L’enfer et le paradis
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 31 mars 2005 @ 12:29

J’ai un journaliste qui m’a posé une question pour le moins zarb hier.
- Si Chère Princesse, vous montez au Paradis (euuuh, merci pour le « si » je vois que la confiance règne !), comment le décririez vous. »
Je suis restée comme un poisson hors de l’eau qui découvre que le truc qui frétillait n’était pas un ver mais un hameçon et qui a des visions soudaines de poeles et de friture, la bouche ouverte et le regard vitreux. Puis mon petit cerveau s’est remis en route et j’ai répliqué que j’avais déjà tout ce que je voulais sur Terre alors que j’avais pas du tout hâte d’aller voir ce qui se passait ailleurs. Il a insisté et j’ai décrit, bien sûr, un monde où le mal n’existerait pas, où je serai entourée comme maintenant des gens que j’aime et qui m’aiment, que je rencontrerai les écrivains qui sont morts et que j’adore et qu’ils auraient écrits des tas de chef d’oeuvres pendant qu’ils étaient morts, bref un truc d’une affreuse banalité. Et puis, cette nuit j’ai cogité. Ce matin, j’ai posé la même question à Philippe, qui était en train de boire une gorgée de thé (j’ai super bien minuté mon effet) et a faillit s’étrangler en crachotant partout. En fait il a été incapable de me répondre, il est nettement trop cartésien pour se poser ce genre d’interrogation existentielle. Alors je me suis penchée sur la question depuis ce matin et mes petites cellules grises sont en ébullition. Prenons quelques exemples : Un joueur de tennis. Il arrive au Paradis et pour lui, c’est un endroit où il ne peut perdre aucun match. Bon. Admettons. Mais alors ça veut dire que son adversaire, lui, va vivre un enfer, puisqu’il perdra sans cesse. Autre exemple. On dit aux hommes qui sont justes et sages ou qui meurent en martyr dans la religion musulmane qu’ils seront accueillis et servis par 70 vierges. Cool pour eux, mais les 70 vierges en questions, obligées de trimer pour le reste de l’eternité, ça va être l’enfer pour elles non ? Et si elles font crac crac, elles sont plus vierges non ? Y se passe quoi alors ? Ou alors elles viennent de l’enfer, ce sont des vierges pas gentilles et c’est leur punition ? Encore un exemple. Un homme qui adore la bouffe monte au paradis. Pour lui, le paradis, c’est un endroit où il pourra manger pour l’éternité sans grossir, sans souffrir en goutant les mets les plus exquis. Alors ce sont de méchants et vils cuisiniers, des marmitons voleurs, les patissiers menteurs qui vont passer l’éternité à préparer des plats pour lui, c’est l’enfer non ? Dois je en déduire que le paradis et l’enfer sont étroitement imbriqués ? Ou ce sont les anges qui s’occupent de tout ? Mais là aussi c’est injuste, on devient un ange en étant super honnête, super gentil et tout et tout, alors ce n’est pas pour trimer pour des humains non ? Ou alors, étant de purs esprits, nous n’aurons plus envie de boire, de manger ou de gagner. Ben on va faire quoi alors ? J’avoue que je suis très perplexe pour ce qui est du Paradis. Voyons donc un peu l’enfer. Dante a super bien décrit ce qui se passait en enfer. Les gens qui sont torturés par les démons et tout et tout. Moi je pense qu’il a tort. Pourquoi les démons passeraient leur temps à bosser ? Torturer, s’occuper des enfers, ça prend du temps non ? Je croyais que les démons étaient paresseux. Alors je pense que l’enfer pour les méchants c’est Ãªtre torturé jusqu’à la fin de l’eternité (perdre des matchs, préparer des plats, servir, bref vivre l’enfer au quotidien) par des gentils qui ne savent pas du tout qu’ils les torturent, sinon, bien sûr, ils ne le feraient pas.
Aie, j’ai le cerveau qui fume là !

tremblement de terre
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mercredi 30 mars 2005 @ 10:07

