bizarre…vous avez dit bizarre ?
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Samedi 30 avril 2005 @ 12:00

Les dernières, dernières, dernières corrections du tome 3 de Tara Duncan m’ont interdit toute activité blogesque pendant quelques jours et c’est avec soulagement que je peux dire « A y est ! C’est FI-NI ! » Ouf ! Stéphanie a faillit me faire devenir chèvre…mouais, moyen comme comparaison, ça bouffe n’importe quoi et ça sent pas très bon…disons alors qu’elle a faillit me rendre encore plus bizarre que je ne le suis.
D’où la reflexion que je me suis faite. Je trouve souvent les gens bizarres, et n’étant pas adepte de la paille et de la poutre, bien sûr, je me pose la question, est ce que je parais aussi bizarre aux gens qu’ils me paraissent bizarres ?
Nous ne sommes pas télépathes, hein, sinon ça se saurait, et du coup, nous avons juste le langage du corps et les mots pour communiquer. Ceux d’entre nous qui ne possèdent pas bien le langage ou encore les rites des pays où ils se trouvent ne peuvent donc pas communiquer correctement. Quelqu’un qui ne lit pas, qui a peu de vocabulaire à sa disposition aura beaucoup plus de mal à communiquer qu’un autre. D’où, parfois, des erreurs d’interprétation amenant à des problèmes. Deux exemples. Lors d’un diner à l’Elysée, un vieux dictateur qui s’était autoproclamé empereur, Bocassa, a vu des rinces-doigts sur la table. Il a demandé à son aide de camps de se renseigner afin de savoir ce que c’était. L’aide de camps n’a pas compris ce que lui expliquait le majordome. Bocassa a cru que c’était de l’eau à boire et a bu le rince doigts !
Autre exemple de rites : lorsqu’on rentre quelque part ou lorsqu’on croise un voisin même si on ne le connait que de vue, on dit bonjour bien sûr. Dans les populations du maghreb, on ne dit jamais bonjour à un inconnu. Alors les français pensent que les maghrébins sont mal élevés, alors qu’ils ne font qu’appliquer leurs coutumes !
D’où l’importance primordiale de la communication, enfin surtout de la justesse de la communication. Lorsque j’étais plus jeune, je ne comprenais pas pourquoi les gens agés répétaient deux voire trois fois la même chose, je trouvais ça limite alzheimer. A présent je comprends mieux, c’est pour être sûrs d’être à la fois compris et écoutés !
Bon, pour en revenir au fait que je trouve souvent les gens bizarres, finalement, on est tous bizarres aux yeux des autres, je suis très surprise, avec tous ces handicaps de communication, spécialement entre les hommes et les femmes, que la race humaine ait réussi à survivre !

la guerre des soeurs
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 26 avril 2005 @ 8:10

J’ai deux filles. Jusque là , rien de particulier. Je les adore, là aussi, c’est plutôt normal. J’ai régulièrement envie d’en prendre une pour taper sur l’autre. Ahhh, là ça se complique, puisque la maman est sensée aimer sans restriction. Et pourquoi ais je envie céder à une compulsion genre Hulk, toi pas gentil, moi taper toi ?
Ben mon côté vert et sauvage ressort lorsqu’elles se font la guerre. Je peux gérer des tas de trucs, mais ça, je trouve ça tellement débile, que rien à faire, j’y arrive pas. Même si (d’accord, d’accord, j’avoue et que celle qui n’a jamais péché lance la première pierre, hein !), je faisais la même chose avec ma soeur (demi-soeur en fait, mais je ne l’ai jamais appelée comme ça), que je détestais lorsque j’étais petite et que j’adore absolument aujourd’hui. Il parait que c’est normal. Que les enfants se jalousent et veulent avoir l’amour de leur parent pour elles/eux tous seuls. Rahhhhh ! Mais Diane et Marine deviennent alors stupides, mesquines, sournoises et menteuses, et ça, ça me hérisse grave le poil. Si je me disputais autant avec mon mari, ça fait longtemps qu’on aurait divorcé! Et le pire c’est qu’elles ne se rendent même pas compte à quel point ça nous gonfle avec philippe. Comme leur caractère est très différent, c’est un peu comme de mettre de l’huile et de l’eau, un palestinien avec un israelien, un chien avec un chat, un serpent avec une mangouste (celles d’entre vous qui n’ont pas encore lu Rikki-Tikki-Tavi de Kipling doivent foncer ventre à terre acheter le Livre de la Jungle, dont c’est l’un des opus, génial, génial, génial le combat de la mangouste contre les deux méchants mamba noirs !), bref, s’il existe de réguliers espaces de trêve entre les deux camps, ils sont assez rares, la paix armée bascule rapidement dans la guerre sauvage et hop ! mon côté Hulk refait surface. Nous avons des copains qui ont quatre filles, genre « les quatre filles du docteur March » qui s’entendent à merveille et ils nous rebattent les oreilles avec leur harmonie et gna gna gna et gna gna gna…pffff, je déteste ces gens !
Cela dit, j’attends l’irruption des petits copains dans cette belle harmonie familiale. niarf niarf niarf. Quoi ? Moi ? Jalouse ? Naaaaaannn ! Juste un minuscule peu !

