Je pars à Orléans pour trois jours. « Pour le printemps des écrivains, dédicacer je vais » (suis un peu contaminée par Yoda moi) et la Force sera avec moi (enfin surtout FR3 qui me filme Vendredi soir, Youpi !). Bref, ça a l’air super simple comme ça, mais ça ne l’est pas. Commence tout d’abord le « qu’est ce que je vais mettre ». Interrogation existentielle qui pourrit la vie de toute bonne voyageuse…non, rectification qui nous pourrit la vie tous les jours. Un fois le choix arrété (ce qui me prend deux bonnes heures, si si !) il faut que je rentre dans de savants calculs pour me faire coiffer en temps et en heure et que ça tienne trois jours (euh, là c’est pas gagné). J’adore faire des dédicaces, mais toute la partie préparation me gonfle grave.
Bon, maintenant que j’ai bien râlé, hop, la lettre suivante est un R. Et non, ce n’est pas Tara Duncan et le Dragon raplapla !
J’ai passé tout le dimanche à faire réviser Marine pour son espagnol et son histoire. Oui, oui, je sais, je suis une mère d’autant plus admirable que je ne parle pas un mot d’espagnol. Evidemment dès que j’essaye de prononcer un mot, Marine a une crise de fou rire, ce qui ralenti un peu notre progression (et, j’avoue également le fait que mes traductions étaient certes, très rigolotes, originales et imagées, je ne peux pas m’empécher de faire la maligne, mais tout à fait fausses. Si cette enfant à une bonne note, c’est qu’il y a vraiment un dieu pour les mamans débiles ), mais nous avons réussi à traduire son texte, à faire un résumé et à apprendre les mots requis pour son prochain controle en moins de trois heures (ouf, l’est compliquée c’te langue boudiou !). Puis nous sommes passées à l’Histoire, après que mon merveilleux, adorable et parfait mari soit allé au marché faire les courses et acheter de quoi nourrir sa petite famille d’intellectuelles. Ce fut donc tout à fait studieux. On s’est ensuite penchées sur De Gaulle, le plan Marshall, la IVème république, Mendès France, la Guerre d’Indochine puis d’Algérie, la création de la Sécurité Sociale en 45, le droit de vote des femmes en 44, le suffrage indirect, les nationalisations, la création de la CECA en 51, puis de la CEE en 57 et tout et tout. Vais pouvoir briller dans les diners moi je sens ! M’enfin, en attendant, j’admire tout ce que les enfants ont à apprendre en classe. La vache, je sais que je me répère, mais qu’est ce que je suis contente de ne plus aller à l’école !
« pchhhhhhh, pchhhhh (respiration rauque) oui, Luke (voix caverneuse) je suis ton père ! » Et oui, joie, bonheur alléluia et tutti quanti, je suis allée hier avec ma petite famille voir le dernier volet de la Guerre des Etoiles. Sur invitation spéciale s’il vous plait. Dark était pas là , mais y’avait plein de pop corn et de m&ms qu’on nous a collé dans les bras avec des tas de boissons sucrées, gazeuses, totalement déconseillées pour la période printemps été, bref, tous les ingrédients parfaits pour un film réussi. Ahhhh le bonheur d’émettre de grands « crunch crunch crunch » comme un lapin géant et des « sluuuuurp » genre éléphant qui n’aurait pas bu depuis une semaine tout en louchant sur un grand écran, franchement, c’est le pied total et absolu. Ca détend d’emblée. Pas forcément les voisins, mais moi, si, ce qui est le principal (cela dit, vu qu’ils avaient offert la même chose à toute la salle, on avait l’impression d’être au milieu d’une convention de Bugs Bunny !)
