délicieuse paresse
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mercredi 06 avril 2005 @ 10:47

Hier, j’ai, avec un délicieux sentiment de péché, bullé toute la journée. J’aurais du travailler sur Tara 4, mais j’ai délaissé ma chère héroine pour la contemplation béate de mes doigts de pied.
Et après, j’ai joué au tennis.
Pour une étrange raison, mon professeur de tennis me fait penser à Goldorak. On commence à jouer, tranquille et puis je tape un peu plus fort dans la balle et tout à coup, paf ! mon adversaire se transforme en une machine de guerre, haute de trois mètres et large de cinq, qui ne laisse plus passer une seule balle et renvoie les siennes avec un canon laser. Je me retrouve donc avec un trou dans ma raquette, le boyau achevant de se consummer avec de petites flammèches autour de la silhouette de la balle. Comme dans un dessin animé, si si ! Cela dit, plus il tape fort, plus c’est facile à renvoyer…du moins celles que je parviens à toucher. Au bout d’une heure de ce petit manège, j’ai la belle couleur d’une tomate, je suis suante et épuisée et le samu attend derrière, un respirateur tout prêt pour moi. Les gens qui prennent le court derrière nous me regardent avec commisération et se fendent souvent d’un petit commentaire du genre « La vache, il ne vous a pas raté ». Donc je rêve du jour où je serai capable de lui renvoyer ses foutus boulets de canon et où les commentaires lui seront adressés à lui et non pas à moi. Comme ce jour ne risque pas d’arriver, je me console en me disant que je fais des progrès tous les jours. Enfin…du moins ceux où je joue.
Finalement je crois que ce serait moins fatiguant de travailler devant mon ordinateur ! Pffff !

Dis maman, pourquoi je dois aller à l’école…j’aime pas !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 05 avril 2005 @ 10:08

On dit toujours qu’il suffit qu’on nous interdise quelque chose pour qu’on en ait immédiatement envie. Moi il suffit qu’on me dise que je dois ralentir sur les matières grasses (dont fait malheureusement partie la fève de cacao, ouinnnnn !) pour que fasse une fixation sur les fromages coulants, les saucissons tentateurs et les tablettes de chocolat avec plein de trucs genre noisettes dedans. Peut être qu’on pourrait faire la même chose pour l’école ? Les fillettes en Inde ou dans d’autres pays défavorisés donneraient leur bras droit pour échapper aux corvées épuisantes qui sont leur horrible quotidien pour pouvoir aller étudier à l’école et gagner plein d’argent après avoir obtenu leurs diplomes. Et si on faisait la même chose en France ? Il faudrait interdire l’école, surcharger les adolescents de travail manuel difficile, dangereux ou fatiguant, puis les y renvoyer, heureux et ravis de retrouver une vie intellectuelle plus facile. Parce que, à travers les dizaines de milliers de mails que je reçois, je m’aperçois que tous les enfants et les adolescents détestent l’école, sans exception. Alors que les adultes y pensent avec nostalgie comme d’un lieu où les responsabilités n’existaient pas et où le seule chose qu’on vous demande c’est d’apprendre. Quel pied ! J’y pense, parce que ma fille Marine (la cadette 14 ans) a eu un carnet de note très moyen, du à une trop intense fréquentation de la compagnie de hip hop où elle danse. Les Arts plastiques, la physique et les Sciences et vie de la Terre ont pâti de sa passion. C’est alors qu’elle m’a expliqué très sérieusement qu’elle ne s’intéresse pas à l’école, même si elle a brillamment réussi la première partie de son brevet blanc (elle avait beaucoup révisé), et qu’elle ne travaille que pour me faire plaisir.
Glurps !
Mon sang de maman n’a fait qu’un tour. Le problème c’est qu’il est difficile pour un enfant de conceptualiser l’avenir à travers le travail. Ici, l’équation est facile à poser. Diplomes = travail. On cite toujours des exceptions de gens qui sont supers diplomés et sans boulot, mais malgré tout, cela reste des exceptions. La majorité trouve du travail. Et les gens qui n’ont pas de bac et de diplomes galèrent dix fois plus que les autres. Marine m’a écouté faire ma démonstration avec une grande attention. Je pensais qu’elle commençait à comprendre à quel point c’était important lorsqu’elle m’a fait remarquer qu’elle voulait devenir chanteuse et qu’elle allait gagner beaucoup d’argent, sans avoir besoin de diplomes.
Re-glurps.
J’ai regardé son joli visage confiant, encadré par ses longs cheveux noirs et j’ai hésité. Dois je détruire le rêve de ma fille au nom de l’avenir/sécurité ou l’encourager au risque qu’elle n’ai aucune sortie de secours (diplomes) si ça ne fonctionne pas ? Nous les vieux, nous avons un peu tendance à voir les choses en noir, nous avons oublié l’optimisme rose de notre enfance, là où nous pensions que tout pouvait s’arranger et que le mal n’existait que dans les contes de fées. Moi qui écrit des histoires de magie et vis dans un univers imaginaire, qui suis je pour donner de bons conseils ?
J’ai du me résigner à jouer, bien à contrecoeur, mon rôle de maman. Je lui ai rappelé les échecs des stars académiciens, ceux (horriblement rares) qui ont percés et les innombrables qui ont coulé. Nous sommes parvenus à un accord. Elle va se remettre à bosser (le spectacle de hip hop qu’elle a préparé est terminé, donc elle n’a plus de répétitions, ouf !) et passer un bac littéraire L au cas où. En échange je l’inscris au cours Florent, où elle va faire un stage de comédie musicale en Juillet.
Pffff, ce que c’est difficile d’être maman !

