J’ai, souvent, de grandes discussions avec mes filles sur la vie, l’école et l’humanité en règle générale…et sur les garçons (!). L’opinion de mes filles diverge tout à fait. Diane trouve que les garçons, dans l’ensemble, ont a peu près le cerveau d’un chimpanzé, et encore, celui qui regarde bouger ses doigts de pied et trouve ça rigolo. Marine, elle, a une forte tendance à trouver tous les garçons « chou » ou « super mignons ». Diane fait une exception pour son père, dont elle respecte la brillantissime intelligence, et encore quand il se cache derrière une porte pour lui faire peur, on sent que ladite admiration en prend un coup dans l’aile. Marine trouve que son père est « chou » et « super mignon » et a une formidable indulgence pour son côté « Quatre ans d’âge mentale et youpee faisons des blagues ». Ce qui fait qu’avec mon amour inconditionnel, Philippe se sent un peu le roi du monde quoi.
Nous étions donc en train de discuter des petits copains. Et là , horreur, malheur, j’ai posé la question qu’il ne fallait pas poser. J’ai demandé à Diane si elle avait un petit copain. Elle a catégoriquement refusé de répondre. Je me suis donc tournée vers sa soeur, qui a trois ans de moins qu’elle (quatorze) et celle-ci m’a répondu, légèrement méprisante, « ben oui, ça fait longtemps que j’ai un petit copain, mais pas en ce moment ». Hrrrmmm, j’ai eu un peu de mal à décrypter. En fait cela signifiait que oui, elle avait déjà eu un petit copain, mais qu’ils s’étaient séparés.
Je suis donc revenue à Diane, un peu vexée qu’elle ne veuille pas me répondre, et, sournoise, ait insisté…genre stupide qu’a pas compris : Et toi ma chérie, tu as eu et tu n’as plus, ou tu as ?
Ma ruse n’a pas fonctionnée du tout. Elle s’est énervée.
- Mais enfin, Maman, ça ne te regarde pas !
Oups ! J’ai fait marche arrière fissa fissa. Peut être ma fille ne veut pas me dire qu’elle a fini par craquer et qu’elle sort avec un chimpanzé ? J’avoue que je suis morte de rire !
J’étais chez le coiffeur (j’adore aller chez le coiffeur. on vous bicoune, vous tripatouille, vous masse la tête, fait les ongles, rend belle…quoi que dans mon cas la tache soit rude…on peut lire des journaux débiles genre Voici en rigolant comme des baleines aux anecdotes croustillantes, on peut raconter sa vie, (le coiffeur n’a pas le choix, il doit écouter), bref, c’est un petit paradis) lorsque Samia, ma ravissante et adorable coiffeuse depuis neuf ans, celle a qui je dois mes bouboucles, moi qui ais les cheveux désespérement raides, se penche vers moi d’un air mystérieux et chuchote : – Dis moi sophie, tu es juive ?
Hrrmmm, visiblement Samia avait zappé le fait qu’en tant que Princesse héritière du trône d’arménie, j’étais également princesse du premier royaume chrétien au monde. Donc chrétienne, si si. Vu que ça fait si longtemps qu’elle me coiffe, qu’elle lit mes livres avec jubilation et qu’elle me connait bien, j’avoue que sa question m’a un peu destabilisée. J’ai donc décidé d’étaler ma science comme le fameux adage de la confiture (vous savez, la culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale !) et lui ai raconté comment le roi Achod, en 350 et des poussières, est tombé amoureux d’une nonne d’une beauté surnaturelle. Mais la nonne a refusé de lui céder et il l’a emprisonné pendant dix ans (ah l’amuuuur !). Au bout de dix ans, super gêné d’avoir fait un truc pareil, pour se repentir (l’histoire ne dit pas si elle lui a cédé ou pas), il s’est converti à la religion chrétienne et en a fait la religion de son royaume, ce qui fait de l’arménie le premier pays au monde à avoir fait de la religion chrétienne une religion d’état.
- Ohhh, a fait Samia, je ne savais pas (ben elle est pas la seule, hein, l’arménie n’est pas un pays très connu en fait), parce que machine, là , elle dit que tu es juive, parce que les juifs ils dirigent le monde.
La j’avoue que j’ai avalé de travers. J’ai regardé son beau visage très sérieux et je lui ai répondu.