Ouille, un autre tremblement de terre a ébranlé l’indonésie et encore fait des morts. C’est vraiment horrible ce qui se passe là -bas en ce moment et du coup, globalement, je trouve que la France c’est vraiment super. Pas de tsunami, pas de tremblements de terre, pas de machins qui nous dégringolent sur la tête pour un oui ou pour un non, comme à Los Angeles ou au Japon. J’ai vécu un tremblement de terre justement. J’étais dans un endroit où j’avais deux gardes du corps avec moi, qui dormaient dans la suite jouxtant ma chambre. Il était quatre heures du matin et l’hotel (qui faisait 19 étages) s’est tout à coup mis à vaciller et à osciller. Au début, j’ai cru que je révais, et puis l’un de mes gardes, un géant de deux mètres de haut, a fait irruption dans ma chambre, m’a attrapée par la peau du cou et du pyjama et m’a expédiée sous la table en hurlant « earthquake ! earthquake ! Under the table, under the table ». Ensuite il a plongé sous la table (vu sa taille y’avait plein de bouts qui dépassaient de partout) et je me suis recroquevillée, pas bien réveillée, comprenant à moitié ce qui se passait et en fait plus terrorisée par la peur du garde que par le tremblement de terre en lui même…du moins au début. Une fois le machin terminé (la vache, qu’est ce que c’est long ! même si en fait ça ne dure pas très longtemps) je suis ressortie de mon abri et ai plongé sur le téléphone pour appeller la réception. Les deux mille autres clients de l’hotel ayant eu la même idée, bien évidemment j’ai mis un temps fou à avoir quelqu’un qui m’a rassurée en me disant que ce n’était rien, juste un petit 5,9 sur l’échelle ouverte de Richter. Ben ça alors, ils ont des appréciations bizarres d’un « rien du tout » ! J’ai mis deux jours à m’en remettre, terrorisée dès que j’avais l’impression que le sol bougeait. D’ailleurs depuis, j’ai développé une sérieuse allergie aux hotels trop hauts, surtout après que le type de la réception m’ait indiqué que les ascenseurs étaient bloqués par la secousse et que pour descendre je devais me taper les dix sept étages. Ca ne me gène pas pour descendre, mais pour monter, c’est assez moyen tout de même, les journalistes qui sont venus m’interviewer ce même jour ont trouvé ça également très moyen et arrivaient, équipement sur l’épaule, rouges et épuisés, mais m’expliquant, comme le réceptionniste que 5,9, c’était vraiment pas grand chose, probablement effrayés à l’idée de me voir partir à toute vitesse et manquer ainsi leur reportage. Seul mon grand courage (et le fait qu’il n’y avait pas d’avion disponible dans l’immédiat ! lol !) ont fait que je suis restée. Alors, croyez moi, je comprends très bien ce que ressentent les indonésiens en ce moment et je suis de tout coeur avec eux.

Espionnage
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 29 mars 2005 @ 17:40

Je vois des formes sombres roder autour de la maison, ombres à peine visibles, l’oeil aux aguets et l’oreille tendue. Des vampires ? Des loups garous ? Non…des espions au service des fans de Tara, bardés de gadgets électroniques que même Sidney Bristow, alias Alias elle les a pas. Car un grand défi a été lancé et relevé par les fans…trouver le nom de l’homme qui va relever l’iiiiiimmmmmmense tache de tourner Tara Duncan sans : couper les scènes importantes : décevoir les fans qui ne veulent pas qu’on change une seule ligne : arriver à caser tous les effets spéciaux sans dépasser les cent millions de dollars de budget : trouver des comédiens qui plairont à tout le monde (tache quasi impossible) : me plaire à moi (s’il enlève mon humour je sens que je vais mordre), bref, une sorte de mélange entre Aragorn (le Seigneur des anneaux) Gandalf (toujours le SDA), Han Solo (La guerre des étoiles), mac gyver et de Jack O’neal (Stargate), un super héros quoi ! Du coup, mes téléphones sont sur écoute, mon courrier est détourné, mes poubelles fouillées (breurk !) et le suspense est à son comble. Qui trouvera l’heureux (!!) producteur/réalisateur/fou inconscient qui va se charger du tournage ? Niarf niarf niarf (ricanement sadique de l’auteur). En attendant que soit levé le voile du mystère (à mon avis, pas avant la rentrée bouuhhouuuuu !) mon petit coeur palpite et mes mains tremblent…Tara en film, ouaaiiiiiis !

