Après avoir stressé comme une bête pour Marine (on ne sait pas très bien pourquoi vu qu’elle passe en seconde, mais bon) mon petit coeur de maman dévouée s’est décontracté lorsque ma fille est rentrée, légèrement méprisante en me disant : « Wahou, les profs nous ont pris la tête avec le brevet et c’était super trop facile ! Maintenant je suis en vacances ! Youpeeeeeeh ! »
Genre « essaye un peu de me coller un bouquin de classe entre les mains pour les prochains deux mois et l’éruption du Krakatoa à côté de mon explosion à moi, ça sera de la gnognote ». OK, message recu, mes guerrières sont fatiguées. Et ce d’autant que Diane, forte de ses dix huit ans, est allée aux Bains hier (pour celles qui comme moi ne fréquentent pas trop les boites de nuit, ben…c’est une boite de nuit !) et est rentrée à quatre heures du matin. Comment je sais qu’elle est rentrée à 4 heures ? Facile ! Mon mari s’est réveillé à 3H30 et voyant que Diane n’était pas encore rentrée, lui a envoyé un petit texto avec son blackberry (sorte de machin portable avec lequel on peut envoyer et recevoir des mails et des sms), discrétement après être sorti de la chambre conjugale : Genre, « ben t’es où, il est tard ! » (et après on dira que c’est moi la maman poule, pffff !). Diane, voyant que son père était réveillé, a réagi logiquement. Elle l’a appelé sur son portable. Qui était sur sa table de nuit. Qui était branché. Qui a sonné alors que je ronflais…non, je ne ronfle pas…alors que je dormais profondément. Bond de quinze mètres dans le lit, coeur à 170 pulsations minutes, totalement paniquée en me demandant ce qui se passait. Je prends l’engin braillant et je vois s’afficher « Diane mobile » sur l’appareil de Philippe. Horrifiée, me disant qu’il devait y avoir un problème pour qu’elle appelle (ben oui, pouvait pas deviner moi !) j’appuie sur le mauvais bouton et je raccroche au lieu de décrocher. Je pousse un glappissement d’horreur, mon mari déboule à fond la caisse (oui, c’était un peu ridicule à 4 heures du mat) plonge sur le téléphone et rappelle. Et parle avec ma fille qui lui dit qu’elle est quasiment arrivée à la maison.
Je me souviens très bien, après avoir compris qu’il l’avait contacté avec son fichu blackberry, que je l’ai traité d’andouille et de truffe. C’était pas très gentil, vu que son action partait d’un bon sentiment, mais moi, à 4 heures de mat, je fais pas joujou avec des bidules électroniques, je dors !
Hop, je commence par le titre, parce que sinon, j’oublie et à chaque fois je dois rééditer. Alors la lettre suivante est un I ! Et non, ce n’est pas Tara Duncan et le contingent du désert !
Marine et moi sommes parties de concert ce matin. elle pour son brevet, super zen et moi pour mon kiné, nettement plus crispée. Pas par mon kiné, mais par son brevet. Au moment où j’écr…je tape, elle est en train de le passer…pffff, y’en a marre des exams !
Sinon, ben je reviens de ma séance de torture bihebdomadaire. Comme tous les lundis et tous les jeudis, je me suis fait étirer (j’ai bien dit Etirer, hein, pas tirer, ne tombons pas dans le trivial) dans tous les sens et ma pauvre épaule émet des craquements inquiétants. Mais nous vaincrons la capsulite ! La vache, quelle sa…….rie ! Ca bloque l’épaule et en plus ça fait un mal de chien. En cas de hold up, je vais me faire descendre, parce que si y’en a un qui crie « les mains en l’air », je vais avoir l’air fine, moi, avec un seul bras en l’air et l’autre genre « je vais dégainer un flingue vite fait, c’est moi qui te le dit », vu que je ne le lève pas plus haut que la ceinture. Non j’exagère, j’ai progressé, j’atteins, en soufflant très fort, en grimaçant et en gémissant, les 140° (au début c’était un tout petit 80° on progresse, on progresse !).
Ah, il est bientôt Midi. Marine va rentrer. J’espère que tout s’est bien passé ! Cot cot cot (dit la mère poule !)