Donc, me voilà devant La Guerre Des Etoiles. Je n’ai pas aimé l’épisode II je trouvais que Christiansen était trop rigide, trop coincé et les dialogues frolaient l’inconsistance. Ben pour l’épisode III, si les dialogues restent le point faible de Georges Lucas, dis donc, question scénario et effets spéciaux, là , il a vraiment réussi son coup. C’était ma-gni-fique ! Un feu d’artifice d’effets, de combats suréalistes entre des tas de gens et des tas de choses aussi, bref, je suis restée pendant deux heures, le coeur battant, crispée au bord de mon fauteuil, prête à dégainer mon sabre laser pour aller donner un coup de main aux copains. Qui se font salement décimer dans le film, même que quand il passe du côté obscur le Vador, ben dis donc, il y va de bon coeur hein, ça s’active sec dans le genre « je massacre d’abord et je pose les questions ensuite ». Ce que j’ai aimé, c’est qu’en fait il est pas super fute fute le anakin. Le piège est posé sous son nez, bien en évidence, et lui, paf ! il y va tête en avant, mais ce n’est pas le truc, genre je deviens méchant sans raison, ce que font souvent les américains. Là , on voit ses errements, ce qui le mène à l’abime, on a envie de le retenir par la cape (noire évidemment) en lui disant « pas par là , fils, tu vas te rétamer ». Bref, j’ai passé une super soirée et suis rentrée gonflée à bloc d’optimisme, de pop corn et de coca. Youpi !
Ah, et pour celles qui aiment la guerre des étoiles et Tara Duncan, ben la lettre suivant le E est un T ! Et la première qui m’écrit Tara Duncan et E.T, je la colle au coin. Nan mais !
Nous avons durement combattu le week end dernier, nous avons affronté…non non, pas des hordes de gobelins déchainés, ni d’ogres assoiffés de sang et encore moins de trolls déchainés, mais pire…les grands magasins. Qui d’ailleurs méritent tout à fait leur nom de Grand, car il n’est pas rare de croiser des gens au regard vitreux en quête desespérée du rayon bricolage/livre/vetementsfemmehommeenfant/cuisine/parfumerie/ etc introuvable… et dont le visage reflète toute l’angoisse de l’alien débarqué en terre étrangère. Je pense qu’à Roswell, avant de se crasher, les petits hommes gris avaient à peu près la même (b….l, on est pas dans la bonne galaxie, qui est l’abruti qui a lu le plan à l’envers !). Nous voilà donc, au quatrième étage face à face avec des hordes de machines à laver la vaisselle, qui nous regardent d’un air torve en clignotant d’un air que je qualifierais d’agressif. Genre ‘Approche un peu si tu l’oses’. Et s’il y en a autant, à faire renforcer le plancher du quatrième histoire que les clients ne se les prennent pas sur le crâne, c’est parce que les fabriquants sont pris d’une sorte de folie de production. ‘Avant, nous dis le vendeur épuisé d’avoir à subir formation sur formation, les constructeurs sortaient un nouveau modèle tous les deux ans. Maintenant, le syndrome Zara a frappé les machines, qui sortent tous les six mois ! C’est débile !’ Mouais, il a raison ce garçon. Ca qui peut le faire pour un petit top, mais nettement moins pour un truc qui vaut une fortune. Nous voilà donc devant notre élue. Elle fait peu de bruit, consomme pas trop et il faut un diplôme d’ingénieur pour comprendre sur quel bouton pousser. Moi, sur mon ancienne machine qui avait quinze ans (bouhhhouuuh, snif !) je tournais une manette toujours sur le même programme et je poussais un seul bouton. Le bonheur quoi ! Sur celle-ci, y’a des machins qui clignotent dans tous les sens, je peux choisir cent programmes différents et derrière nous, le frigidaire, qui est équipé d’une télé (!) et d’une connexion internet (!!), nous explique que la machine à laver du futur pourra programmer ce qu’elle aura à faire toute seule avec des cellules electroniques. Ben ça alors, j’ai l’impression d’être la bonne paysanne en robe fleurie à rayonne qui vient de débarquer de sa campagne. Ou alors pour faire plus glamour, la Belle au Bois dormant qui vient de se réveiller et est étonnée de voir qu’on a remplacé son valet par un robot. Bref, je lance un très timide ‘Euh, vous n’avez pas plus simple ?’ Et là l’homme me répond ‘elles sont toutes pareilles, mais celle ci est en promo parce qu’on change le modèle dans quelques jours’. Ah, il avait prononcé le mot magique qui a résonné aux oreilles de mon mari comme une douce musique ‘promotion’. Ladite machine étant la dernière, en plus, on pouvait avoir dix pour cent dessus. Nous étions donc ravis, enfin, surtout philippe, parce que moi, hein, des trucs à ce prix là je préfère les acheter chez dior qu’au BHV, jusqu’au moment où nous avons ouvert le ventre de la bête. Et là , déconvenue et confusion…elle était cassée ! Il manquait le bout du bidule du machin en plastique que tenait le troisième plateau du haut. Mazette ! Et là , du coup, miracle…celle qui était la der des der, la super promo etc a vu fleurir trente petites soeurs qui allaient être livrées quelques jours plus tard. ‘une fin de stock’, probablement, a indiqué le vendeur, embarrassé par cette subite éclosion de clones electroniques. Donc, nous allons recevoir la petite merveille d’ici trois semaines environ.