Casting
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 25 mars 2005 @ 8:47

Ouille, j’ai déclenché une tempête en parlant du film qui va être tourné sur Tara alors quelques précisions. Le producteur ne veut pas que j’en parle (il doit avoir peur que d’autres s’intéressent à Tara !) j’ai du promettre de ne pas citer son nom tant que ce n’était pas signé (ce que j’ai fait mais ça été dur dur ! pfffff !). Ensuite va falloir que je bosse pour adapter le script, sans garantie que ledit producteur accepte mon travail (il va faire bosser un autre scénariste en même temps, ce en quoi il a raison, je suis écrivain, pas scénariste, ce n’est pas du tout le même métier). Ce qui est super frustrant c’est qu’il faut que je passe de 458 pages à 120/150 à tout casser. O’scours ! (Quelqu’un a des ciseaux. Et pourquoi on peut pas faire trois films juste avec le tome 1 !) Bon, une fois que le scénario sera terminé vont commencer les castings et les repérages. Donc, six mois pour le scénario, six mois pour le casting, deux à trois mois pour les repérages des endroits où tourner, hop, un an de passé. Une fois tout ça terminé, il faut tourner. Clint Eastwood a mis 37 jours pour Million Dollars Baby, mais en général, surtout pour un livre aussi complexe que Tara, il faut plusieurs mois. Puis arrive la post-production (la musique, la synchro, les raccords etc…) donc, si je signe, mettons, en septembre/octobre, ça veut dire que les apprenties actrices et acteurs entrerons en casting courant/fin année prochaine. Pour celles qui veulent postuler au rôle de Tara, Moineau, Fafnir (savez quoi, j’adorerais jouer Dame Auxia !) Angelica, ou Carole, ben ce sera à ce moment. Ah, oui, un autre tuyau. L’anglais sera fortement recommandé (hu hu hu, j’ai pas dis son nom, hein, j’ai juste dis que les acteurs devront parler anglais.)
Et voilu !

La loi de murphy
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 24 mars 2005 @ 10:48

Avez vous remarqué à quel point les choses vont de travers uniquement lorsqu’on est pressé et qu’on a un rendez vous important ? Cette loi de murphy (qui dit que si quelque chose doit aller mal il ira forcément mal malgré les douze sécurités et les trente six doubles circuits, raison pour laquelle j’évite la fréquentation des centrales nucléaires et que je regarde les avions d’un oeil très méfiant) dite « loi de l’emmerdement maximum » s’applique avec une consternante obstination. Exemple flagrant de l’intervention d’un ange/diable/esprit/jenesaispasquoi pervers sur nos terrestres existences…enfin du moins sur ma terrestre existence : J’ai rendez vous avec un célèbre producteur et je me prépare tranquillement. Inutile de dire que j’attends avec impatience que Tara soit portée au cinéma et que ce rendez vous est super super super important d’autant que ledit producteur n’est à Paris que pour quelques jours et que ses rendez vous sont minutés genre demi-seconde par demi-seconde. Donc, me voilà prête à prendre une douche. Je vais dans la salle de bain et j’allume la lumière. Enfin plus précisément, je pousse l’interrupteur, parce que la lumière, elle, est visiblement en balade ailleurs. Klik, klik, pas de Fiat Lux. Je ronchonne un peu, mais pas grave, je vais dans l’autre salle de bain. J’ouvre le robinet afin de me placer avec délice sous la douche, et…pousse un hurlement. L’eau était sensée être chaude, mais je n’ai pas remarqué un petit papillon sur la porte précisant que suite à une panne de chaudière, il n’y aura pas d’eau chaude de Huit heures à midi. La peau hérissée, ressemblant fortement à un Schtroumf, un quasi-stalactite au bout du nez, je m’obstine et me lave à l’eau froide. Soyons positive, du coup je ne me prélasse pas une heure dans la salle de bain et je suis prête nettement plus rapidement. Je m’habille, mais ne me maquille pas, car j’ai décidé de séduire ledit producteur par de glorieuses boucles blondes et hop, direction le coiffeur, donc maquillage après. Comme je n’ai pas l’habitude de marcher avec des talons aussi hauts, le trajet qui me prend habituellement cinq minutes m’en prend vingt. J’arrive et là , consternation. En général, en semaine, il y a peu de monde. Ce jour là , paf ! un demi-million de nana a éprouvé l’envie soudaine et irrésistible de se faire coiffer. Du coup, l’heure que j’avais gagné avec la douche froide s’est évaporée comme une boule de neige en enfer et moi qui suis calme et paisible ait commencé à envisager sérieusement de me ronger les ongles. Sam, mon adorable coiffeuse finit par s’occuper de moi et le taxi vient me chercher. Et là , devinez quoi ? Manifestation. Normalement, les manifestations c’est l’après midi, ben non, celle-là , elle commence pour le déjeuner. J’arrive pas à y croire. Farid, mon taxi qui est un génie de la route parvient à contourner l’obstacle et me voilà arrivée à mon but.
Visiblement le producteur a du être victime du même ange/diable/esprit/oujenesaisquoi pervers que moi, car il a une demi-heure de retard.
Bon, tout va bien, je ne suis pas la seule victime ! Ouf !