Kama Sutra
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 25 avril 2005 @ 14:57

A ma grande surprise, j’ai des tas de gens qui viennent lire mon blog, à part les inconditionnelles qui me laissent des messages hilarants (merci les filles !), voilà que nos amis s’y mettent aussi ! Philippe a eu la surprise de sa vie lorsqu’une de nos amie lui a fait remarquer que j’avais tout de même des questions bizarres le matin au petit déjeuner (cf, mes reflexions sur le diable). Il a faillit s’étrangler avec son hachis parmentier (ils ont envoyé leur chef faire un stage « cuisine diététique » au bureau, mais visiblement, l’a pas bien compris le sens du mot « diététique » hein. Oh ! Il fait des légumes vapeur…et il compense avec ses cassoulets, petits salés, choucroutes, poulets panés, hachis parmentier et autres tartes, doit avoir peur que ça soit pas assez consistant ! Et moi, à chaque fois que je demande à philippe ce qu’il a mangé Ã midi « Alors chéri, c’était quoi le menu diététique d’aujourd’hui ? », je sais pas pourquoi, mais il me tire la langue. Mdr !) et lui a demandé à quel moment nous nous étions parlé au téléphone. Notre amie, mystérieuse, lui a dit qu’elle avait d’autres sources, et du coup, elle lui a avoué qu’elle allait souvent sur mon blog histoire de rigoler un moment. Ensuite une des copines de ma soeur lui a fait remarquer que je m’éclatais sur Internet.
Parait donc que je fais rigoler plein de gens, appellez moi prozacsophie, et je vais me faire rembourser par la sécurité sociale ! lol !
Alors Philippe, qui n’avait jamais lu que des bouts ici ou là , s’y est intéressé. Glurps ! Il a trouvé ça super rigolo (ben oui, hein, j’essaye d’être sérieuse, j’arrive pas) mais espère fermement qu’aucun détail de notre vie intime ne se retrouvera sur internet.
Euuuh, juste un détail, chéri, je n’ai pas l’intention de faire un remake du Kama Sutra sur mon blog, hein !
Pis d’abord y’a plein de positions qu’il faut douze ans de gymnastique rythmique et de danse classique, voir de contorsionnisme pour pouvoir pratiquer, alors moi qui touche pas mes pieds avec mes mains sans plier les genoux, ben je risque pas d’expérimenter.
Pfff, sa reflexion était tout de même étrange non ? sont bizarres ces bonhommes !

pas ce soir chéri j’ai la migraine…
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 22 avril 2005 @ 8:08

Cette phrase m’a toujours beaucoup amusé. Comme la blague du bonhomme qui emmène sa bonne femme au zoo, devant le gorille, lui demande d’aguicher le gorille en soulevant un peu sa jupe et en se penchant, puis une fois que le gorille est bien chaud, la jette dans la cage en hurlant « Vas y, maintenant, explique lui que tu as la migraine ! »
Parce que moi, j’ai jamais la migraine. En fait, comme toutes les nanas, j’ai plutôt facilement mal au ventre qu’à la tête. D’ailleurs si les garçons devaient vivre avec ce qu’on endure, nous les filles, entre les règles, et autres trucs qui arrivent à nos po’ves intestins/ovaires, ben y comprendraient beaucoup mieux pourquoi parfois on est de mauvaise humeur !
Même si j’adore absolument mon mari, j’avoue que parfois, lorsqu’il ne comprend pas pourquoi je ne suis pas pétante de forme comme lui, il m’énerve un peu. « Oh, mais quel bibelot tu es mon amour » dit il d’une voix à la voix pleine de commisération et d’une touche de pitié.
Va se recevoir le bibelot en travers de la figure lui, un jour, moi je sens ça !
Moi j’aurai deux mots à dire au bon dieu à ce sujet hein, au niveau tuyauterie féminine, ben y’aurait encore des trucs à revoir !