- Euuuuh, soyons sérieux, Samia. Il y a un milliard de musulmans (elle est musulmanne, originaire du maghreb), il y a un milliard de chrétiens, il y a un milliard d’indouhistes et autant de boudhistes. Et il y a quoi…vingt millions de juifs dans le monde ? Tu ne penses pas que c’est un peu impossible, statistiquement parlant ?
- Ah, oui, tu as raison, j’y avais pas pensé.
Ben oui, hein, c’est ce que font les gens, très souvent. Et l’antisémitisme part de ce constat. Les gens ne réfléchissent pas ! On leur désigne un ennemi imaginaire et paf, à l’assaut ! C’est tellement ridicule qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer et conclure sur cette blague qui m’a été racontée par un ami juif :
C’est Moise dans le désert qui marche vers la terre promise, suivit par son peuple qui a été esclave des pharaons pendant des centaines d’années, et un peu massacré sur les bords. Tout à coup, il lève la tête vers le ciel et dit
- Dis moi, Oh mon dieu, c’est bien nous le peuple Elu, n’est ce pas.
Une voix grave tombe du ciel et répond
- Oui, c’est bien vous mon peuple élu.
Et Moise qui n’en peut plus dit avec une petite voix
- Euuuuh, tu pourrais pas en choisir un autre ?
CQFD !
J’étais en train de hahanner rageusement sur mon vélo d’appartement (oui, bon, j’avoue, une défunte tablette de chocolat et moi même avons eu une petite discussion hier. Attention pas n’importe quelle tablette ! Une somptueuse, une délicieuse, une indécente tablette de chocolat au caramel au beurre salé. La vache, ça devrait être interdit ce genre de trucs ! ) Euuuuh, où j’en étais moi…ah oui, donc, je regardais les gouttes de sueur tomber en cadence et mes genoux craquer (oui, les vieux ça craque de partout !) petite symphonie masochiste personnelle lorsque ma fille ainée, Diane, dix sept ans, est entrée dans ma chambre et m’a demandé :
- Maman, ça fait quoi exactement la pilule ?
Mon pied a glissé hors de la pédale, l’autre, entrainé par le poids a emballé le rythme du vélo et j’ai failli me casser grave la figure. Un million de supputations ont pointé le bout de leur nez, pendant que j’essayais déséspérement de reprendre mon équilibre devant ma fille morte de rire (la vache, je suis sûre qu’elle a fait exprès). Voyons mon regard inquisiteur (elle est nettement plus intelligente que moi !) elle a embrayé immédialement :
- Non maman, je n’ai pas l’intention de passer d’une position verticale à une position horizontale (qu’est ce qu’elle parle bien ma fille !) avec un garçon, je veux juste savoir comment ça fonctionne.
Gargle !
- Oh ! ais je fait en interrompant mon héroique effort, mais je ne pensais pas du tout à ça ma chérie (hou la grosse menteuse !). Alors voyons, Grégory Pincus a mis la pilule sur le marché américain en 1960, après avoir constaté que les ostrogènes bloquaient l’ovulation. Une femme enceinte génère des hormones (les fameux ostrogènes) qui bloquent l’ovulation afin qu’elle ne soit pas enceinte de plusieurs enfants en même temps. En donnant des ostrogènes du même genre grâce à la pilule, tu fais croire à ton corps que tu es enceinte, et donc, tu n’ovules plus. C’est considéré comme une méthode de contraception assez sûre, même si ce n’est pas cent pour cent garanti.
La ravissante écarquille ses yeux dorés et me dit :
- C’est pas un peu dangereux de lui faire croire ça à ton corps ? Et si à force de se croire enceinte tous les mois, ton corps ne produit plus du tout d’ovules ?
Aie, va falloir que j’avoue les turpitudes de mes jeunes années.
- Euuuuh, fais je, j’ai pris la pilule pendant des années, et cinq mois après que j’ai arrété pour faire un bébé avec papa, j’étais enceinte de toi. Tu es la preuve vivante que ça fonctionne !
Cette fois-ci elle plisse les yeux et pose la question qui tue.
- Et tu as commencé à quel âge !
M….! Je savais que j’allais me faire avoir. Quand je disais qu’elle était plus intelligente que moi !
Je m’éclaircis la gorge, envisage de mentir…et renonce.