J’ai les pieds en capilonnade. Je me suis moquée de Diane, ben j’ai eu tort parce qu’elle se porte comme un charme alors que je boite comme une p’ove p’tite vieille qu’aurait des tas de cors aux pieds. Mais c’était génial. Fantastique. Extraordinaire. J’ai surtout bien rigolé lorsque le gateau a explosé…meuuuuh non, j’avais pas caché des pétards dedans (quoi que, connaissant mon sens très étrange de l’humour, j’aurais pu), mais en fait c’était un gateau factice qui a explosé lorsque Diane a soufflé les bougies. Heureusement qu’elle n’était pas cardiaque, hein (chuis sûre qu’ils en perdent un ou deux par an qui meurt de surprise ! lol !), parce qu’elle a fait un bond en arrière tandis que des milliers de machins rouges et argentés sautaient joyeusement partout. Vu que l’Etoile était grave bourré (mais c’est quoi tous ces gens qui sortent en semaine !), ben toute la salle (mannequins, mannequins et mannequins, ah, oui, et quelques hommes d’affaires pour entretenir lesdits mannequins) a applaudit Diane, elle était super contente. Et pis c’était super bon et pis elle a eu des super cadeaux, je crois qu’elle va se souvenir de ses dix-huit ans (et du gateau qui fait boum !) pour le reste de ses jours !
Une fois le diner terminé, nous sommes allés en bas, dans la très jolie boite de nuit, avec les jardins/terrasse qui ouvrent sur la nuit parisienne. ET LA on a dansé. Non, on a fait plus que danser. On a gesticulé comme des folles jusqu’à deux heures du matin, moment où mon adorable mari a levé un regard suppliant pour quémander un retour. J’ai proposé à Diane de rentrer en taxi, (elle avait invité trois copines), mais après s’être joyeusement trémoussée, elle en avait un peu plein la tête des ‘boum boum boum’ et autres ‘re-boum re-boum re-boum’ et elle est rentrée avec nous. Ahhhhh, comment c’était bon de retirer les chaussures ! Ce matin, nous avions tous la tête des joyeux fétards (enfin diane et moi moins que philippe qui a bu un peu de vin et de champagne et l’a profondément regretté le lendemain matin, c’est bizarre comme ça parait une bonne idée sur le coup et que ça l’est nettement moins quelques heures plus tard ! lol !) et j’ai commis la très grosse erreur de respecter ma parole et d’aller jouer en double (j’avais oublié que j’avais un double en fait) au tennis. Houla la ! C’est pas difficile, j’ai vu aucune balle. Mes genoux gémissaient, mes pieds criaient grâce et lorsque je suis rentrée, Diane m’a regardé avec un air plein de commisération (genre ma mère est raide dingue !) et m’a dit : ‘Je le crois pas, tu as joué au tennis (genre ce matin en plus il faisait 35° à l’ombre), moi j’ai fait la grasse mat, et c’était si bon maman !’
Cette enfant est cruelle, si si !
Ah, et la lettre suivante est un T ! Tara Duncan et le cont…non c’est pas le conte de ma mère loye ! lol !
Bon ben voilà , on est toutes bichonnées, choucroutées, manucurées pour aller fêter l’anniversaire de Diane à l’Etoile. ma maison ressemble un peu à un poulailler (ça glousse beaucoup !) car Diane a invité des tas de copines pour l’accompagner. Marine trouve le tout nettement moins drôle parce qu’ayant 15 ans, elle ne peut pas aller dans la boite de nuit en dessous du restaurant de l’Etoile et du coup, doit rentrer avec son grand père pendant que sa grande soeur va danser jusqu’à l’aube…mmmh, ou plutot jusqu’à ce qu’elle ne supporte plus d’avoir mal aux pieds ! Car elle a mis des talons. Ce dont elle n’a pas l’habitude. Je rigole. Bon ben, la lettre suivante c’est un n, Tara Duncan et le con…non, ce n’est pas ce que vous pensez, rohhhh, les vilaines !
Mon père est mort hier…et je suis surprise. Non, pas qu’il soit mort, mais d’éprouver une certaine peine, alors qu’il m’était totalement étranger. Mes parents ont divorcé alors que j’avais 6 mois et la différence intellectuelle et matérielle était telle entre mon père et ma mère qu’il s’est enfermé dans un orgueil stupide après avoir été rejeté et que j’ai du le voir une dizaine de fois à tout casser..et toujours dans des conditions difficiles, et pendant un temps très court. Je ne m’attendais donc pas à ressentir de la peine pour un homme que je ne connais pas et qui vivait à 14 000 kilomètres de chez moi. Et pourtant. J’en ressens aussi pour ma grand mère, que je ne connais pas plus, qui a 88 ans et voit mourir son fils avant elle, ce qui n’est pas très logique. Même s’il habitait Tahiti et était parti en la laissant en France (où elle est mieux soignée, la preuve !).