Sophie Le Retour…
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 21 avril 2005 @ 16:37

Non non, je n’ai pas été enlevée par un extra terrestre baveux ou hypermetrope au teint gris et aux doigts froids. Si j’ai disparu pendant quelques jours, c’est parce qu’il m’a fallu achever les dernières corrections sur Tara Duncan et le Sceptre Maudit…corrections que je pensais terminées depuis longtemps…grosse erreur.
Stéphanie, mon directeur littéraire (qui ressemble à un joli papillon mais à une âme d’esclavagiste) a retouché mon texte.
Et là , moi qui me pensais pondérée, genre tran-quillle, rien ne m’atteint, la vie est belle et tout et tout, je me suis rendue compte que je ne supportais pas, mais alors pas du tout qu’on touche à mon texte. Ce qu’elle m’avait fait faire jusqu’à présent, c’était plutôt une rescénarisation. Mettre un chapitre avant un autre pour préserver le suspense, refaire le premier chapitre afin qu’il commence sur Terre plutôt que sur AutreMonde etc…
Mais là , les règles venaient de changer brusquement. elle a aussi changé des phrases. Et là , le volcan a fait sauter le bouchon, la calotte crannienne a explosé, mes griffes ont poussé et ma bave a coulé, acide, creusant de petits cratères fumants dans la moquette. Des envies de meurtres m’ont fait bondir jusqu’à mon téléphone et elle a échappé de justesse à une carbonisation aussi soudaine qu’inattendue. Voici comment commençait mon livre :
« Le pégase était prudent. Après tout il était censé être un animal mythologique et le premier terrien qui le verrait risquait de passer le reste de ses jours dans une petite pièce blanche, très capitonnée avec une jolie camisole. Les sortceliers avaient été unanimes. Personne ne devait l’apercevoir »
Pas si mal non ? Ben ça lui plaisait pas et elle a pris une autre de mes phrases pour transformer le début en :
Le pégase avançait prudemment, ses griffes acérées s’enfonçant dans l’humus épais de la forêt. Les sortceliers avaient été unanimes. Personne ne devait ne l’apercevoir. Après tout, il était censé être un animal mythologique et le premier terrien qui le verrait vivrait le reste de ses jours dans une petite pièce blanche, très capitonnée avec une jolie camisole.
Une fois passée la fureur de voir mon texte remanié (d’accord avec mes phrases mais pas dans le même ordre) j’ai relu tout le livre. Elle est intervenue sur pas mal de chapitre, selon le même principe. Du coup, j’ai un peu de mal à voir ce qui est le mieux. alors cher visiteur, visitrice (oui, je sais, ça n’existe pas) lecteur lectrice, un petit coup de main. Quel début vous préférez ?

Les petits copains, suite
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 15 avril 2005 @ 14:22