- Hrrmmm, ben j’ai commencé à dix sept ans. Maman voulait être sûre que je ne me retrouve pas avec un bébé aussi tôt qu’elle (elle m’a eu à dix neuf ans, ce qui est très jeune) et elle m’a emmenée chez sa gynéco.
j’aurais pu rajouter « Tu veux que je t’y emmène aussi ? », mais je ne suis pas suicidaire à ce point. Et puis de toutes les façons ce serait ridicule, parce qu’elle est déjà suivie par ma gynéco.
- Ah, fait elle sans s’engager. Parfait. Merci maman ! C’est super, tu sais plein de choses !
J’esquisse un sourire vacillant et retourne sur mon vélo : Yes, Super maman c’est moi !
Glurps !
Je lisais le blog de Ratatouille (mdr la dissection !) et j’vais vous dire les filles, ben j’chuis super contente d’avoir terminé l’école. YEEEESSS !
A ce sujet me suis un peu fightée avec une maman, qui se plaignait que c’était dur, que la vie gna gna et ceci gna gna et cela gna gna, et la pauvrette, sans imaginer ce qu’elle allait déclencher a terminé sa complainte par : Ah la la, ce que je regrette le temps de mes études, c’était vraiment le bon vieux temps.
Je l’ai collée au mur (virtuel, hein, je n’agresse pas mes concitoyens, même si je trouve souvent que ce mot est vraiment bien adapté con-citoyens !). Et je lui ai montré ce que c’était que le lycée. C’est dur, c’est compliqué, il faut se faire une place et exister, si on n’a pas d’amis on n’est rien, parce qu’on n’a pas de miroir pour renvoyer son estime de soi, bref, faut être un adolescent pour résister ! Pour illustrer mon propos à cette pauvre femme qui me regardait les yeux écarquillés, je lui ai cité une série, que je trouve formidable, Buffy contre les Vampyrs, parce qu’on y trouve tout ce qui existe réellement au lycée. Les populaires, les invisibles, les forts en thème ou en math, les championnes de la tchatche, les championnes du tapis (on n’a pas de pom pom girls ouf !) de gym, les détestées et les aimées,(bon, admettons, je me suis un peu étranglée quand à la quatrième saison willow est devenue lesbienne, mais ça aussi ça fait partie de la vie !)
les enviées et les ignorées, les suicidaires et les bonnes vivantes, les qui se mutilent et les qui se bichonnent, les qui s’aiment et les qui se détestent. Moi, le lycée, ça m’a toujours fait penser à une arène de combat où en plus il y a les professeurs. Ahhh, tout un thême les professeurs. y’a aussi de quoi écrire. A mon avis il faut être totalement masochiste pour devenir professeur. C’est comme de rentrer tous les jours dans une arêne (là aussi !) face à une trentaine de fauves, qu’il faut dompter et apprivoiser sous peine de se faire dévorer et de devenir accros aux petites pilules bleues (non les filles, pas le viagra, le lexomil !) bref, tout ça pour dire que je suis à cent pour cent à l’écoute de mes filles pour panser les petites plaies et les bobos, et jubiler avec elles aux victoires et aux joies, (qui existent aussi, au lycée, faut pas exagérer). La pauvre femme, ébranlée dans toutes ses convictions (écoute un peu tes enfants, andouille, au lieu de pleurer sur ton ventre !) a tenté un très faible « Vous regardez les séries américaines ? Enfin, je veux dire, de ce genre ? ». Je l’ai foudroyé d’un implacable « Oui, lorsqu’elles ont terminé leurs devoirs, ça nous permet de passer du temps toutes les trois vautrées devant la télé à rigoler des mésaventures des autres. Pourquoi, vous ne le faites pas vous ? »
Un encore plus faible « non, je n’aime pas les séries américaines » a tenté de contrer mon argumentation. Je l’ai achevé avec « Ah bon ? Et votre fille vous parle encore ? » qui je l’admets était vraiment un coup bas, vu des des tas de mamans ne s’abrutissent pas devant buffy et s’en portent tout aussi bien.
La pauvre femme est partie anéantie, persuadée d’être une très mauvaise mère.
Mes filles me disent que je suis sadique. Niarf niarf niarf !