Yu-gi-ho et les autres
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 04 avril 2005 @ 8:05

Ma fille Diane aime les mangas. Pas trop les mangas écrits, mais plutôt les mangas dessins animés. Dès qu’elle voit des grands yeux et des cheveux de couleurs pour le moins bizarres, les neuronnes désertent sa tête et elle se plante devant la télé, l’air extatique et le regard vitreux, sourde à toute intervention extérieure.
En ce moment, nous sommes en phase « Yu-gi-ho ». C’est le binz parce que Pégasus a lancé une attaque contre Co-hi-ba corp en rachetant brutalement et sans prévenir 30% (ça pourrait pas arriver en France, ça, cause qu’un zozo qui veut acheter une boite cotée sur le marché doit faire une annonce officielle dès qu’il achète plus de 5%. Hin hin !), ce qui met co-hi-ba l’ainé dans une rage folle. Mais en fait, c’est le pharaon aux yeux vairons qui est derrière tout ça, il veut vaincre Yu-gi-ho et lui piquer ses cartes magiques et pour cela il a envouté Maï. Qui du coup, se bat contre Joey, alors qu’en fait, il la considère comme une amie. J’ai un peu de mal à suivre mais j’ai bien observé la recette. 1) Les filles ont toutes des jambes immenses, des grands yeux attendrissants et des minis minis jupes. 2) ils discutent beaucoup avant, pendant et après le combat, ce qui est assez crispant. 3) Systématiquement les gentils sont en difficultés et s’en sortent grâce à des astuces de dernière minute, genre carte cachée ou machin du genre. Ce qui m’amène donc à Shaman King et Full metal Alchimiste. Shaman King répond aux mêmes régles que Yu-gi-ho. Des bagarres pour devenir le meilleur Shaman et donc le roi des Shamans, avec l’originalité de traiter avec des…fantomes, des jupes courtes et des cheveux roses, verts ou bleus en pétard. Oui, bon, si on veut. Mais celui que je préfère, c’est Full Metal Alchimiste. Y disent plein de gros mots (c’est un dessin animé moderne hein !) le concept est original, même si les filles ont aussi des minis jupes, il y a des tas de nanas en uniformes pas sexy du tout, du sang partout et des bagarres d’enfer. De plus le concept est original. Pour récupérer son bras droit et sa jambe, ainsi que le corps de son frère dont l’âme a été emprisonnée dans un corps de métal, un garçon part à la recherche de la Pierre Philosophale (voir, Nicolas Flamel, le célébre alchimiste). Le problème c’est qu’apparemment, pour faire la pierre, il faut utiliser la cendre de centaines de cadavres humains. Le Métal Alchimiste sacrifiera t il son intégrité pour sauver son frère !
Mon dieu, je me rends compte que je viens d’écrire pendant vingt minutes sur les mangas et que je les regarde. Diane m’a contaminée. Au s’cours !

GRRRRRRRRRR !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 01 avril 2005 @ 9:22

Je grince des dents, je trépigne, je rage, mes griffes poussent et mes crocs s’allongent, mes yeux lancent des éclairs, de la fumée sort de mes oreilles et si mes regards tuaient, ben y’aurait de la viande froide autour de moi, bref, je viens de faire une bonne grosse colère.
Tout ça parce qu’un abruti a noté sur la librairie en ligne fnac.com, que j’avais copié sur Pierre Bottero ! Je déteste les gens qui jugent sans savoir. Qu’il ait marqué qu’il n’aime pas mon livre, ça il a le droit de ne pas aimer, c’est son problème (s’il aime pas rire c’est qu’il est vraiment c… ! donc je me fous de son avis). Qu’il ait osé dire que j’avais copié sur Bottero alors que Tara et Ewilan sont sortis au même moment, que lesdits livres étaient déjà terminés depuis six mois en ce qui me concerne, et que j’ai infiniment d’admiration pour Pierre qui est devenu un copain depuis, alors là ça ne va plus du tout. En plus, l’abruti en question a dit que je m’étais inspiré d’Harry Potter. N’importe quoi. J’ai écrit Tara dix ans au moins avant que JK Rowling n’ait même l’idée de Harry !
Ca me fait penser aux gens qui jugent sur les apparences. Ca aussi ca me fait bouillir. Vous êtes bien habillé, donc, vous êtes forcément quelqu’un de bien (!!!!). Vous êtes mal habillé, donc vous êtes un gros nul. C’est particulièrement vrai dans les lycées et les collèges et Marine, ma cadette qui se foutait de la mode comme de l’an quarante en a beaucoup souffert en sixième. Faut avoir les dernières tennis, le truc branché Van Duch ou le jean Diesel pour pouvoir faire partie des « populaires ». Du coup, maintenant, elle fait gaffe à ce qu’elle met et je trouve ça dommage que les  »populaires » aient réussi à la formater comme Ã§a. Tout ceci me ramène donc à l’abruti de chez Fnac.com : Hé, l’abruti, « l’habit ne fait pas le moine ! », jamais entendu parler de ce proverbe ? Et ne pas se fier aux apparences, là non plus, connais pas ?
Bon. Là je suis vraiment en colère. Va y avoir du sang !