Comme je le disais dans la première version « Les petits copains » en Février, Diane, ma fille ainée, 17 ans, a une assez piètre opinion des garçons en règle générale, contrairement à sa soeur qui bave devant le poster d’Orlando Bloom ou du garçon qui joue Peter Pan (mince je ne me souviens pas de son nom), savez le blondinet à boucles d’or ! D’accord, d’accord Marine, j’enlève « bave », et je remplace « qui éprouve une admiration certaine pour » aie, pas taper ! Bref, elles ont des versions différentes du petit copain, marine trouvant quasiment tous les garçons  »choux » et Diane jugeant les mêmes spécimens pour le moins souvent  »débiles ». De plus Diane pense qu’un garçon a au moins, (pour la majorité), cinq ans de retard sur une fille en terme de maturité. Alors évidemment, lorsque tel le léopard en embuscade derrière son buisson pour traquer la fragile gazelle, je pose la question innocente : alors, avec les garçons ça va ? Elle évite mes léopardiens sous entendus, me jette un regard glacial de ses yeux verts dorés et répond par un pfffff, méprisant, le pffff signifiant « non mais de quoi j’me mèle ».
Aussi ais je été aussi interloquée que ravie lorsqu’elle m’a demandé d’inviter un garçon, fils d’un copain, à diner. J’ai du avoir l’air si débile qu’elle a éclaté de rire devant ma stupeur, genre comme si elle me demandait d’inviter Teal’c (le Jaffa de Stargate, extra terrestre avec bestiole incorporée) à diner. Je signale au passage que la comparaison vient d’elle pas de moi. Moi ça me génerait pas d’inviter un Jaffa à diner à condition qu’il dépose son Zac d’abord (machin servant à paralyser puis à désintégrer) et interdiction aux Goa’hould de venir massacrer les terriens entre la poire et le fromage. Bref, une fois revenue de ma surprise, j’acquiesce avec enthousiasme et elle me donne, oh, miracle, des détails. Qu’ils ont discuté qu’il est super sympa et tout et tout. Il faut dire que pour ses petits copains, Diane ressemble assez à une tombe égyptienne. Muette et renfermée. Vous me direz toutes les tombes sont pareilles, mais j’aimais bien le côté exotique de la tombe égyptienne. J’étais donc d’autant plus heureuse de voir se lézarder le mur implacable du silence…c’est alors que ma ravissante a ajouté :
- Et sa petite copine aussi est super sympa ! J’ai discuté avec elle »
Mon sourcil droit a du rejoindre la première racine de ma récemment blonde et artificielle chevelure, et voici ce qu’a donné mon dialogue intérieur :  »comment ça, sa petite copine aussi est super sympa. Quelle petite copine ? Petite copine petite copine ou petite copine juste copine ? » sans que rien, fort heureusement, ne paraisse à l’extérieur, à part peut être un battement de cil nerveux.
Investigation délicate sournoisement menée, ben oui, hein, c’était bien petite copine petite copine. En fait, Diane trouve juste qu’il est sympa et veut mieux faire connaissance, mais ce n’est pas son petit copain.
Zut…raté ! je saurais jamais qui est l’heureux élu…ouuiinnnnnn !

Mais vous êtes une sorcière bien sûr !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 14 avril 2005 @ 10:51

« Bon, tout ça c’est bien joli, mais avouez, vous êtes une sortcelière hein ? Parce que inventer des trucs aussi…bizarres, c’est pas possible ! »
Aussi curieux que cela puisse paraitre à nos cartésiens esprits français, on me pose souvent cette question. Comme si en réalité je puisais mon inspiration directement sur AutreMonde, monde magique exclusivement réservé à mon usage. Bien sûr, cela expliquerait des tas de trucs super étranges sur notre planète. Les p’tites lumières bleues dans le ciel seraient des dragons en vadrouille sur Terre. Les phénomènes étranges, des incantations ratées, les extra-terrestres, des sortceliers en panne sur Terre (ben oui, la magie est moins puissante ici que sur AutreMonde) etc…
(ptdr !), et les disparitions, des Transmitus involontaires sur AutreMonde par des sortceliers non révélés. Et le pire c’est que parfois ce sont des adultes qui me posent la question. Je me souviendrais toute ma vie de ces gens qui sont venus me voir au salon de Paris pour me demander très sérieusement quel type de magie je pratiquais (pas « si », mais bien « quel type »…pourquoi, y’en Ã plusieurs ?) et qu’il ne fallait pas trop que je parle des sortceliers parce que leur ordre devait rester secret !
Là , j’avoue, moi qui ai pourtant plutôt le sens de la répartie, j’en suis restée bouche bée. Ensuite mon sens de l’humour a repris le dessus et j’ai cherché la caméra cachée. Comme y’en avait pas et qu’ils devenaient un peu trop insistants, soudain légèrement nerveuse, j’ai cherché du regard le gentil agent de la sécurité histoire de faire appel à lui si ledit groupe devenait menaçant. Encore, un seul illuminé, ben j’aurais compris, mais une dizaine, là , ça faisait un peu beaucoup pour moi. J’ai failli leur dire d’aller râler plutôt auprès de JK Rowling, mais finalement ça aurait pas été sympa pour ma consoeur.
Y’a vraiment des gens bizarres dans la vie, c’est moi qui vous le dit !
Et pis je sais que c’était pas des vrais sortceliers parce qu’on peu les reconnaitre grâce à …oups ! J’ai failli trahir le secret d’AutreMonde ! lol !