Il était encore jeune, 67 ans, même s’il y a encore cent ans, c’était un âge très honorable, nous avons pris l’habitude de voir des centvingtenaires (je sais ce mot n’existe pas, mais j’ai oublié comment on dit et j’ai la flemme de chercher dans le dictionnaire) tout autour de nous, alors 67, ça fait vachement jeune pour mourir et du coup, j’admets, je suis surprise d’être surprise, à tel point que ma grand-mère a du répéter au moins dix fois avant que je ne percute ce qu’elle disait. Bizarre non ? Et du coup je me sens fragile, ce qui est débile (et en plus ça rime !).
La mort, franchement, c’est nul !
Comme je me suis fait engu…ler parce que je n’avais pas mis la suite du titre, ben la voilà : Tara Duncan et le co…… et non, ce n’est pas Tara Duncan et cochon qui s’en dédit ! lol !
Et pis d’abord, pas taper, hein parce que je suis une maman super méritante. Comme c’est l’anniversaire de Diane (on fête ses dix huit ans à l’Etoile avec des tas de copains) ben on est allé faire les magasins, par 35° à l’ombre, la vache, ma carte a failli fondre ! « Dis maman, tu crois que ça va m’aller ça ? » « Euuh, je ne sais pas ma chérie, il faut que tu l’essayes. » « Mouiii, bon prend le…et ce truc là , qu’est ce que tu en penses ? » (Moi, patience d’ange) « C’est très joli aussi ma chérie essaye le aussi »…et ainsi de suite dans les douze magasins que nous avons fait avant de trouver « La » robe qui allait bien…et les chaussures…et le soutien gorge…et le maillot de bain (tiens, j’ai du rater un truc là , on n’a pas prévu de se baigner pourtant ! Je crois que je me suis fait avoir quelque part…)
Pffff, je suis morte. Mais bon, dix huit ans, c’est important ! D’ailleurs, j’arrive pas à croire qu’elle a déjà dix huit ans !
Ah, ça me fait penser à une blague. Vous connaissez les filles la différence entre les petits garçons et les grands garçons ? La taille de leurs pieds et le prix de leurs jouets…niarf niarf niarf !
A y est. On a passé l’histoire la physique les maths, l’anglais et la bio, restent plus que l’allemand cet après midi et ce sera fi-ni ! Plus de bac…enfin jusqu’à dans trois ans pour Marine. OUF !
Nous sommes allés voir Sin City avec Maman et Philippe. Maman et moi avons rigolé pendant tout le film tandis que philippe regardait l’écran genre « j’arrive pas à croire ce que je vois ». C’est super gore, hein, y’a du sang blanc, rouge ou jaune (non faut voir pour comprendre, c’est le film le plus zarb que j’ai vu depuis pulp fiction), mais c’est tellement too much que je n’ai pas pu m’empécher de rigoler.
Pas Philippe.
Lui il a trouvé que c’était pas logique. Oui m’amour, effectivement, un type qui se prend une centaine de balles dans le corps et qui s’en sort, j’admets, ça fait pas très réel. euuuuh, c’est comme une grande bande dessinée en fait. D’où le problème de philippe, il a un peu de mal avec tout ce qui n’a pas de diagrammes et de machins avec des courbes partout ! lol !
Bon, ben c’était bien Tara et le dragon Renégat. Bravo les filles z’êtes les meilleures !
Hop, le cinq…Tara Duncan et le c……… (non, c’est pas le canular canulant, promis ! lol !)
Après avoir terminé les ongles, j’attaque la première phalange. Diane passe son bac aujourd’hui et nous avons, elle et moi, les tripes genre pas nouées mais presque. Elle est partie ce matin à 7H15 et c’était un peu genre « départ au front de l’est ». Moi limite larmoyante, elle limite agacée (genre, euuuh, moi aussi je t’aime mais là je vais être en retard !), bref, de nous deux finalement, je crois que c’est moi qui m’en fait le plus. Ce qui est d’autant plus stupide qu’elle a bossée comme une bête et vise une mention. Etre maman, c’est un sacré boulot. Finalement, je me dis que c’est bien qu’on soit plus résistantes que les hommes physiquement (j’ai pas dit plus fortes, hein, mais plus résistantes) parce que avec tout ce qu’on s’inquiète pour les autres, ben nos coeurs ne résisteraient pas longtemps !