continent inconnu
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mercredi 23 mars 2005 @ 9:28

Il est des endroits périlleux où il faut s’engager avec précaution, une corde en rappel et un minimum de vivres et d’eau en cas d’égarement, j’ai nommé les chambres de mes filles. Là se développent des formes de vie inconnues des savants, mélange de bonbons collés/poussière/emballages/colle/confetti/chewing-gum/kleneex qui donneraient des nausées au docteur Frankeinstein. Sur les murs se défient films et séries, Star Wars contre Charmed, Matrix contre Alias, Harry Potter contre Buffy, Pirates des Caraibes contre Angel. Avril Lavigne affronte Kyo, Britney spear défie Beyoncé, Alicia Key provoque Diana Krall, de quoi passer des nuits assez colorées et légèrement cauchemardesques. Les chambres, absolument impeccables lorsque leurs habitantes reviennent, subissent une inexplicable mutation qui les transforment en champs de bataille en quelques secondes. Je connais quelques généraux qui pourraient en prendre de la graine. Soudain, le terrain vierge se jonche de livres, vêtements, cahiers, devoirs, cartouches, stylos, sac à dos, manteaux, Cd, comme si le fait de poser tous ces trucs sur le bureau ou sur les étagèresposéesexprèspour ne leur venaient pas à l’esprit. Et puis les habitants de ces contrées interdites ont un comportement très territorial envers tout intrus tentant de franchir la frontière. Diane et Marine entretenant à peu près les mêmes rapports que l’Inde et le Pakistan ou Israel et la Palestine, si l’une rentre chez l’autre, elle risque fort sa peau virtuelle, bien vite percée par des flèches imparables du type : « Ehhh, qu’est ce que tu fais dans ma chambre, t’as pas le droit ! » ou encore « Ehhh, je travaille là , on ne dérange pas, si tu sors pas j’le dis à maman (moi étant grande déesse juge des transgressions) ! et autres « qu’est c’tu veux, tu sais que c’est chez moi ici (assorti d’un grognement sourd et menaçant) !
Par contre, partant du principe qu’une menace extérieure ligue souvent deux adversaires, dès que j’ose suggérer qu’elles rangent leurs chambres, elles font front ensemble et c’est moi qui bat en retraite, attaquée par leur « ben tu ferais bien de ranger tes livres » (bon admettons, ma propre chambre ressemble plus à une bibliothèque agencée par un savant sérieusement atteint qu’à une honnête chambre à coucher et philippe me suggère régulièrement de faire un feu de tous mes bouquins (dans des moments d’énervement intense) ou encore de les donner à un bouquiniste (il est fou !)) « et/ou tes vêtements » (bon, admettons aussi que les placards gémissent sous la poussée récurente de ma nombreuse garde robe), bref, ayant abondamment développé chez mes filles l’art de la casuitique (l’art de retourner d’un façon fallacieuse les arguments de l’adversaire), me voilà victime de la procrastination (l’art de remettre au lendemain ce qu’on peut faire aujourd’hui). Pfffff !