ça marche pas toujours
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mercredi 13 avril 2005 @ 10:17

Goldorak et moi avons eu une sérieuse explication sur le court de tennis hier et j’ai réussi à le mettre en difficulté sur certaines balles, ce qui ne m’était jamais arrivé…ouaiiiiiis ! Du coup, ce matin, alors que je ronflais encore un peu dans mon thé/painbeurrecamembert/citron/canderel, Patricia m’a appelée pour faire un double et forte de mon succès d’hier, j’y suis allée la tête haute et le sourire aux lèvres, genre, « cocotte, tu sais pas ce qui t’attends, superwoman arrive ». Résultats, Mireille et elle nous ont collé 6/0 2/2 (on a pas eu le temps de finir).
Euuuuh, pas gagné le prochain Roland Garros hein. Et là , je m’interroge. Pour quelle étrange raison, un mouvement qu’on maitrise parfaitement à un moment devient n’importe quoi lorsqu’on veut le répéter ? C’est quoi ce corps qui ne veut pas obéir au doigt et à l’oeil ! Bon, d’accord, admettons que le fait d’avoir une capsulite qui bloque mon épaule ne m’autorise pas à avoir des mouvements très académiques (Goldorak dit que je ressemble parfois à une grenouille atteinte de parkinson…enfin, comme il est bien elevé il dit qu’il faut que j’arrète de sauter partout, mais ce qu’il pense vraiment c’est bien « grenouille atteinte de parkinson ». Ben quoi, c’est joli les grenouilles non ?) Donc pour en revenir à ce foutu mouvement qui un coup envoie une balle boulet de canon et juste après une balle que ma grand mère pourrait rattraper avec son dentier (coucou mamie !), ou la met sur orbite (la balle, hein, pas ma grand-mère recoucou mamie !) histoire de coller une peur bleue à un astronaute russe (ben oui, c’est les seuls qui restent encore en haut !) en sortie extra-véhiculaire (j’adore ce mot. Sais pas bien ce que ça veut dire, mais trouve super sonorité), le résultat de toutes ces étranges reflexions fait que j’ai une folle admiration pour ces danseurs qui doivent répéter pendant des heures et des heures jusqu’à ce que le mouvement devienne automatique et fluide…et que à nous, pauvres mortels, ça nous semble super facile « ouais, je fais ça tous les matins au petit déjeuner ! »
Bon, on se calme, la revanche est un plat qui se mange froid. En attendant, la grenouille va faire un peu d’ordinateur et travailler sur Tara Duncan 4. Là , je peux faire faire ce que je veux à mes héros et héroines (triple salto avant, double salto arrière avec atterrissage sur un orteil sur le museau du dragon/monstrepleindecrocsbaveux/limacevisqueuse, etc. le plus proche), z’ont pas tous nos problèmes eux !

Ahhhh le doux climat de la normandie !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 12 avril 2005 @ 8:38