In-croy-able ! Je viens de faire ma première allergie. J’ai cru que j’avais attrapé la rougeole, ce qui a mon âge était pour le moins ridicule et paf ! c’était pas ça, mais une allergie aux antibiotiques. La semaine dernière, j’étais verte (la grippe) et maigre. Cette semaine je suis rouge et gonflée. Je fois quoi la semaine prochaine, la jaunisse ? Et celle d’après, la bleuite (euuuh, j’connais pas de maladies qui rendent bleue, alors j’invente). Bref, je savais pas qu’on pouvait être allergique à la pénicilline. Ce soir on doit aller diner au Bel Canto, ce restaurant où les serveurs chantent le Bel Canto (ben oui, hein, ça on s’en doutait vu le nom du restaurant) en vous amenant vos plats. Ben quand y vont me voir, y vont s’étrangler avec leur Bel Canto, c’est moi qui vous l’dit !
Et en plus, ça gratte, c’est une horreur ! mes filles qui sont passées par la varicelle me couvent d’un oeil d’aigle et m’empéchent de me gratter (juste vengeance puisque je faisais de même lorsqu’elles étaient petites et couvertes de cloques, les pauvres !).
Bouhhhouuuu, qu’est ce que je suis malheureuse !
J’étais en train de vaquer à mes occupations de maman, lorsque ma fille Diane, qui avait à l’époque huit ans est revenue de l’école. Elle s’est plantée devant moi, a levé ses beaux grands yeux dorés et m’a demandé très sérieusement :
- Dis Maman, c’est quoi le sexe ?
J’ai avalé de travers la gorgée d’eau que j’étais en train de prendre, suis devenue toute rouge et me suis assise. Puis j’ai tenté un très lache :
- Euuuuh, c’est ton zizi.
Regard méprisant de la ravissante
- Naannn, ça je sais. Mais le sexe c’est quoi ?
Ok, repli sur la bonne vieille méthode socrastique (ahhh, Socrate, sauveur des mamans en détresse !) poser une question en réponse à la question.
- Euuuh, pourquoi tu me poses cette question ?
Ma fille qui est nettement plus intelligente que moi me jette un regard du genre « tu vas pas t’en tirer comme ça ma vieille » et répond.
A la fin de son exposé très détaillé, il est ressorti qu’il y avait dans sa classe un garçon dont l’âge physique était de huit ans, mais l’âge mental approchait les quarante-cinq, déclinaison pervers pépère. Ledit gamin, (qui éveilla immédiatement de fortes envies de meurtre chez moi) avait des parents se sautaient apparemment dessus avec la frénésie de lapins ayant creusé leur terrier sous une usine de Viagra. Il avait donc commenté lesdits ébats à ma fille qui trouvait ça super louche (oui, j’ai eu aussi de fortes envies de meurtres sur les parents).
J’avoue que j’ai faillit succomber à la tentation de la petite abeille qui butine la jolie fleur et tout et tout, mais le regard sérieux de ma fille m’a fait renoncer.
Après une abondance de « euuuuh » après chaque mot, j’ai réussi à lui décrire l’acte sexuel en transpirant à grosses gouttes tant son expression était sceptique. Lorsqu’elle a compris que c’était comme ça qu’on faisait les enfants, elle a conclu sur un définitif :
- Ben moi j’aurai pas d’enfants ! C’est nul ce truc maman !
Croyez moi sur parole, les filles, être une maman, c’est un sacré boulot !
Dans la vie, parfois (et même plus souvent qu’on le souhaiterait !) on rencontre des gens qui vous hérisse le poil d’emblée. Qui vous font grincer des dents, qui vous donne de fortes envies d’homicides spontannés. Le type ou la nana pour lequel on ressent cette horrible antipathie nous semble arrogant/nul/grossier/gloussant/glacial/débile etc… sans qu’on sache très bien pourquoi. C’est ce qui m’est arrivé à un diner…qui s’est plutôt mal terminé car j’ai cédé à mon envie de meurtre…virtuel (hein, pas la peine de courir au commissariat de police le plus proche, j’l'ais pas tué, même si l’envie m’a taraudé toute la soirée). Nous voilà donc, Philippe et moi (pour celles qui n’auraient pas suivi, Philippe est mon mari), invités par les amis d’amis qui nous avaient trouvé sympas lors d’un précédent diner et nous avaient invité avec nos amis (euuuuh, je suis claire là ? Mmmmh, pas sûre). Nous étions donc une douzaine (grand diner !) chez eux (que, je rappelle, nous ne connaissions pas très bien). Ils avaient aussi invité leur beau-frère. Le loser arrogant et atrabilaire dans toute sa splendeur. Le genre de type qui vous fait pousser des grifffes et des crocs juste en vous disant bonjour d’un air hautain, tout en vous déshabillant du regard. Bref, tout ce que je déteste. Pendant tout l’apéritif, il a été odieux. Rembarrant sa femme (qui elle, travaille, contrairement à lui), sa soeur et son beau-frère, à tel point que nous étions génés. Lors du diner, il a continué, commençant une dispute d’anthologie à propos d’un obscur bateau dont tout le monde se foutait absolument.