Nous sommes donc, rassurés sur le sort de notre chère vaisselle, allés au rayon verrerie, histoire de renouveller un peu les rangs des verres qui ont défunctés dans l’exercice de leur fonction et philippe a choisi un modele superbe à très long pied. En le regardant, un doute subit m’a saisie. J’ai pris le verre et suis retournée au rayon machine. Sous le regard des vendeurs hilares, j’ai tenté de mettre ledit verre dans notre nouvelle machine.
Impossible. J’ai tenté toutes les configurations, ça rentrait pas, trop haut.
Je suis retournée voir mon cher et tendre avec le commentaire suivant.
- Mon amour, nous avons le choix.
Il a levé un sourcil perplexe.
- Oui ?
- Soit nous changeons notre nouvelle machine achetée il y a dix minutes, ce qui fait tout de même un peu court en terme d’utilisation, soit tu choisis un autre type de verre, genre moins haut, parce que celui-ci ne rentre pas du tout.
Philippe, qui avait écouté les explications du vendeur avec passion (cet homme est très étrange, oui, je l’admets) m’a alors stupéfiée.
- As tu, a t il assené avec assurance, vérifié que le plateau du haut était en position basse ?
- Oui, bien sûr, ais je répliquée (en fait j’avais pas vu qu’il y avait deux positions, c’est le vendeur qui a fini par me le montrer alors que je m’escrimais avec mon verre).
Désorientés par cette douloureuse certitude que notre machine n’est donc pas parfaite, nous avons abandonné le verre à long pied et sommes sortis, un peu flageolants aller manger une salade de crabe à la Maison du Caviar où un copain a écouté nos pérégrinations en s’étouffant de rire dans son borsche (soupe de bettrave et de choux, oui, je sais, nous les russo-arméniens on mange des trucs bizarres). Comme quoi, hein, même avec six cent cinquante douze programmes, si je ne peux pas y caser ma vaisselle, ben me reste plus que le lavage main. Ouiinnnnnn !
Bon, ce coup ci je commence directement par le titre sinon je suis obligée de faire des manips d’enfer, vu que j’oublie à chaque fois…Donc, on, ce n’est pas le dragon dragueur, ni le dragon drogué (ah ben bravo !) au camembert (ben quoi, j’aime ça moi le camembert na !), ni le dragon qui chante au clair de lune du chantal goya en dansant la salsa (cui là , fallait le trouver, je suis pas torturée à ce point par « Bécassine neuh, c’est ma copine neuh » de ma jeunesse hein !) La lettre suivante est donc le….n, ben oui, quoi, j’ai pas dis que c’était dragon, on en était resté à drago ! niarf niarf niarf. et pis je signale que ça peut aussi être le dragonneau, le dragonnet ou le dragonou (bon d’accord, pas le dragonou, je n’ai pas encore cédé à la débilité profonde des superlatifs genre loulou ou chouchou).