Crucifiée
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Mardi 22 mars 2005 @ 9:13

Je n’ai pas spécialement vocation de martyr. En fait, j’ai énormément d’admiration pour ces saints et ces saintes qui sont morts pour leurs convictions, et le plus souvent torturés par des tortionnaires qui avaient visiblement beaucoup de problèmes dans la vie et un peu trop d’imagination. Quand je vois ma propre réaction lorsque je me coupe un doigt avec une feuille (ouille, bobo !) ou avec un couteau (ouille ouille, très bobo !) ben je me dis qu’il faut vraiment avoir la foi solidement ancrée pour résister. Donc, pour faire un parallèle certes capilotracté (tiré par les cheveux ! lol !) je ne m’attendais pas du tout à me retrouver dans la fosse aux lions lors du salon du livre, prête à être crucifiée par la foule des fans de Tara pas contents du tout. Tout ça parce que Flammarion a décalé la sortie du livre ! Faut dire que j’avais déjà le look de la sainte. Un rayon de soleil tombait juste sur ma tête, auréolant ma tête récemment blonde d’un halo de lumière. Tout le monde s’extasiait en disant « oh, comme c’est joli ». Au début, oui, certes. Au bout d’une heure, j’avais l’impression que le bon dieu braquait une loupe directement sur mon cerveau et en étudiait chaque circonvolution avec un rayon bien brûlant. Mon maquillage commençait à dégouliner, des auréoles apparaissaient non pas autour de ma tête, mais de mes aisselles, bref, j’aurais donné mon âm…hrmmmm, mon bras dr…hrrrrmm, donné mon affection indéfectible à celui ou celle qui aurait été capable de tirer un rideau pour occulter le soleil, et je me sentais une âme d’assassin en pensant à l’abruti qui avait foutu des verrières partout dans le hall d’exposition. D’autant que je devais faire face non seulement aux fans, mais également aux parents, également furieux, m’assenant des phrases du type : « On est venu juste pour vous au Salon, et on s’est dépéché, pour que vous lui dédicassiez le tome 3 et vous nous dites que le tome 3 ne sortira qu’en Octobre ! C’est vraiment pas gentil pour vos fans ! qu’est ce qu’on va faire maintenant ?
A tel point que j’ai très sérieusement envisagé de faire une annonce publique au micro prévenant que le tome 3 de Tara Duncan ne sortirait qu’en Octobre en raison de circonstances ne dépendant pas, mais alors pas du tout de la volonté de l’auteur.
aie, pas taper, pas taper !

Travail travail
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Lundi 21 mars 2005 @ 20:13

Je viens de commencer Tara 4. C’est un peu comme de commencer un devoir. On est devant une page blanche…enfin, un ordinateur blanc…enfin, vous voyez ce que je veux dire, bref, un machin où il devrait y avoir des tas de lignes et où il n’y a rien et on se gratte la tête en se demandant bien ce qu’on va y mettre. En fait, je sais exactement ce que je veux y mettre, mais je ne sais pas toujours comment. Explication. J’ai une vision…non non, je n’ai pas consommé de champignons bizarres ou de trucs pas autorisés avec des L, des S et des D dans la prescription… c’est juste que j’ai la vision de ce que je veux écrire. Je vois des animaux, je vois des plantes, et il faudrait que j’invente un vocabulaire pour les décrire, parce que, vraiment, ils sont souvent très étranges. Si j’étais un peintre, je pourrais peindre ce que je vois. Hélas, mes compétences en matière de peinture se limitent à …moins que zéro. Je suis absolument, définitivement et totalement incapable de dessiner ! Donc, je n’ai plus que des mots. Allez, courage : « Lentement, très très lentement, Tara se tourna vers le dragon. Celui-ci lui adressa un sourire plein de crocs et Tara déglutit. Soudain elle remarqua un détail étrange. Les écailles de l’énorme reptile luisaient d’une étrange lumière, et il semblait presque…transparent. Mais oui, elle pouvait voir à travers ! Bon, compris cinq sur cinq, elle était en train de s’adresser à un fantôme de dragon !
C’est parti, j’en ai pour cinq cent pages ! Cooool !

L’ongle d’amérique
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Vendredi 18 mars 2005 @ 12:24