Franchement, là , j’ai plaint les vaches. Moi je suis comme les dragons, j’adore les vaches. Je trouve qu’elles sont mignonnes avec leurs taches…et même sans leurs taches, mais c’est pas une vie tout de même. Il faisait un froid à faire tomber les canards congelés du ciel, nous étions arrosés par des tonnes d’eau et le seul commentaire des normands a été : C’est vivifiant hein ! Sont fous ces normands ! A mon avis, c’est de la crème glacée qu’elles ont produit pendant le week end !
 Tremblotante dans mon manteau, le foulard remonté jusqu’au oreilles, je ne reprenais vie qu’en rentrant dans les musées. Super bien faits, d’ailleurs, j’ai adoré pour des tas de raisons dont le fait qu’il y faisait délicieusement chaud.
Et le mémorial de Caen, wahou, c’est quelque chose. j’ignorais qu’on avait réussi à dégommer autant de gens pendant la seconde guerre mondiale, cinquante cinq millions dis donc. La population de la France il y a dix ans. La vache ! (c’est le cas de le dire ! niarf niarf niarf !). Et cette idée de winston churchill de construire un port artificiel parce que les autres ports étaient occupés et défendus par les allemands, ben, ça, ça vaut mes idées les plus folles ! Il faut normalement cinq à sept ans pour construire un port. Churchill en a eu l’idée deux ans avant le débarquement, 45 000 hommes et femmes ont construits les ponts et les caissons flottants et le port a été remorqué à sur 175 kilomètres entre porthmouth et Arromanche, pour approvisionner les deux millions d’hommes qui constituaient l’armée alliée….et ils ont mis cinq jours pour qu’il soit capable de livrer jusqu’à 18 000 tonnes de marchandises par jour ! Chapeau ! 
Tout allait bien et j’étais frigorifiée mais éblouie, lorsqu’une espèce de pétasse a décidé de me faire tomber. Elle trouvait très drôle de faire des croche pieds à ses copines (à nos âges, on sais s’amuser, hein !) et m’a flanqué un premier coup de pied dans les chevilles. Moi Tarzan…enfin, moi plutôt Jane, moi pas tombée. Un peu étonnée, j’ai regardé la nana, toute contente qui s’est exclamée « zut ça n’a pas marché ». Et paf, la voilà qui recommence, et qui me fait un bleu d’anthologie sur la jambe droite. Elle n’a aucune idée à quel point elle n’est pas passée loin de la noyade (c’était pendant la visite d’un parc à huitre), parce que je suis capable d’avoir des réactions vraiment violentes lorsqu’on me fait mal. Ma bonne éducation a prit le dessus, et au lieu de l’étrangler, je me suis éloignée rapidement, résistant très fort à la tentation.
Moralité, quand on est con, ça passe pas forcément avec l’âge ! lol !

Mais c’est quoi ce déluge !
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 08 avril 2005 @ 9:51

Ce week end nous partons à Caen. On a super bien choisi. Le week end dernier on se baignait sous un soleil éclatant, ce week end, il pleut tellement que je songe à échanger la voiture contre un canoé kayak. Ca sera plus facile pour y aller. Remarquez, on dit toujours (nous les vieux on aime bien les proverbes, cré vingt diou !) ‘En avril ne te découvre pas d’un fil’. Ben y’a pas de risque hein ! Et la stup…la charmante métérologue qui se fend d’un super sourire en disant ‘Enfin de la bonne grosse pluie qui va faire remonter les nappes phréatiques et tout et tout’. Péta…., hrrrmm, j’évite les injures, mais n’en pense pas moins. Elle aurait pas pu éviter ce week end non ? Ca fait des mois qu’on l’attends, Madame la pluie joue les divas et paf, Le week end où on part en vadrouille, que je te dégringole avec des glou glou et des badaboum (je déteste l’orage, me fait peur ce truc là !). Je suis d’autant blême que j’ai fait cramer la carte bleue et ait acheté un ensemble assez sublime d’un couturier dont je préfère taire le nom, rien qu’en voyant le prix, j’ai failli m’évanouir. Non, j’ai résisté au débile ‘euuuh, c’est en Euros ou en Francs’ qui ne fait plus rire les vendeuses depuis longtemps et me suis dirigée vers la caisse en songeant à un régime pomme de terre/pâtes/alimentslesmoinscherspossible, pendant les six prochains mois. Ce qui va pas le faire parce que si je mange ce genre de trucs, je ne rentrerai plus dans le fameux ensemble. J’ai aussi acheté une paire de chaussures (ben quoi, fallait assortir non ?) ravissantes stiletto, en paille avec un noeudnoeud noir qui court derrière et décore le talon. La vache, le prix de la paille a drolement augmenté dans les campagnes, créfieu, c’est moué qui vous l’dit ! Là , je suis en train de couver mon ensemble d’un air totalement dépité, et la pluie redouble dehors (la paille et la pluie, ça le fait pas du tout). En plus y fait froid. Bon. Admettons que je ne dois pas me plaindre de n’avoir que ce genre de souci futile, alors que la planète se réchauffe (ben c’est pas flagrant hein ! Dois faire maximum 5° là ) que les bidonvilles s’étendent, que des millions de gens ne mangent pas à leur faim et que la forêt amazonienne est en train de périr sous les machoires d’acier des arbrivores avides.
Mmmmmh…ça marche pas. J’veux du soleil !