Sinon, ben week end à bosser sur le synopsis en français, à retravailler le tome 1 pour l’adapter à l’amérique, à regarder un reportage absolument vomitif (j’ai bien apprécié le moment où la nana vomissait du sang et des bouts de son estomac avec… génial, surtout en n’étant pas prévenu..beurk !) sur le taré qui aux Etats Unis en 2002, il y a trois ans, a volé un échantillon de variole trafiqué par les labos militaires russes, se l’est injecté et hop, a contaminé un million de personnes juste aux Etats Unis. Rien qu’à New York, 30 000 personnes sont mortes en quelques jours, et plus de 200 000 en quelques semaines. L’épidémie a fait 60 millions de morts à travers le monde avant qu’on ne mette au point un vaccin efficace. Ce qui m’a le plus stupéfaite dans cette histoire, c’est qu’un seul type a réussi à tuer plus de gens en trois mois qu’hitler en cinq ans de guerre mondiale….et que j’étais même pas au courant ! Rien n’a filtré de ce truc démentiel et ça, j’arrive pas à y croire. Bon à part ces pensées réjouissantes autour de pauvres innocents constellés de pustules en train de mourir devant les caméras des médecins impuissants, j’ai soudain une certaine appréhension à partir aux Etats Unis cet été. On a vraiment l’impression que c’est le pays des tarés complets. Les américains qui tirent sur des gamins, qui font sauter des immeubles (à Oklaoma city), se suicident en masse, se transforment en serial killers pour un oui ou pour un non, massacrent des gens dans la rue parce qu’ils sont pas contents ou on été virés.
Euuuh, et si on allait en Bretagne cet été finalement, hein, c’est bien la bretagne, et à part se faire agresser par une mouette, une vache ou un crabe, les dommages collatéraux sont assez réduits !
Je sais que nous luttons vigoureusement pour l’exception culturelle française, mais force m’est de constater que toutes les communications se font malgré tout en anglais. J’ai contacté mon éditeur italien, ainsi que mon éditeur allemand et notre seule langue commune, ben c’était l’anglais (je spreche pas bien l’allemand et je capiche rien du tout en italien). Alors je suis très surprise lorsque je me rends compte que cette langue, plutôt facile (on a tout de même envahi l’Angleterre qui est devenue une province français sous guillaume le conquérant qui a zigouillé proprement le roi anglais Harold ce qui fait que nous avons deux mille mots en commun) n’est pas encore considérée comme primordiale pour toute personne désirant mettre le bout de son nez en dehors de la France ou encore, travailler avec l’étranger. Bref, un fois sortie de cette profonde pensée, je conseille à toutes celles qui lisent ces pages de super bien bosser en anglais, c’est pri-mo-r-dial. Sauf si vous voulez être boulangère ou plombière (le métier, hein, pas la glace avec plein de fruits confits). Je pensais plutôt bien maitriser ledit dialecte, jusqu’au moment où, avant hier et hier (raison pour laquelle je n’ai pas posté hier, pardon pardon) j’ai du écrire un synopsis de dix pages, en anglais, pour l’un des producteurs de cinéma. Mrrrmmmh, il était tellement mort de rire (ben quoi, c’est tout de même pas de ma faute si heroin, c’est une drogue illicite et heroine, c’est une héroine de roman, j’avais pas mis de e moi, pfffff !), qu’il m’a gentiment conseillé (une fois précisé le fait que non, je n’écrivais pas un livre sur une drogue qui s’appellait Tara) de le réécrire en français, de lui envoyer et qu’il allait le faire traduire.
Pfff, et pis d’abord la langue de molière est plus précise que la langue de Shakespeare. Et paf !
Alors, alors, la lettre suivante est (comme vous l’aviez toutes deviné, petites malignes) un o ! Tara Duncan et le Drago… (et oui, il y a bien un second mot après, niarf niarf niarf !)