Nous avons passé le week end à nous occuper de mon pauvre derrière. Non non les filles, pas de pensées libidineuses, c’est tout à fait sérieux, surtout pour celles d’entre vous qui ont envie de voir publier les prochaines aventures de Tara Duncan.
Car mon ancien fauteuil s’apparentait plus à un appareil de torture qu’à un objet supposé servir de relaxation.
Cuir beige, acier, truc super design, probablement inventé par un démon décidé à en faire baver un maximum d’humains. Ca coupait la circulation de mes pauvres jambes, je ne sentais plus mes fesses au bout de trente minutes et mon dos ressemblait à un gros sac de noeuds. Bref, il fallait réagir ! (cela dit j’ai pris le temps, ça fait neuf ans que j’ai ce fauteuil, mais bon, il fallait que la notion d’inconfort arrive jusqu’à mes petites neurones !). Bref, nous voilà vaillamment partis, mon merveilleux héros de mari et moi, sur les traces du fauteuil rembourré. La vache, c’est incroyable le nombre de fauteuils qui existent ! Y’en a même des qui font des tas de brrrrrr, brrrrr brrrr, partout en massant pendant que tu bosses (ça j’ai arrété au bout d’une minute tellement ça m’énervait). Au final, au cinquième magasin et moi au bord de la crise de nerf (je trouvais pas, si si, je vous assure, rien d’assez moelleux comme je voulais), nous voilà chez Conforama. Une gentille vendeuse nous fait essayer un truc qui ne payait pas autant de mine que les machins en cuir genre « moi chuis président et toc ! » d’à côté, je pose mes délicates petites fesses (et oui, j’avoue la princesse au petit pois, c’est moi !) sur le fauteuil et ho miracle, ça allait ! Super confortable, nettement moins cher que les autres (ben ça, c’était un scoop, pour une fois que je prends pas d’instinct le truc le plus cher du magasin !), il roulait, pouvait se balancer dans tous les sens, bref le bonheur. Enfin jusqu’au moment où nous allons pour payer le machin…qui n’était pas en stock. Pas le plus petit bout de fauteuil, pas la moindre roulette, rien, nada, nothing.
Ca, j’arrivais pas à y croire. Le paradis fessier à ma portée qui s’éloignait implacablement. Bouhhhouuu ! Devant ma détresse manifeste, la gentille vendeuse nous indique un autre magasin, où nous fonçons ventre à terre. Nous arrivons, le coeur battant et…il était aussi en rupture ! La seconde gentille vendeuse (re), un peu étonnée de mon abattement, nous indique un troisième magasin, ou nous nous ruons, parce qu’il était déjà sept heures. Et que ça allait fermer. Et là , mon mari me dit :
- euuuh, cherie ?
- Oui, dépèche toi, on va arriver trop tard.
- Rmmmh, on risque même de ne pas arriver du tout, j’ai plus d’essence.
Glurps. Si si, je vous le dis, j’ai fait glurps.
Fort heureusement, la voiture a du sentir ma détresse parce qu’elle a couragement tenu le choc jusqu’au magasin 3. Où nous avions appelé (bon on s’est fait avoir une fois pas deux tout de même hein, stupides mais pas imbéciles) et où j’ai plongé sur mon fauteuil comme un faucon sur un lapin qui s’est levé trop tôt.
On a eu un instant de panique parce qu’on a cru que l’énorme paquet n’allait pas rentrer dans la voiture, mais finalement, si.
Et depuis hier, j’écris sur mon nouveau fauteuil.
Que du bonheur !
ouille ouille, pas taper, j’ai oublié de mettre la lettre suivante hier. Donc, j’en mets deux aujourd’hui. C’est donc Tara Duncan et le Dragon Reneg…hé, ça devient trop facile hein !
Cela dit, je peux encore changer le titre d’ici septembre 2006…niarf niarf niarf !
Bon, allez, je dois éliminer le chocolat d’hier (pfff !) et hop, faites chauffer le vélo et en avant pour un épisode d’Alias histoire d’oublier que je suis en train de souffler et suer sur une stupide machine juste pour perdre 3 grammes sur les 300 que j’ai du prendre hier !
Ahhhh, dur dur d’être une blonde bimbo….hrmmm, nan, suis trop vieille et je n’ai pas assez de poitrine, faut faire au minimum 90 D pour prétendre au titre de bimbo, donc…dur dur de rester minc…de rester norma…pas trop grosse !