Il parait que les faux ongles viennent d’amérique. N’ayant jamais fait poser de faux ongles, j’ignorais donc ce détail oh combien capital (ben oui, hein, y’a pas un petit drapeau étoilé sur les ongles en question). Ayant, malgré une capsulite rétractile, décidé de reprendre le tennis (non non docteur pas taper !), mes pauvres ongles y ont laissé leur peau…enfin si l’on peut dire. Et je me suis donc retrouvée avec trois doigts aux ongles impeccables, superbes, polis, et tout et tout…et sept qui n’auraient pas déparés les doigts du plus crad des vampires. Donc, après les avoir regardé avec consternation et angoisse, j’ai foncé ventre à terre chez l’esthéticienne pour « qu’elle fasse quelque chose ». Après diverses considérations plus ou moins infamantes « Ben alors, vous les avez fourré où vos doigts ? Z’avez une voiture en panne ? Z’avez voulu jouer les mécanos ? », la grande pretresse de l’ongle a condescendu à se pencher sur les miens. Et c’est là que sont apparus lesdits ongles d’amérique. OOOOOhhhh, surprise, c’est assez épais, cent pour cent synthétique, ça se colle avec un machin qui vous fait le bout des doigts genre frankeinstein après le bain et ça prend un temps fou. J’ai précisé à la grande pretresse que je jouais au tennis. Après un regard de mépris genre « on donne de la confiture aux cochons », (vieux proverbe de nos campagnes), la GP m’a assuré que les septs nains…pardon, mains, euuh ongles résisteraient haut la main. Ah ah. Si si, elle a fait ah ah après m’avoir assené son jeu de mot.
Donc, rassérénée, me voilà avec des mains impeccables, aux longs ongles luisants et effilés. Le salon du livre (trois millions de personnes au cm², titubant au milieu des coupes de champagne et des petits fours et une chaleur que l’enfer ne renierait pas) et la nuit se passent bien et le lendemain, une fois tout le monde expédié à l’école et au bureau, je descends sur le terrain de tennis.
Je m’amuse bien pendant une heure et vais pour ranger ma raquette, lorsque soudain j’avise un truc blanc sur le terrain. Saisie par un soupçon terrible, je me penche et là , horreur, malheur, je me rends compte qu’il s’agit…de l’ongle d’amérique ! Le lache ! Il devait me soutenir et paf ! Il m’avait abandonné ! Et pas que lui, ses petits frères aussi. J’ai soupiré et ait abandonné l’idée d’avoir des griffes de panthère, visiblement, je ne serai pas glamour sur les terrains de tennis !

LE bouton
Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Jeudi 17 mars 2005 @ 14:33

Nous vivons toutes sous la menace la pire qui soit, bien pire qu’une hypothétique épée de Damoclès/contrôle de math/Physique niveau CNRS/inspection de la chambre par :parents/copines/petits copains/copainsvenus dineretquonapaseuletempsderangerses petitesculottesentraindesécherdanslesalon, c’est la menace de l’HORRIBLE BOUTON.
Celui là , il sait ménager ses effets. Il attend sournoisement, tapis dans l’ombre de nos cellules LE rendez-vous où nous devons être parfaite. On le sait, on le sent. Il commence innocemment, genre « je ne fais que passer » et on regarde le léger renflement avec un début d’inquiétude, mélé d’une prière fervente « Mon dieu/allah/boudha/qui que vous soyez là -haut, faites qu’il disparaisse ». Car bien sûr LE bouton occupe un endroit stratégique. La pommette. Le front, genre bien au milieu des sourcils histoire de ne pas être évitable, le nez, ou encore, le pire, la lèvre, où, mystère de la génétique, il se transforme à volonté en énorme furoncle qui dégouterait Quasimodo himself. Qui de nous n’a pas du affronter un rendez vous, qu’il soit petit copain ou entretien d’embauche avec LE bouton fièrement planté au milieu du visage, se moquant des tonnes de fond de teint qu’on a tenté d’appliquer ? Qui n’a pas profondément hait ses hormones/nourritures (aie chocolat pas bon du tout pour bouton, vieux proverbe chinois)/gènes en voyant l’odieux pointer le bout de sa rougeur ?
Et c’est là qu’entrent en jeux les grands manoeuvres, dites « du Kleneex et des index ». Nous voici donc devant notre miroir, où bien sûr LE bouton ressemble à une petite colline que nous dévisageons d’un air terrifié. Nous enveloppons le kleneex, histoire de ne pas nous écorcher la peau avec nos ongles et nous pressons.
Là , deux solutions. Le machin est à point et il explose, ce qui est A) profondément jouissif B) sépcialement dégeulasse. Il nous laisse donc un cratère sanguinolent qui en général est bien pire.
Seconde solution, le machin n’est pas à point, et le fait de le presser n’a qu’un seul résultat, un peu comparable aux gateaux Vahinés…il gonfle.
J’ai l’inauguration du salon du livre ce soir. Devinez qui est planté sur mon front en ce moment ?