Nous partons pour les Etats Unis cet été et comme partout dans le monde on peut voyager avec un passeport normal, sauf aux Etats Unis, ben l’a fallu qu’on refasse faire les notres…qui étaient bons jusqu’en 2011, ce qui m’a un peu agacée, admettons le. Comme il faut que les enfants soient présents, hop ! Diane et Marine s’y sont collées aussi, après avoir été appatées par un restaurant chinois avant la corvée, et une descente/cramage de carte bleue chez Décathlon ensuite. En fait, j’exagère, parce que je n’ai pas besoin de les soudoyer, mais c’est vrai que ça nous gonflait grave toutes les trois. Nous sortimes donc dans ce froid sibérien qui nous nargue alors que nous ne révons que de sandalettes et de robes légères et après un déj chinois (‘merci’ ça se dit chiéchié, super, en français ça le fait assez peu !) nous voici face à la toute puissante administration. Apparemment une demi-douzaine de maman a eu la même idée que nous, parce qu’il y a plein de monde devant nous. On papote, on discute et hop notre tour, j’indique à un monsieur que ce n’est pas l’endroit pour les cartes d’identité, mais pour les passeports et il revient deux minutes après, l’air mauvais en me disant que si, c’est bien le même service. Hrrmm, aurait mieux fait de me taire, moi ! Enfin nous voilà en train de sortir nos photos (les miennes sont trop vieilles faut que je recommence boouuuhhhouuu !) et je découvre, stupéfaite, qu’on doit donner ses empreintes (index gauche) pour faire une carte d’identité, vu que la mienne est périmée depuis dix ans (je n’utilise que mon passeport) et donc, nous voilà fichées toutes les trois. Ben ça incite pas à commettre un crime, c’est clair ! Et là , pendant que nous tirions la langue, élèves appliquées à remplir les centaines de petites cases sur nos copies en trois exemplaires, le téléphone de la dame sonne. C’était un monsieur qui avait oublié s’il avait déjà demandé un renouvellement de carte d’identité. Bizarre, mais bon. Je dis donc à la charmante dame qui remplissait des quatre vingt douze exemplaires, qu’ils devaient avoir tout de même des gens un peu étranges de temps en temps. ‘Oh, oui !’ m’as t’elle répondu, ravie de trouver oreille attentive ‘j’ai même eu un type qui nous a téléphoné un jour parce que sa télé était en panne et qu’il voulait qu’on vienne tout de suite la réparer ?’ après avoir éclaté de rire, je lui ai fait remarquer que c’était de sa faute, après tout, Mairie rime avec Darty !
Evidemment j’avais pas tout ce qui était nécessaire et j’y retourne demain…chic, d’autres anecdotes sur les gens bizarres qui peuplent notre terre !
oups, j’allais oublier, alzheimer que je suis, la lettre suivante du titre est un ’g' Tara Duncan et le drag………. (non, c’est pas non plus le dragueur fou !)
Il fait super beau, les zoziaux chantent (un peu la goutte au bec, vu que la température s’apparente à la sibérie au mois de Janvier, mais que fait la maintenance ?) et le ciel est d’un bleu pur légèrement souligné par quelques nuages blancs et fessus. Tout va bien, j’ai joué au tennis ce matin, je me suis vraiment amusée (hop, un boulet de canon, hop deux boulets de canon, hop, un cordage, oups !) et à présent je vais pouvoir me consacrer à Tara, l’âme en paix et le dos un peu tordu (avec ma capsulite, rattraper les balles hautes s’apparente à de la haute voltige après avoir avalé un litre de vodka, j’ai l’impression d’avoir cent deux ans et je rate mes smatchs avec une horrible régularité…grrrrr). Alors pour celles qui suivent, voici la troisième lettre (j’ai beaucoup aimé les premières propositions, tant en comm qu’en mails), c’est un a. Tara Duncan et le dra……….(non, ce n’est pas le Drakar noir). J’en connais qui ont foncé ventre à terre sur leur dico, hein, j’ai eu le droit à toute la déclinaison des dr sur mes e-mails. MDR ! Aaaatchoum…aie aie aie, je grois que j’ai adrapé froid !