Et là , j’avoue, j’ai craqué. Non non, n’ayez pas de vision de moi, le couteau entre les dents et la fourchette meurtrière, sautant par dessus le gigot haricot vert, ce fut nettement moins physique, mais vu le manque d’humour du type, tout aussi efficace.
« Au fait, Christophe (il ne s’appellait pas christophe, je change le nom par pitié pour sa femme), ais je dis de ma voix la plus mielleuse (celle qui dégouline tellement qu’il faut une éponge), est ce que tu connais de l’histoire de Gary Grant, Robert Redford et Christophe, qui montent au paradis ? »
Il m’a regardé de cet air méprisant qu’il pensait probablement faire distingué et paf, est tombé dans le piège, les deux pieds joints.
- Christophe, tu veux dire moi ? Moi qui monterait au paradis ?
- Oui, toi, Robert Redford et Gary Grant.
- Non, je ne la connais pas.
- Ben c’est GG, RR et Christophe qui meurent et se présentent devant Saint Pierre. Saint Pierre ouvre un grand livre, et dit à GG « Vous avez été un immense acteur, vous avez eu les plus belles femmes du monde dans les bras, mais vous n’avez pas été fidèle, alors vous devez passer quelques temps au purgatoire, allez porte 1″. GG obéit, il ouvre la porte 1 devant les deux autres et horreur, devant lui, la mère denis. Deux cent dix ans, des verrures partout, une demi-tonne. Une grosse voix s’élève alors et dit « GG, en punition de vos péchés, vous êtes condamné à faire l’amour à cette femme pendant deux cents ans.
Et Baoum ! La porte se referme.
Christophe et RR se regardent, pas très rassurés et RR s’approche. Saint Pierre regarde son livre et dit « RR, vous avez eu les plus belles femmes du monde dans vos bras, mais vous n’avez pas été loyal, allez chambre 2.
RR va chambre 2 et ouvre. Horreur, c’est la petite soeur de la mère Denis, 209 ans, verrues, etc… La voix s’élève et dit « RR en punition de vos péchés, vous êtes condamné à faire l’amour avec cette femme pendant deux cent ans. »
C’est au tour de Christophe, un peu tremblotant, qui se présente devant Saint Pierre. Saint Pierre regarde son livre et dit : Vous n’avez pas eu les plus belles femmes du monde dans vos bras, vous avez été fidèle (normalement je devais ajouter parce que vous n’aviez pas le choix, mais je l’ai pas dit, j’ai été mignonne, toujours à cause de la femme) allez chambre 2013.
Christophe y va, pas très content, parce que c’est loin. Il ouvre la porte et qui il voit, éblouit : Marilyn Monroe, vingt ans, somptueuse, splendide. A ce moment, une grosse voix dit : Marilyn Monroe, vous avez eu les plus beaux hommes du monde dans vos bras mais vous n’avez pas été loyale, vous êtes condamnée à faire l’amour avec Christophe pendant deux cent ans ! »
Inutile de vous dire que tout le monde a éclaté de rire à une exception près. Le fameux Christophe (je rappelle que nous étions au milieu du diner) a lancé sa serviette sur la table, a dit que puisqu’il n’était pas apprécié à cette table il ne voyait pas de raison de rester et est parti !
En laissant sa femme. Qui s’est excusée trois millions de fois (en fait, je faisais de même en même temps, alors c’était à celle qui parlerait le plus vite) et a filé derrière lui.
Je me suis excusé encore trois autres millions de fois auprès de nos hôtes, super ennuyée, même si j’étais contente que l’abruti se soit tiré, mais bon, c’est tout de même un peu génant ce genre de situation. Philippe n’était pas très content et m’a fait les gros yeux pendant toute la soirée. Glurps ! Cela dit, une fois débarassé de l’andouille, nous avons passé une excellente soirée. Et ces amis nous ont même réinvités (ouf !) mais sans le Christophe (ouf ouf !).
Comme quoi on ne sait jamais comment les gens vont réagir dans la vie ! Cela dit je préfère qu’on vive au vingt et unième siècle. Au 14ème, cet abruti aurait été capable de me provoquer en duel !