, les soutient-gorges rembourrés, ça le fait aussi et pis comme ça j’ai pas les seins au niveau des genoux à mon âge ! lol !

America America
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 18 août 2005 @ 9:27

Nous voilà de retour après 24 jours d’amérique profonde (la vache, plus profond on coulait !), d’hamburgers géants, de country music et de rodéo…YEEEEHAAAA !
Dire qu’on s’est éclaté est un euphémisme. C’était Gé-nial ! Las Vegas c’est grave démentiel, San Francisco c’est super joli, les grands parcs américains sont somptueux et les serveuses t’appellent toutes « honney » ou « darling » et utilisent le mot « folks » ou « Guys » (ce qui signifie en gros « les copains ») à peu près tous les cinq mots. Du genre « Hi you guys, what can I do for you today » et une seconde après avoir pris la commande, ça donne « Everything is okay for you guys ? » mdr ! Du coup, nos serveurs français compassés et qui rigolent pas, ben ça leur fait tout drôles aux américains. Et pis y z’arrètent pas de te resservir. Déjà que la plupart des plats pourraient servir à nourrir une famille moyenne pendant une semaine, mais en plus, le coca, le thé glacé et ce genre de machin sont « free refill », ce qui signifie que dès que tu as fini ton premier verre, ben ils te le remplissent illico gratuitement. Tout est démesuré. Les paysages (Bryce Canyon avec les hoodoos, je m’en suis pas encore remise dis donc, c’est rose, rouge, blanc, c’est dément ! Et le grand canyon en hélicoptère, ben ça vaut son pesant d’uranium (z’ont plein de mines d’uranium dans le coin)), les gens (sont tailles XXXXXXXL là -bas !), la nourriture (ben ça va avec la taille XXXXXXXL, vous me direz !).
Là où je comprends pas bien c’est qu’après m’être nourrie de hamburger et de crêmes glacées (mmmmmiammm miammmmm) j’ai perdu deux kilos. Ca c’est pas sensé être normal. Cela dit, ça doit avoir un rapport avec le fait qu’on a crapahuté grave (on marchait entre deux et six heures par jour) dans les montagnes, et que l’escalade, ben c’est bon pour la forme ! Y’avait des endroits un peu compliqués, évidemment on s’est copieusement perdus et j’ai même glissé d’un énorme rocher sur la fesse gauche (ouille !) et ait atterrit dans un p’ove buisson a qui on avait foutu la paix pendant des centaines d’années (là où on allait les gros américains passaient pas, seulement les minces, alors y’avait pas grand monde). Evidemment, après ça, toute ma famille, qui elle, avait escaladé ledit rocher avec aisance et enthousiasme m’a traitée comme une centenaire grabataire. « Donne moi la main maman, tu risques de glisser ! » Regarde pas en bas maman, tu vas avoir le vertige » « Saute ma chérie, ce n’est pas haut » pfffff ! Moi reine de l’escalade d’abord. Moi même pas peur !
Ah et les vaches là -bas. Pas du tout les mêmes que les vaches françaises hein ! Pas du genre à se laisser masser par un paysan breton pour donner du bon lait, mais plutôt du genre à jeter un coup d’oeil par dessus leurs cornes de trois mètres de diamètres d’un air de dire « toi mon gars, si tu t’approches pour te tailler un steak, tu vas vite regretter d’être né. » Même chose pour les rodéos. Les bonhommes qui leur montent dessus ont du laisser leurs neurones au vestiaires, parce que non seulement les vaches sont super agiles (ouais, je sais que mettre « vache » et « agile » dans la même phrase, ça fait bizarrre, mais c’est incroyable), mais elles savent très bien sauter dans tous les sens pour se débarrasser de l’indésirable. En fait, bien mieux que les chevaux, ce qui m’a vraiment incitée a m’interroger sur l’intelligence des deux animaux. Regarderait plus jamais mon steak de la même façon moi, cré vingt diou !
En dehors de ce sentiment de bonheur absolu d’être en vacance, je n’ai pas abandonné mes fans et j’ai bien avancé sur Tara 4 pendant les vacances, (j’avais mon portable avec moi) et j’en suis à peu près à la moitié. Comme dans tous mes livres, il va y avoir une connotation avec le pays que j’ai visité pendant que j’écrivais, alors, pas de surprise si dans Tara 4, vous retrouvez les mystérieuses légendes indiennes sur AutreMonde ! lol !