Me voici de retour, cher blog, de mon périple normand de quatre jours. Je devais aller en Baie de Somme, mais bernicle et tabernacle, point d’hotels disponibles, cause grand week end, et après avoir appelé mardi dernier une cinquantaine de joyeux aubergistes tout à fait complets et visiblement ravis de l’être, nous sommes donc allés à Fécamp, dans un superbe hôtel face au port et à la mer, où nous avons dégusté des tas de bestioles carapaçonnées qui s’étaient levées trop tôt ce matin là . Z’ont du courage les pécheurs. Il faisait super beau, mais il y avait un vent d’enfer et pourtant, bravant la houle et la mer déchainée, y z’y allaient tout de même. Tout ça pour nous permettre de garnir nos assiettes, merci les gars ! Maman nous a appelé de Paris où elle regardait mélancoliquement la pluie tomber à l’horizontale, frissonnante sous le froid et l’humidité pendant que nous dégustions nos crêpes (ben oui, on a pas toujours mangé des bestioles on a varié tout de même, et pis j’adore les crêpes) sur la terrasse du restaurant, dehors, sous un soleil radieux. Philippe et moi avons même attrapé un coup de soleil sur le nez, ce qui, admettons le, est assez ridicule. J’ai failli tremper un bout de doigt de pied dans la mer, mais les gens emmitouflés jusqu’aux oreilles qui me regardaient d’un air à appeller le Samu vite fait pour embarquer la folle qui voulait se baigner, m’ont vite fait renoncer. Aucune affection pour les camisoles, moi. Même si ça tient bien chaud. Bref, me voilà de retour, pleine d’iode et de bonne volonté pour continer à travailler sur Tara et le dr………………., le tome 4, et non, ce n’est pas Tara et le dromadaire ou Tara et le dinosaure ! Pour les petites curieuses qui m’ont posé la question, la seconde lettre est donc un r. Vous donnerais la troisième demain si vous êtes bien sage, mais les paris sont ouverts en attendant ! lol !
Enfin « être » c’est un peu exagéré, plutôt « objet », car celle qui vient de mourir dans notre petite famille est notre machine à laver la vaiselle. Ca ne parait pas comme ça, mais c’est fou comme on dépend de ces bidules divers et variés pour nous faciliter la vie. Les machines à laver, la vaisselle, le linge, les gens, les machines à repasser à coudre, les plaques chauffantes, à inductions à déductions (ah bon ça existe pas ?) à truction, bref, nous sommes environnés par la technique et lorsqu’elle nous lache, nous ressentons comme une sorte de trahison, comme si La Machine devait être immortelle et absorber sans fléchir vêtements, vaiselles et corps. De toutes les machines, celle qui nous laisse le plus dans l’appréhension et l’incompréhension reste tout de même l’ordinateur. Ma fille Diane soutient qu’il lui suffit d’approcher pour qu’il tombe en panne et elle ne le manipule qu’avec la plus extréme prudence, un peu comme une grenade dégoupillée, après avoir vérifié au moins vingt fois que j’ai bien sauvergardé mes textes, et on arrive presque à visualiser son casque de soldat virtuel sur sa tête. Cela dit, je suis un peu comme elle alors que philippe vogue sur la vague de la technique avec bonheur et alacrité. Ca doit être dans les gènes masculins cet amour des gadgets. Il est adorable, il m’offre régulièrement des téléphones et des palm pilotes dernière génération, alors que je me méfie terriblement de trucs dont le mode d’emploi est plus gros que l’engin lui même. D’ailleurs, le temps que j’ai absorbé le manuel, l’objet est passé de mode et il m’en offre un nouveau. Glurps ! Cela dit, j’aime aussi la technique, mais surtout celle du futur, hein. Moi j’attends avec impatience les voitures volantes, ce qui est paradoxal parce que j’ai horreur de l’avion. Cela dit, j’ai aussi horreur des embouteillages, donc, des deux, je crois encore que je préfère avoir peur en voiture volante qu’être bloquée en voiture pas volante. Ahhhh, le jour où on pourra partir de chez soi et aller partout dans le monde juste avec sa voiture en quelques heures (ah, oui, j’avais oublié, je voudrais qu’elle soit volante, bien sûr, mais surtout supersonique, genre une heure pour aller aux Etats Unis, ça me va bien). Bien sûr, quelques années plus tard, arriverait enfin ce que nous attendons tous, la Téléportation. Et hop, les vacances sur la lune en instantané !
Hrrmmm, Bon, j’arrête de délirer et je retourne bosser sur mon quatrième tome, Tara Duncan et le d….(oups, faut pas que je dise le titre), mais quand même, ce serait super de faire comme Mr Spok !
« Allo ! capitaine Sophie à Enterprise, prête à téléportation ! »